‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 133 sur 412 · Biot, C. R. Acad. Se, t. CXLIX, 1909, p · texte numérisé non relu

Biot, C. R. Acad. Se, t. CXLIX, 1909, p

3. Yakimoff, Zeitschr. f. Infekt. krankh. d. Haustiere, t. Il, 1907.

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ce fait et mis en évidence son importance. Jamais, disent-ils, un rat, qui est débarrassé d'une première infection, n'en contracte une nouvelle, quelle que soit la dose de sang à trypan. inoculée dans le péritoine. Cette règle a été confirmée par nous d'abord, puis par Jiirgens et Francis. Elle souffre quelques exceptions.

Ainsi, sur une trentaine de rats que nous avons suivis avec soin à cet égard, deux seulement ont montré une nouvelle infection à la suite d'une deuxième inoculation de sang à trypan. Francis a également constaté 2 exceptions à la règle : il s'agissait dans les deux cas de rats ayant eu une première infection, le premier par voie stomacale, le second par voie buccale.

Tous ces faits exceptionnels n'empêchent pas la généralité de la loi posée par Rabinowitsch et Kempner. Une première infection, fût-elle de deux jours seulement et caractérisée par la présence de très rares trypan. dans le sang, confère aux rats l'immunité active. Cette immunité est absolue. Nous avons reconnu en effet * que tout le sang d'un rat guéri d'une infection à Tr. Leivisi n'est pas infectant pour un autre rat; la saignée du rat peut même être faite le lendemain du jour où, pour la première fois, on n'a plus constaté de trypan. à l'examen microscopique.

D'après Manteufel -, cette disparition complète des parasites, qu'il a aussi observée pour les rats domestiques, n'existe pas chez les rats sauvages; ils conservent de rares parasites dans leur sang et ils sont ainsi dans un état de tolérance vis-à-vis des trypan.

Manteufel a cherché à préciser la durée de l'immunité : elle est variable, mais toujours inférieure à un an, quelque soin qu'on prenne de la renforcer.

Les rats issus de femelles immunisées ont-ils V immunité? . — Une femelle immunisée par nous a eu deux portées successives : l'unique survivant de la première a résisté à toutes les inoculations; en revanche, les 8 rats de la seconde portée se sont montrés aussi sensibles que des rats neufs. Tous les petits de deux autres femelles se sont montrés sensibles. Enfin, de deux petits d'une quatrième femelle immune, l'un a résisté à une première inoculation, mais a pris, à la seconde, une infection très intense; l'autre a été sensible à la première inoculation. Ces quelques faits indiquent que l'immunisation par voie placentaire et par lactation est exceptionnelle, si elle existe réellement.

Nous avons constaté également que la substance agglutinante ne traverse pas le filtre placentaire.

Francis a vu de son côté, en infectant 5 femelles pleines, que les

1. Laveran et Mesnil, C. B. Acad. Sciences, t. GXL, 27 mars 1905, p. 831.

2. Manteufel, Arb. a. Kaiserl. Gesundheitsamte, t. XXXIII, f. I, nov. 1909, p. 46.

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petits, nés sans infection sanguine, n'ont pas une résistance particulière à une inoculation subséquente.

Vimmunité du cobaye, après une première infection, ne paraît pas s'acquérir aussi facilement que celle du rat ni, en tous cas, être aussi solide. Ainsi, sur 4 cobayes, 2 ont supporté les inoculations, autres que la première, sans montrer à nouveau des trypan. dans le sang; mais deux autres ont eu une nouvelle infection à la troisième inoculation. Ces observations sont trop peu nombreuses pour qu'il soit possible de conclure.

MÉCANISME DE l'immunité ACTIVE. — Quc deviennent les trypan. injectés dans la cavité abdominale d'un rat immun? Ils n'apparaissent que très exceptionnellement dans le système circulatoire et, dans ces cas, leur présence y est tout à fait passagère et ils y sont en très petit nombre. La destruction des trypan. a donc lieu dans la cavité përitonéale même.

