Gr. Wellman et Wm.-B. Wherry, Parasilology, déc. l'JlO
3. DiONiçi, Atli d. Soc. p. g. Studi délia Malaria, t. I, 1890, p. 14.5.
4. F. Testi, Boll. Soc. Zool. liai., 1902 (cité d'après le Centralbl. f. Bakt., Referate, t. XXXIV, p. 66).
5. M. Battaglia, Annali di mediclna namle, nov. 1901, et Trypanosoina vespertilionis. Extrait des Ricerclie faite nel laboratorio di Anatomia normale délia R. Universita di Roma... 1906, t. XII, fasc. 1.
F). Ed. et Et. Sergent, Soc. de Biologie, 14 janv. 1905.
L'extrémité postérieure est très effilée. Le centrosome est gros. La membrane ondulante ne se distingue pas du corps. Le flagelle a une partie libre. Ce trypanosome a été trouvé chez 10 Vespertilio Kuhli, sur 26 examinés, et chez 7 Myotis murinus sur 35.
Tr. vespertilionis des frères Sergent n'a été observé qu'à l'état frais, il mesure 2o à 30 a de long, sur 6 a de large; il est peu mobile, contrairement au Tr. Nicolleoruin qui est animé de mouvements de translation très rapides; il a été vu chez 2 Vespertilio Kuhli.
Pelrie, dans le comté d'Hertford (Angleterre), a trouvé des trypanosomes chez 3 Pipisirellus pipistrellus, sur 8 examinés. Ces Irypanosomes, plus petits que Tr. Lewisi., mesuraient 16 ix de longsur 1 ix, 50 de large'.
Laveran a trouvé Tr. vespertilionis chez une chauve- souris capturée par M. Roudsky à Saint-Nazaire ; la chauve-souris était de l'espèce P. pipistrellus.
Kisskalt, qui a examiné 40 Vesperugo pipistrellus de la région de Giessen, a trouvé 18 fois un hématozoaire endoglobulaire et 4 fois un trypanosome; dans un cas, les 2 parasites coexistaient^. La forme ordinaire du trypanosome est plus petite que Tr. Lewisi, le centrosome est situé tout à fait en arrière. Kisskalt assimile ce trypanosome à celui de Pétrie.
Bettencourt et França, en Portugal, ont trouvé des trypanosomes chez Vesperugo pipistrellus (2 fois sur 9), chez Vesperugo serotinus (1 fois sur 4) et chez Vespertilio Nattereri (3 fois sur 14) \
D'après ces auteurs, le Tr. Nicolleorum des frères Sergent, les trypanosomes de Pétrie et de Kisskalt et le trypanosome décrit par eux-mêmes en 1905, sous le nom de Tr. Dionisii, doivent être identifiés au Tr. vespertilionis Battaglia ; ils donnent de ce trypanosome la description suivante.
Dans le sang frais, le trypanosome a des mouvements comparables à ceux d'une larve de moustique, il se courbe en rapprochant ses extrémités l'une de l'autre, puis se redresse; les mouvements de déplacement dans le champ du microscope sont assez lents.
Dans les préparations colorées, Tr. vespertilionis a souvent une forme annulaire due à ce que les extrémités se touchent; les deux extrémités sont effilées; le noyau est très rapproché de l'extrémité antérieure, sa forme est ovalaire; le centrosome, volumineux, est presque à l'extrémité postérieure, on diraitparfois qu'il est terminal; la membrane ondulante est étroite et très peu plissée; le flagelle a une partie libre. La longueur totale (flagelle compris) est de 13 à 21 [x,
1. G.-F. Pétrie, Journal of Hygiène, 1905, t. V, pp. 191-200.
2. K. Kisskalt, Centralbl. f. Bakter., I, Orig., 1905, t. XL, pp. 21.3-217.
3. A. Bettencourt et C. França, Société de Biologie, 14 oct. 1905, et Arch. de Clnsl. R. de bactériologie Camara Pestana, 1906, t. 1, fasc. I.
32i TRYPANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES
la largeur de 1 a, 50 environ. Le protoplasme se colore en bleu plus ou moins violacé par le Giemsa, on observe souvent des granulations basophiles et des vacuoles, surtout dans la partie postérieure.
Ch. Nicolle et C, Comte, à Tunis, ont retrouvé chez Vespertilio Kiihli les deux formes de trypanosomes décrites par Ed. et Et. Sergent ^ Ils ont réussi à colorer les grandes formes, vues seulement à l'état frais par ces derniers observateurs, et ils concluent de leurs recherches que les grandes et les petites formes qui s'associent souvent chez les mêmes chauves-souris appartiennent 'à une seule espèce qui est le Tr. vespertilionis Battaglia.
Mettam' a signalé l'existence chez une chauve-souris d'Irlande. Vesperugo pipistrellus, d'un trypanosome du type Tr. Lewisi qui paraît devoir être identifié également à Tr. vespertilionis'^.
Wenyon, au Soudan anglo-égyptien, a constaté l'existence, chez une chauve-souris, Megaderma frons, d'un trypanosome de 40 a de long, qui est par conséquent beaucoup plus grand que Tr. vespertilionis et qui appartient vraisemblablement à une autre espèce. Wenyon a donné une courte description de ce trypanosome sous le nom de Tr. megaderma. Le trypanosome existait chez la moitié des chauves-souris examinées; il est du type Lewisi avec l'extrémité postérieure très effilée ^
Gonder, qui a rencontré, en Istrie et dans l'Italie méridionale, des trypanosomes chez Vesperugo Kuhli et V. pipistrellus et chez Vespertilio noctula et V. Xattereri, pense qu'il s'agissait dans fous les cas du Tr. vespertilionis *.
Gonder distingue des formes femelles, trapues, avec protoplasme cyanophile, et des formes mâles, graciles, avec noyau très allongé.
Cartaya a trouvé dans le sang d'une chauve-souris d'Amérique : Artiheus perspicillatus = Phgllostoma perspicillatum, un trypanosome qu'il a proposé d'appeler Tr. phgllostomœ"^. Il n'est pas démontré qu'il s'agisse d'une espèce nouvelle.
En 1900, Durham avait signalé que. dans le tube digestif d'un Stegomyia fasciata nourri sur une petite chauve-souris du genre Phyllostoma, au Brésil, il avait vu de nombreux trypanosomes **. mais rien ne prouve que ces flagellés provenaient de la chauvesouris.
1. c. Nicolle et G. Comte, Soc. de Biologie, 28 avril 1906, et Arch. de rinst. Pasteur de Tunis, 1908, t. I, p. 09. — W.-L. Yakimoff et N.-K. Yaklmoff, même recueil, 1911, p. 201.