PÉCAL'D, Soc. de Biologie, 13 janvier
2. L. Gaz.vlbou, Notes de pathologie exotique, Paris, 1910, p. 46.
3. A. Laver.vn, Ann. del'Inst. Pasteur, 1907, t. XXI, p. 326.
4. G. Bouffard, Ann. de l'Insl. Pasteur, 1907, t. XXI, p. 589, et 1908, t. XXII, p. 15.
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sang- de chèvres infectées par le Tr. Cazalboui, ont montré des parasites dans la circulation, les lapins pendant 1 à 10 jours, les rais 1 jour seulement*. Ce ne sont pas là de véritables infections.
Bovidés. — Chez les bovidés, le début de la maladie est d'ordinaire insidieux. Vers le 2" mois, on constate de l'amaigrissement, des poussées fébriles, du larmoiement intermittent. Chez le zébu, il existe souvent de l'œdème à la partie inférieure du fanon et à la paroi inférieure du thorax; ce symptôme est rare chez les bovidés appartenant à d'autres races.
L'amaigrissement et l'anémie se prononcent de plus en plus. Les animaux qui ont de la fièvre hectique et souvent de la diarrhée s'affaiblissent, leur allure devient lente et traînante.
L'examen histologique du sang permet rarement de constater l'existence des trypan. Chez une vache inoculée à Alfort, la présence des trypan. a été notée cependant à plusieurs reprises au moment des poussées fébriles.
Chez le zébu, la maladie dure de 7 à 8 mois; la durée est plus longue chez les bovidés africains appartenant aux races sans bosse.
D'après Bouffard, la souma peut prendre, chez les bovidés, une forme suraiguë et tuer en moins de 8 jours. Les animaux ont une forte fièvre, avec selles diarrhéiques et hémorragies intestinales; la démarche devient vacillante; enfin les bovidés tombent sur le flanc et meurent. Les trypan. sont nombreux dans le sang.
Pécaud décrit une forme aiguë, une forme suraiguë et une forme lente. La race influe sur le degré de résistance; les bovidés les plus réceptifs sont les zébus dont l'élevage est impossible dans les régions contaminées; les plus résistants sont les bœufs de petites races : n'dama de Guinée, des lagunes du Dahomey et de la Côte d'Ivoire ; race somba du Haut-Dahomey^.
Cazalbou estime à 40 p.#100 la mortalité due à la souma dans les troupeaux d'impôt; d'après Pécaud, la mortalité sur les bovidés serait de 20 p. 100 environ.
Nous résumons l'observation d'une vache qui, à la demande de M. Laveran, a été inoculée de souma à l'École vétérinaire d' Alfort.
Le 26 juillet 1906, M. Vallée inocule à une vache bretonne 20 ce. du sang dune chèvre infectée de souma ; le sang, mélangé à de l'eau physiologique citratée, est injecté sous la peau.
Le 4 août, la vache a une poussée fébrile qui dure quatre jours; la température atteint 40°, 8 (voir le tracé, fîg. LXX). Pendant cette poussée fébrile, les trypan. sont notés comme non rares dans le sang de la vache.
Du 18 au 21 août, la vache a une nouvelle poussée moins forte que la
1. B. Blacklogk, Ann. of trop. ined. a. parasitoL, février 1912.