Le temps au bout duquel tous ces flagellés ont disparu est variable. Chez les gros rats qui ont déjà reçu plusieurs inoculations, il suffit souvent d'une heure et môme moins pour la destruction complète de tous les trypan. contenus dans 1/2 ou 1 ce. d'un sang très riche (1 trypan. pour 3 hématies).

Quel est le mécanisme de cette destruction? Pour s'en rendre compte, on retire de la cavité péritonéale des rats, au bout de temps variables, de l'exsudat que l'on examine en gouttes pendantes. Jusqu'à disparition complète, on constate que tous les trypan. de la cavité péritonéale gardent leur mobilité, qu'ils conservent leur forme et restent bien isolés. Pour faire cette dernière observation, il est indispensable d'observer la goutte aussitôt après qu'elle a été retirée du péritoine, car, en quelques minutes, les trypan. forment de petits amas ; les humeurs des rats immunisés sont en effet agglomérantes; mais, dans nos observations, le phénomène s'est toujours présenté avec peu d'intensité (voir paragraphe 4).

L'exsudat retiré contient un grand nombre de leucocytes, environ deux tiers de polynucléaires et un tiers de mononucléaires. On est frappé de ce fait que les trypan. sont souvent comme collés par une de leurs extrémités à un leucocyte. Enfin, on observe fréquemment des trypan., ayant tous leurs caractères de vitalité, en train d'être engloblés par des leucocytes (pour les détails du processus, voir chapitre Vil).

Ces observations, faites au moment même où l'on retire l'exsudat du péritoine, peuvent être poursuivies en goutte pendante. Les englobements des trypan. se continuent en effet sans interruption si l'on met la préparation sur la platine chauffante du microscope, et, après 1-2 heures d'arrêt, si l'on observe à 15-20". A 37°, on se rend compte de la rapidité aveclaquelle se fait l'englobement d'un trypan. ;

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il y a d'abord simple adhérence du parasite au globule et il arrive alors que très souvent le try pan. se dégage. Mais, d'autres fois, c'est le leucocyte qui a le dessus; il envoie des sortes de tentacules tout autour du trypan.; celui-ci est alors ramené en quelques minutes vers la masse centrale du leucocyte et on le voit rapidement se déformer et se confondre dans la masse plus ou moins granuleuse du leucocyte où il est bientôt impossible de le distinguer (voir (ig. XXIX, p. 137, qui représente des étapes successives, à intervalles de 5 minutes, de l'englobementd'un trypan. par un leucocyte). A 15- 'Èi)", les englobements se font de même, mais avec une beaucoup plus grande lenteur (les stades A sont très fréquents ; le cône peut être beaucoup plus allongé).

L'englobement des trypan. par les leucocytes est le seul mode de destruction que nous ayons observé dans les cas d'immunité active, et nous n'hésitons pas à considérer ce processus comme le seul existant.

Manteufel, qui a repris récemment cette question, a vu aussi des trypan. très vivants englobés par des leucocytes; et il reconnaît que, dans les cas de faible immunité, il n'a pas pu observer de destruction extracellulaire. S'il en a vu dans les cas de rats hyperimmunisés. il n'y a là rien d'étonnant et il eût été au moins nécessaire de « préparer » le péritoine.

Nous avons voulu nous rendre compte, sur des préparations colorées, de la façon dont s'effectue la digestion des trypan. par les leucocytes. Nous n'avons pas été aussi heureux qu'avec les exsudais péritonéaux des cobayes. Il est probable que la destruction des trypan. se fait très vite'; déjà, les observations d'englobement in vitro prouvent que le parasite est rapidement déformé; sans doute, son protoplasme est rapidement digéré et il ne reste plus que le noyau et le centrosome. On observe en effet fréquemment dans les leucocytes, particulièrement dans les mononucléaires, des boules de chromatine, souvent une grosse associée à une petite, que nous interprétons comme provenant d'un trypan.

