‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 175 sur 412 · S.-II. Gaiger, Journ. of trop, vcter. Se, jaiw · texte numérisé non relu

S.-II. Gaiger, Journ. of trop, vcter. Se, jaiw

4. A. Lafont, Ballet, of sleep. sickn. Bureau. 1910, t. II, p. 3.58.

5. A. THiROUxet Teppaz, Ann. Inst. Pasteur, 1910, t. XXIV, p. 334. — S.-H. Gaiger, The Journ. of trop, veter. Se, 1909, t. IV, a" 4. — A.-S. Leese, même Bec, 1910, t. V, faSc. 1 et 3 et 1912, t. VII, n" 1.

Laveran et Mesnil. — ïrypanosomes et Trypanosomiases. 25

jusqu'ici. On ne connaît pas non plus de médicament qui ait des propriétés préventives utilisables dans la pratique. L'acide arsénieux préconisé par quelques observateurs n'a aucune vertu préventive dans les trypanosomiases '.

Les mesures prophylactiques à prendre sont évidemment très différentes suivant qu'il s'agit d'un pays indemne ou d'un pays déjà contaminé.

Plusieurs trypanosomiases ne peuvent être transmises que par des mouches piquantes spéciales à certaines régions du globe, telle la maladie du sommeil qui ne se propage que là où existent les Glossina et en particulier Glossina palpalis; les mouches piquantes susceptibles de propager le surra appartiennent au contraire à des espèces vulgaires, très répandues à la surface du globe; il en résulte que la maladie peut être importée facilement en dehors de ses foyers endémiques. On a vu, dans l'historique, que les exemples d'épizooties de surra importées dans des pays jusque-là indemnes ne sont pas rares et que certaines de ces épizooties, comme celle de Maurice, ont été désastreuses.

Dès 1902, Laveran et Nocard ont attiré l'attention des pouvoirs publics sur les dangers que les maladies à trypanosomes font courir à quelques-unes de nos colonies, en particulier à Madagascar et à la Réunion, et ils ont indiqué les mesures qu'il était urgent de prendre -. Ces mesures s'imposent d'autant plus que l'importation des animaux vivants, d'une région dans une autre région souvent très éloignée de la première, a pris une grande extension.

La première mesure à prendre est évidemment de prohiber l'importation d'animaux provenant de régions infectées. A cet effet il sera nécessaire de dresser une liste de ces régions.

Les animaux importés vivants de régions suspectes seront examinés avec soin et abattus immédiatement, si l'existence d'une trypanosomiase est reconnue.

Un seul examen du sang fait chez les animaux suspects est souvent insuffisant pour déceler la trypanosomiase ; il sera donc nécessaire, dans certains cas, de mettre les animaux en quarantaine comme on l'a fait en Australie pour les chameaux venant de l'Inde ^ et à New-York pour des zébus de même provenance.

Mohler et Thompson ont signalé les faits suivants '".

1. D. Bruce, Rapports sur le Nagana, 189o-1896. — A. Laveran et F. Mesml, Trypanosomes et Trypanosomiases, I" éd. 190i, p. 17.5. — A. Laveran et A. Thi- ROUX, Acad. des Se, 30 sept. 1907, et Ann. Inst. Pasleur, 1908, t. XXII, p. 111.

2. A. Laveran et Nocard, Acad. de médecine, 1" juiil. 1902. — A. Laverax, Prophylaxie des épizooties dues à des trypanosomes, Première réunion internat. d'Agronomie coloniale, Paris, juin 190.5.

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