Deux tiers de polynucléaires, un tiers de mononucléaires
nombre des trypan. diminuait dans le sang immédiatement après l'injection et les parasites disparaissaient en quelques jours; chez d'autres, il y avait une baisse passagère des trypan. suivant l'injection; entre lame et lamelle, les flagellés avaient des mouvements ralentis, quelquefois ils montraient une tendance à l'agglutination; la baisse ne persistait pas.
Enfin, chez la moitié des rats traités, nous n'avons noté aucune action antiparasitaire, malgré l'injection de 4 ce. de sérum de rats immunisés, dans quelques cas. L'action du sérum de rats neufs a toujours été nulle.
Il y a donc, dans certains cas, une légère action du sérum; mais nous n'avons pas pu agir à coup sûr, ni rapidement. Manteufel a constaté aussi que le sérum n'avait qu'un faible effet curalif.
Nous avons essayé, sans succès, de traiter nos rats avec l'arsénite de sodium, le trypanrot et le sérum humain, dont l'action est si nette dans les trypanosomiases animales. Depuis, Mesnil a essayé l'action de diverses couleurs de benzidine, de l'atoxyl \ de l'émétique et, avec Lebœuf, d'un sérum de cynocéphale très actif sur les trypan. du type Brucei, également sans succès. Un seul médicament s'est montré jusqu'ici actif, c'est l'arsénophénylglycine d'Ehrlich, ainsi que l'a établi Wendelstadt-; à la dose de 5 à 10 mgr., tous les rats sont guéris d'emblée.
Une race résistante à ^0 mgr. d'arsénophénylglycine a pu être constituée à l'Institut d'Ehrlich et gardée pendant 2 ans. C'est avec celte race que Gonder a pu traiter le problème du sort des races résistantes chez l'hôte invertébré (voir chapitre IX, p. 216) : nous avons vu que les races perdent leur résistance au cours de leur évolution chez le pou du rat, alors qu'elles la conservent en cultures ou par passages par rat.
L'immunisation passive est-elle durable? — Les rats, qui ont évité l'infection à trypan., grâce au sérum préventif, ont-ils acquis une immunité solide? Nous avons inoculé tous nos rats à immunité passive, dans la seconde semaine qui a suivi l'expérience, avec du sang à trypan. La moitié environ se sont montrés réfractaires; les autres ont contracté une infection, mais elle a toujours été courte et légère.
De plus, nous avons noté, chez la plupart de ces rats, que les trypan. du sang, au cours de l'infection, montrent, entre lame et lamelle, ou en goutte pendante, une tendance manifeste à l'agglutination; quelquefois, il se forme des rosaces d'un petit nombre d'éléments. Nous en avons déjà parlé plus haut. La substance agglu-
1. Manteufel (l. c.) a vu l'infection des rats guérir à la suite de 2 injections de « vieil » atoxyl. Ce résultat n'a pu 6tre reproduit depuis.