Les meilleurs résultats que nous ayons obtenus l'ont été en réalisant de la phagocytose in vitro; on mélange en goutte pendante de l'exsudat (obtenu en injectant 24 heures avant, dans le péritoine, du bouillon frais) d'un rat immun et du sang à' trypan. ; en faisant des frottis quelques heures plus tard, nous avons observé quelques débuts d'englobement.

1. En ajoutant du bleu de méthylène ou mieux du rouge neutre à une goutte pendante, on est frappé du. nombre considérable des inclusions leucocytaires qui se colorent; mais ce n'est que deux ou trois fois seulement que nous avons vu des trypan. englobés et encore reconnaissables par leur forme, se colorer dans les leucocytes par le rouge neutre.

Delanoë a étudié le mécanisme de l'immunité active chez les souris guéries d'une infection à Tr. Lewisi et ayant supporté ensuite, sans présenter de nouvelle infection, 4 à 5 injections de sang de rat, ou mieux de souris, riche en trypan.

Quelques minutes après l'introduction du virus dans le péritoine, les trypan. sont agglutinés; parfois même leurs mouvements sont moins vifs. Mais on n'observe jamais de destruction extracellulaire.

La phagocytose, qui commence déjà 2-3 min. après l'injection, est au maximun au bout de 10-20 minutes.

Peut-on obtenir l'état d'immunité active des rats sans passer par l'infection? Nous verrons, dans le paragraphe suivant, qu'un certain nombre de rats dont l'infection a avorté grâce à l'emploi préventif d'un sérum spécifique, se sont montrés réfractaires à une deuxième inoculation; mais presque tous ces rats, à la suite de l'moculation sang à trypan. + sérum préventif, avaient montré une légère infection.

Novy' a réussi à vacciner des rats en leur injectant à plusieurs reprises (3 fois ou plus), à intervalles de deux jours, des cultures plasmolysées de Tr\ Lewisi : cultures diluées dans l'eau distillée et dialysées dans des sacs de collodion. Les rats ainsi préparés ne s'infectent pas quand on leur inocule une petite dose de sang virulent. On a encore un effet préventif en inoculant simultanément et séparément le virus et la culture plasmolysée et en répétant cette dernière injection au bout de 24 heures.

Novy a émis la supposition que la substance immunisante est de nature soluble; il n'en a pas encore apporté la preuve.

Avec du sang parasité traité par l'eau distillée, Manteufel a obtenu une demi-immunité. On obtiendrait, d'après lui, de meilleurs résultats avec les mélanges virus-arsénophénylglycine.

§ 7. — Immunité passive. — Essais de traitement.

C'est à Rabinowitsch et Kempner que l'on doit cette importante découverte que le sérum des rats qui ont reçu plusieurs injections de sang à trypan. est doué de propriétés préventives. Dans leurs expériences, 1 ce' de sérum injecté à des rats soit en même temps que du sang à trypan., soit 24 heures avant, soit 24 heures après, les préservait de toute infection, alors que les témoins prenaient une infection de courte durée (4 à 7 jours). Les sérums de rat neuf, de rat immunisé passivement, de hamster infecté de trypan. (du hamster), et de chien se sont montrés dépourvus de toute

1. NovY, Proc. Soc. for exper. Biol. a. Med., t. IV, 1907, p. 42.

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propriété préventive. Il en a été de même des émulsions de cerveau, de rate, de moelle des os et de foie des rats dont le sérum était préventif. Cette dernière constatation est intéressante; elle crée une forte présomption en faveur de l'origine leucocytaire de la substance préventive; nous avons vu, en effet, que les trypan. sont détruits et digérés par les leucocytes.

