DÉBUT DU TRACÉ DE TEMPÉRATURE D'UNE CHÈVRE INFECTÉE PAR ÏR. DIMORPHON
0, pas de trypan.; -f- trypan. rares; H — h non rares, 7^, assez nombreux.
Bouet, observé au Dahomey un certain nombre de cas d'infection à Tr. dimorphon du mouton, en signale aussi quelques cas rares chez la chèvre.
Nous avons infecté deux chèvres par inoculation, sous la peau de l'oreille, de sang de rat, avec Tr. dimorphon. L'une d'elles (I) a succombé en 12 jours 1/2 à une infection aiguë. 6 jours après l'inoculation, la température est à 39", 5 ; le lendemain et le surlendemain, à 40'*,6; les jours suivants à 40", 40°, 5, 40°,o, et 39», 5. Les trypan., rares 7 jours après l'inoculation, ont été assez nombreux du huitième jour jusqu'à la mort.
L'autre chèvre (II) a résisté près de 2 ans et a même paru guérie pendant un certain temps. Son observation ne manque pas d'intérêt.
Elle est inoculée le 28 décembre 1903. La maladie a débuté comme chez la chèvre I : forte fièvre, trypan. assez nombreux à l'examen microscopique. Mais ensuite, la température est revenue peu à peu, par une série d'oscillations (voir la courbe ci-dessus, fig. LXXXI), à la normale ^ les trypan sont devenus rares; ils sont vus à l'examen microscopique journalier pendant 1 mois; depuis lors, cet examen a été négatif; mai&
002 TilYPANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES
une souris, inoculée avec 0 ce. 5 de sang de la chèvre pris au bout de 2 mois, et un rat, inoculé avec 2 ce. 5 de sang pris au bout de 3 mois 1/2, s'infectent. L'état général est bon.
Le 14 mai ', un rat inoculé dans le péritoine avec 2 ce. de sang, ne contracte pas d'infection. On suppose la chèvre guérie et, comme elle avait acquis auparavant l'immunité pour le surra, on cherche à contrôler cette immunité par une inoculation pratiquée le 30 juin 1904 de 2 ce. de sang dilué de cobaye à Tr. Evansi (Maurice). La température monte à 40°5 les 8 et 9 juillet; les autres jours, elle est normale.
Des rats inoculés les 5 et 11 juillet, chacun avec 3 ce. de sang, s'infectent assez rapidement; tous les deux montrent une infection à dimorphon, associée chez le second à une infection à Tr. Evansi.
Le 19 septembre, 6 ce. du sang de la chèvre sont partagés entre un rat et un cobaye qui ne sïnfectent pas.
Le 15 octobre, la chèvre est réinoculée sous la peau de l'oreille avec 2 ce. de sang dilué de cobaye à Tr. Evansi (Inde); les 18 et 19, réaction thermique (40°8 et 40°o).
Le 22 octobre, inoculation de 1/2 ce. de sang à une souris : pas d'infection.
Le 29, inoculation de 5 ce. à un cobaye : infection à diinorphon après une incubation de plus de 20 jours.
Le 9 décembre, inoculation de 8 ce. à un cobaye : pas d'infection.
Le 27 janvier 190.5, inoculation de 20 ce. à un chien : infection à dimorphon après une incubation de 19 jours; mort en 46.
Le 31 mars, même inoculation : le chien s'infecte en 14 jours et meurt en 37.
Deux autres inoculations pratiquées les 23 mai et 3 juillet ne donnent pas de résultat, les chiens ayant succombé prématurément.
Le 16 octobre, la chèvre paraît malade; les trypan., nettement du type dimorphon, sont assez nombreux à l'examen microscopique. Ils ont un peu diminué de nombre le lendemain, jour de la mort de la chèvre.
L'animal pèse à ce moment 20 kg; il a une rate de 247 gr.
En somnme, l'animal a succombé en 21 mois 1/2. L'infection était devenue latente et plusieurs fois, le sang, à la dose de quelques cent, cubes, ne s'est pas montré infectant. Cet état d'infection n'a pas empêché l'animal de conserver son immunité pour le surra (une seule fois, 11 jours après la 1'"'' réinoculation de Tr. Evansi, l'inoculation d'épreuve a mis en évidence ce trypan.)
Avec le Tr. dimorphon de Guinée, (i. Martin, à l'Institut Pasteur, a inoculé un bouc et une chèvre; le bouc, ramené de Guinée, était déjà guéri d'une trypanosomiase. Les deux animaux ont contracté une infection à forme légère qui a duré au moins 3 mois (le premier mois, des trypan. ont été vus à plusieurs reprises à l'examen direct). Après guérison, Mesnil les a réinoculés avec le Tr. dimorphon de lu même provenance; les 2 animaux se sont encore infectés; le bouc a