‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 160 sur 412 · M.-S. Sowerby, Journ. of trop, veter. se, oct · texte numérisé non relu

M.-S. Sowerby, Journ. of trop, veter. se, oct

Laveran et Mesnil. — Trypanosomcs et Trypanosomiases. 23

354 TUYPANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES

voyait perler des gouttelettes de sang à la surface de la peau, sans

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traces de piqûres; chez d'autres bovidés, on constata des hémor-

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ragies par les naseaux, par les oreilles ou un écoulement abondant d'un liquide verdâtre par les naseaux.

Dans les cas graves, les animaux succombaient dans les 24 heures qui suivaient l'apparition des symptômes de la maladie*; dans d'autres cas, la maladie se prolongeait pendant 3 à 4 semaines et pouvait alors se terminer par guérison.

Les bœufs dits Madœreesche étaient moins souvent atteints que les bœufs javanais purs et, quand ils étaient atteints, ils résistaient mieux que ces derniers.

L'existence des trypan. a été constatée chez des animaux qui ne paraissaient pas malades, il existe donc des formes latentes.

Schat a observé quelquefois des trypan. en grand nombre dans le sang des bovidés.

On trouvera dans l'ouvrage, déjà cité, de Musgrave et Glegg, des détails intéressants sur l'évolution du surra chez les bovidés pendant l'épizootie des Philippines. Un bœuf est mort en 24 jours.

Plusieurs bovidés ont été inoculés du surra à Alfort par Nocard ou par M. Vallée; l'un d'eux a succombé.

La figure Ll, que nous devons à M. Vallée, reproduit le tracé thermométrique d'un veau inoculé de surra le 4 juillet 1903. Ce veau n'a jamais présenté de troubles apparents. Son sang était encore virulent au mois de février 1904.

Le surra des zébus ou bœufs à bosse est bénin d'après Vryburg; la guérison est la règle '^.

Ghameai x. — D'après Lingard, les symptômes du surra des chameaux sont : fièvre, œdèmes (poitrine, fourreau et scrotum des mâles, mamelles des femelles); ces œdèmes donnent parfois des abcès avec beaucoup de pus. L'anémie augmente progressivement; malgré le bon appétit conservé, l'amaigrissement est continu. Le parasite existe dans le sang seulement au moment des poussées fébriles (jusqu'à 41°). Il y a un léger pourcentage de guérisons.

La durée du surra chez les chameaux est souvent de trois ans, d'où le nom de Tibarsa (trois ans) donné à la maladie; la durée peîit atteindre quatre ans.

Pease, Gaiger et Gleland ont étudié avec soin l'évolution du surra chez le chameau ^.

Eléphants. — L'existence du surra chez les éléphants de l'Inde et

1. Gela ne veut pas dire que le trypanosome du surra peut tuer les bovidés en 2i heures ni môme en quelques jours, mais que la maladie qui était latente peut se traduire tout à coup par des accidents rapidement mortels.

2. A. Vryburg, Rec. méd. vétér., lo mai 1907. Observations faites ù Sumatra.

3. Il.-T. Pease, Journ. of trop, veter. Se, 1906, t. I, fasc. I". — H.-T. Pease et S.-II. Gaiger, même Rec, 1908, t. III, fasc. 4. — J.-B. Gleland, même Rec. 1909.

de Birmanie, signalée dès 1894 par G-H. Evans et Lingard \ est aujourd'hui bien démontrée 2.

La maladie règne dans la Birmanie supérieure et inférieure.

Les éléphants infectés de surra sont tristes et nonchalants; ils restent habituellement au repos, comme endormis; quand ils se meuvent, c'est d'une manière indolente. Les yeux sont ternes, il existe parfois de la conjonctivite. Les muqueuses sont pâles ou légèrement jaunâtres, avec des taches ecchymotiques.

Pendant les paroxysmes fébriles, la température s'élève rarement à 39»; pendant les inicrmissions, elle tombe parfois au-dessous de la normale. Le pouls est rapide et fort pendant les paroxysmes, normal pendant les intermissions, ainsi que la respiration.

L'appétit demeure bon. Les fonctions intestinales ne sont pas dérangées.

Chez les animaux affaiblis par la maladie, on voit apparaître des œdèmes qui siègent à la face, à la partie inférieure de la paroi abdominale, au poitrail, et à la partie inférieure des membres.

Les trypanosomes sont souvent en grand nombre dans le sang.

La durée de la maladie est longue; la mort est la terminaison habituelle; on a observé quelques cas de guérison.

Le trypanosome de l'éléphant de l'Inde ne peut pas être distingué au point de vue morphologique du Tr. Evansi'^ et son action pathogène sur différentes espèces animales est la même que celle de ce trypanosome; il ne paraît donc pas douteux que l'épizootie des éléphants de l'Inde doive être rapportée au surra.

D. Bruce et ses collaborateurs de l'Ouganda ont trouvé chez l'éléphant d'Afrique un trypanosome qu'ils ont désigné sous le nom de Tr. elepliantis et qui paraît devoir être 'identifié à Tr. soiidanense *.

Porc. — Baldrey pense que le porc peut servir de réservoir au virus du surra; un porc, inoculé par lui sur un cheval, s'est infecté. Le porc ne paraît pas souffrir de l'infection ''.

Chien. — Le surra a été observé assez souvent, à l'élat d'infection naturelle, chez le chien.

Lingard constate, dans ses rapports successifs, l'existence d'épizooties de surra sévissant sur les chiens de chasse importés d'Angleterre : il a observé de ces épizooties dans l'île de Bombay et sur divers autres points de celte Présidence; il cite l'opinion de

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