Quant au mécanisme de cette immunité passive, Rabinowitsch et Kempner émettent l'hypothèse tout à fait invraisemblable d'une action antitoxique. Tr. Lewisi, si peu pathogène, est certainement le dernier parasite pour lequel on songerait à une action toxique.

Nous avons repris les expériences de Rabinowitsch et Kempner et nous avons reconnu, comme eux, les propriétés préventives du sérum des rats immunisés contre le Tr. Lewisi K Toutes nos expériences ont été faites avec de jeunes rats de 30 à 125 grammes. Chez ces rats, on a toujours des infections longues et intenses avec 3 périodes bien nettes pour l'évolution du parasite. On peut donc, avec la plus grande facilité, reconnaître la perturbation que jette dans cette évolution parasitaire l'introduction d'un sérum, alors même qu'il n'empêche pas toute infection.

Dans nos expériences de contrôle, nous avons employé, à la place du sérum spécifique, du sérum de divers animaux, rats neufs, mouton, lapin, cheval, poule. Employés, en mélange avec le sang à trypan., à des doses allant de Occ, 5 à 1 ce, 3, les divers sérums neufs n'ont amené aucun changement dans la marche de l'infection.

Quant aux sérums spécifiques, leur action a été variable avec le rat dont ils provenaient, et surtout avec le nombre d'injections qu'avait reçues ce rat. Généralement, le sérum de rats, ayant reçu au moins 5 inoculations de sang à trypan., s'est montré actif à la dose de 1/2 ce. (injecté en mélange avec les trypan. dans la cavité péritonéale); dans ces conditions, les trypan. n'apparaissaient pas dans la circulation et ils disparaissaient du péritoine au bout d'un temps variant de quelques heures à quarante-huit heures, sans qu'il s'y produisît le moindre développement. Notre sérum le plus actif provenait de rats dont l'un avait reçu 13 inoculations, l'autre, 10 inoculations.

Le sérum du premier de ces rats était actit, en mélange, à la dose de 0 ce, 1 ; mais, c'était évidemment la dose minima, car les trypan. inoculés ont mis plus de vingt-quatre heures à disparaître du péritoine et le rat a eu pendant 4 jours une très légère infection sanguine. A la dose de 1/4 ce, l'infection sanguine était évitée et les

1. Francis indique en quelques lignes qu'il a aussi confirmé la découverte de Rabinowitsch et Kempner. Novy a vu que le sang des rats hyperimmunisés par les cultures plasmolysées protège, à la dose de 0 ce, .5, contre une injection simultanée et séparée de sang infectieux.

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trypan. ne mettaient que quatre heures à disparaître du péritoine.

Le sérum agit encore quand il est injecté sous la peau, en même temps que les trypan. sont injectés dans le péritoine; mais, dans ces conditions, malgré une dose plus forte employée, le résultat est lent et on n'éyite pas une légère infection. Injecté vingt-quatre heures après les trypan., le sérum réussit à enrayer une infection commençante, à condition de l'employer à dose massive (1 ce.) ; la disparition des trypan. n'est pas non plus immédiate. Des expériences nous ont aussi montré qu'inoculé vingt-quatre heures avantles trypan., le sérum empêche l'infection, mais à condition encore d'employer des doses un peu plus fortes qu'en mélange.

Nous avons également employé le sérum en injection inlra-péritone'ale au lieu de sous-cutanée, et à la dose de 1 ce, vingt-quatre et quarante-huit heures après le début de l'infection; dans tous ces cas, en vingt-quatre heures, l'infection sanguine était enrayée: quelquefois pourtant, il y avait une poussée ultérieure très passagère.

On peut considérer ces derniers résultats comme des guérisons plutôt que comme des préventions; car, au bout de quarante-huit heures surtout, les trypan. étaient déjà nombreux dans le sang et en voie de multiplication abondante dans le péritoine.

