Minchin, Quart. Joarn. micr. Se, t. LUI, 1909, p
5. Laveran et Mesnil, Arch. f. Protistenk, t. I, 1902, p. 475.
TRYPAN. CHEZ LE VERTEBRE 37
Le petit noyau ou cenlrosome des Irypanosomes est généralement décrit comme une masse compacte de chromatine, plus ou moins volumineuse, quelquefois entourée 4'une auréole claire. La racine du flagelle vient y aboutir; son extrémité, renflée en un petit grain, se trouve soit à. la périphérie de la vacuole, soit au contact de la masse principale.
Une étude plus minutieuse par les méthodes d'Heidenhain et dérivées, a conduit à considérer cet appareil comme un véritable noyau. Rosenbusch, en particulier, considère la masse chromatique comme le caryosome d'un noyau correspondant à la vésicule que nous avons signalée, mais dont les contours sont difficiles à mettre en évidence; parfois on remarque un fin réseau dans la vacuole. En somme, on a là un noyau, dégradé à certains égards, ou plutôt évolué dans un sens particulier.
La masse chromatique apparaît toujours plus volumineuse dans les préparations fixées sèches au Romanowsky que par les autres méthodes. Minchin voit là un surdépôt de couleur. On peut aussi bien interpréter les faits en supposant que la méthode bleu-éosine teinte, en plus du caryosome proprement dit, la chromatine diffuse dans la vésicule nucléaire et il peut arriver que le noyau entier apparaisse comme une masse homogène fortement colorée.
Cette masse se colore en violet foncé par les mélanges bleuéosine; sa teinte diffère donc de la teinte lilas du noyau proprement dit; mais par la méthode de Twort, qui est très différentielle, elle se teint en rouge comme le noyau.
Sa taille est assez variable. Elle est, par exemple, toujours plus volumineuse chez les espèces non pathogènes du groupe du Tr. Lewisi que chez les espèces pathogènes du groupe du Ti\ Brucei. Elle manque généralement chez une espèce de ce dernier groupe, Tr. equinum, où existe seul un petit grain qui termine la racine du flagelle. Fait très intécessant, pareille disparition a pu être réalisée expérimentalement, pour les diverses espèces du groupe Brucei et même pour le Tr. Lewisi, par l'injection, chez l'animal infecté, de certaines substances chimiques : oxazine (chlorure de triaminophénazoxonium) et acridine (diphénylméthane).
Ce fait, constaté pour la première fois à l'Institut d'Ehrlich par Werbitzki ' pour le Tr. Brucei, a été contrôlé au même laboratoire par Kudicke - qui Ta étendu au Tr. Lewisi; Laveran, seul, puis en collaboration avec Roudsky ', a fait apparaître des variétés acentrosomiques chez les divers trypanosomes pathogènes, ainsi que chez
1. Werbitzkf, Centralbl. f. Bakter, I. Origin., t. LUI, 1910, p. 303.