Manca, Soc. de Biologie, 10 mars
4. J.-H. Ashworth et Mac Gowan, Joiirn. ofPath. a. Bacter., 1909, t. XIII, p. 437. — J. Ritchie, eodein loco.
.H. KUNSTLER, c. R. Acad. sciences, t. XGVII, 1883, p. Wi.
G. KuNSTLER, Bull, scienlif. France et Belgique, t. XXXI, p. 200.
tiers de la longueur du corps proprement dit. En avant, on distingue aussi un flagelle, au moins aussi long que le premier, mais qui ne paraît pas être en continuité avec la membrane ondulante. Au voisinage de l'extrémité antérieure, on distingue un petit grain ovale. C'est le seul détail de structure interne que représente Kunstler.
D'après cette figure, il s'agirait plutôt d'un trypanoplasme que d'un trypanosome.
« Il est d'une rareté telle, nous écrivait M. Kunstler, que je ne l'ai trouvé que dans quelques indi^vidus sur plusieurs centaines peut-être que j'ai eu l'occasion d'examiner. »
Rappelons que nous avons obtenu, avec le Tr. Lewisi, une infection à forme abortive chez le cobaye.
§11. — Trypanosome de l'acouchy.
Tr. acouchii Brimont.
Ce trypanosome a été découvert par Brimont à Saint-Laurent du Maroni, Guyane française, dans le sang d'un acouchy {Myoprocta acoucliy ErxL), rongeur vivant à l'état sauvage, mais pouvant s'apprivoiser.
Fiff. XLII.
Tr. acouchh Brimont.
A gauche, cinq Tr. agouchii; à droite, pour comparaison, trois Tr. Leivisi (dessins de Delanoë) x 1 300 diamètres.
L'acouchy examiné avait d'assez nombreux trypan. du type de Tr. Lewisi^, ayant sensiblement les mêmes dimensions, en ditïérant surtout en ce que la membrane ondulante est plus plissée. Les figures ci-contre, extraites des notes de Brimont, donnent une idée de la morphologie de ce trypanosome.
L'inoculation au cobaye et au rat s'est montrée négative ^
1. Brimont, Soc. Biologie, 18 juill. 1909 (t. LXVII, p. !09) et 9 mars 1912.
.§ 12. — Trypanosome de l'écureuil de l'Inde {Sciurus palmarum). Tr. indicum Lûhe.
Nous avons pu faire une étude précise de la forme adulte de ce trypanosome, grâce aux préparations que le D"" Donovan, de Madras, a eu l'obligeance de nous envoyer ^
De 11 écureuils examinés en août 1903, 2 seulement étaient parasités; chez l'un, les trypanosomes étaient non rares, chez l'autre rares. Le trypanosome de l'écureuil est très voisin du Tr. Lewisi. Sur les prépai^ations qui nous ont été envoyées, il n'existait que des formes analogues à ce que nous appelons, chez le Lewisi, formes adultes minces; nous n'avons pas vu une seule forme en voie de division.
La forme générale du corps (fig. XLI, 3) est la même que chez le Lewisi; l'extrémit'' postérieure est un peu moins longue; le centrosome est également gros et saillant; la membrane ondulante a son bord presque droit; comme chez le Lewisi, et au contraire des trypanosomes du groupe Brucei, elle est peu plissée. Le noyau est situé plus près du milieu du corps que chez le Lewisi où sa position est nettement antérieure. La longueur totale, flagelle compris, est de 18-20 a; elle est un peu moindre que chez le Lewisi. La figure XLI, 3, donne une idée assez exacte du trypanosome de l'écureuil de l'Inde pour qu'une description plus longue soit inutile.
§ 13. — Trypanosome du spermophile.
Tr. spermophili Laveran.
Dans le même travail où il parle du trypanosome du hamster, Chalachnikow dit (p. 88) avoir trouvé, dans le sang des Spermophi lus miisiviis et guttaliis du gouvernement de Chersou (Russie méridionale), un trypanosome qu'il regarde comme identique morphologiquement aux trypanosomes des rats et des hamsters. Il mesure environ 1 a de large, sur 30 à iO a de long et plus. Il vit dans le bouillon et l'eau physiologique à 0. 6 p. 100 pendant six jours. 12 p. 100 des spermophiles étaient parasités.
Grimer a trouvé que les spermophiles {Sp. Eversmanni) du Gouvernement de Iakoutsk (Sibérie) étaient infectés de trypanosomes 12 fois sur 32. Le trypanosome décrit par Grunerestdu typeLew/s/; d'après l'auteur, il serait un peu plus long et plus mince que Tr. Lewisi-.
1. ])"auln>s préparations du mùmo trypanosome ont été adressées en liJIO à M. Laveran par M. Gainger du Punjah veterinary Collège de Lahore.
2. G.-A. GniJNEii, Arcli. des Se. vétér. (en langue russe), 1910, t. IX. p. 1193.
Laveran et Mesnil. — Trypanosomes et Trypanosomiases. 21
Watson a trouvé au Canada chez un écureuil, Citellus Richardsoni, un trypanosome qu'il a décrit sous le nom de Tr. citelli K Ce trypan. qui est du type Tr. Lewisi est probablement de même espèce que Tr. spermophili ou Tr. otospermophili.
§ 14, — Tifypanosome d'un écureuil de Californie. Tr. otospermophili Wellman et Wherry.
Wellman et Wherry ont trouvé chez un écureuil de Californie : Olospermophilus Beecheyi, un trypanosome du type Tr. Lewisi qu'ils ont dénommé Tr. otospermophili. 2 jeunes rats et 1 cobaye ont été inoculés sans succès ^.
§ 15. — Trypanosomes des cliauves-souris. Tr. vespertilionis Battaglia, Tr. megadermœ Wenyon.
En 1899, Dionisi a signalé l'existence d'un trypanosome chez une chauve-souris, le Miniopteriis Schreihersii; il l'a vu fréquemment, tant chez des chauves-souris infectées d'hématozoaires endoglobulaires que chez des saines ^ F. Testi a retrouvé ce trypanosome chez des chauves-souris de TAgro grossetano '*. Sambon nous a dit avoir également constaté sa présence chez des chauves-souris de la Campagne romaine (environs d'Ostie).
Donovan a observé des try.panosomes dans le sang d'une grande chauve-souris frugivore des environs de Madras, Pleropus médius. Les animaux parasités ne sont pas communs.
Laveran a recherché sans succès des trypanosomes chez plusieurs Pleropus médius venant d'Australie.
En 1904, Battaglia a décrit un trypanosome de Vesperugo noclula, sous le nom de Tr. vespertilionis '".
Les frères Sergent ont trouvé chez deux espèces de chauves-souris de l'Afrique du Nord, Myotis murinus Schreber et Vespertilio Kuldi Natterer, des trypanosomes qu'ils ont décrits sous les noms de Tr. Nicolleorum et de Tr. vespertilionis^.
Tr. Nicolleorum mesure 20 à 24 u. de long, sur 1 a, 5 de large,