Chauffé une demi-heure ou trois quarts d'heure à bS'^ et même à 64°, le sérum conserve encore des propriétés préventives. Mais on remarque qu'il faut donner de plus fortes doses et que la destruction est moins rapide. Le sérum a donc perdu, aux températures de 58-04°, une partie de son action; nous pouvons évaluer à la moitié environ de ce qu'elle était avant chauffage, la force d'un sérum chauffé à oo-'J8" ; après chauffage à 64°, l'activité est encore beaucoup moindre.

MÉCANISME DE l'immunité PASSIVE. — - Nous avons vu, dans le paragraphe 4, que in vitro le sérum spécifique est toujours agglutinant, rarement paralysant, jamais microbicide. En règle générale, il y a parallélisme entre les pouvoirs agglutinant et préventif des sérums; nos sérums paralysants se sont montrés les plus actifs préventivement.

Ces propriétés agglutinantes et paralysantes jouent-elles un rôle dans l'immunité passive? On peut déjà en douter a priori si l'on remarque que :

1° La chaleur agit très inégalement sur les pouvoirs agglutinant et préventif; le premier n'est sérieusement touché qu'au delà de 58", mads il a complètement disparu à 64°; le second, quoique déjà réduit au moins de moitié à 58", persiste encore en partie à 64°;

2° Des sérums neufs très agglutinants (poule, cheval) n'ont aucun pouvoir préventif, alors que le sérum spécifique chauffé à 64°, c'està-dire dépourvu de toutes propriétés agglutinantes, est encore préventif.

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L'étude détaillée de ce qui se passe dans la cavité péritonéale va prouver que l'immunité passive n'est nullement d'ordre humoral, mais d'ordre cellulaire. En retirant de l'exsudat à des heures variées, depuis le moment de l'injection jusqu'à celui de la disparition complète des trypan. et l'examinant, partie en gouttes pendantes, partie en préparations fixées et colorées, on constate que les trypan. ne sont jamais altérés en dehors des cellules (on observe seulement une légère agglutination, mais elle est aussi développée quand an emploie des sérums neufs, nullement préventifs, tels que le sérum de mouton).

On observe les faits que nous avons déjà décrits à plusieurs reprises : accolement des trypan. aux leucocytes, englobemcnt de trypan. bien vivants; on peut observer toutes ces phases en goutte pendante.

L'examen des préparations colorées est moins instructif; comme dans les cas d'immunité active, la destruction des trypan. doit être extrêmement rapide et l'on ne retrouve guère que des restes chromatiques, à la vérité très abondants, dans les leucocytes mononucléaires et aussi, quoique plus rarement, dans les polynucléaires de l'exsudat ^ L'immunité passive est donc encore d'ordre phagocytaire. Dans l'immunité active, comme dans l'immunité passive, il paraît y avoir stimulation leucocytaire.

Les résultats, opposés à certains égards, de Manteufel sont susceptibles des mêmes remarques que nous avons faites à propos de ses constatations concernant l'immunité active. Nous avons déjà signalé que les sérums très actifs sont paralysants à forte dose ; il faut donc se mettre à l'abri de cette cause d'erreur dans l'interprétation des résultats.

Chez la souris, si l'on réalise l'immunité passive vis-à-vis du Tr. Lewisi, on observe les mêmes processus phagocytaires (Delanoë).

Essais de traitement. — Nous avons essayé, avec nos sérums préventifs, d'agir sur l'infection à trypan. lorsqu'elle est parvenue à la période d'état. Déjà, avant nous, Rabinowitsch et Kempner avaient tenté, sans succès, de résoudre le même problème.

Nous avons agi sur des rats infectés depuis plus ou moins longtemps, du huitième au cinquante et unième jour; tous avaient de nombreux trypan. dans le sang; chez aucun, l'infection n'était dans la période de décroissance.

Certains rats ont reçUj en plusieurs injections, jusqu'à A ce. de sérum de rats immunisés. Des témoins recevaient les mêmes doses de sérum de rats neufs.

Les résultats obtenus ont été très inconstants. Chez certains, le

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