‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 251 sur 412 · Toute cette partie de l'observation est restée inédite · texte numérisé non relu

Toute cette partie de l'observation est restée inédite

INFECTIONS DUES ALI TRYPAN. UIMORPHON 603

guéri; mais la chèvre est morte 26 jours après sa réinoculation; le jour de sa mort, le sang renfermait de nombreux Tr. dimorphon.

Parallèlement à ces 2 caprins, G. Martin a inoculé, avec le Tr. dimorphon type (de Gambie), un moulon ramené également de Guinée, guéri de sa trypanosomiase. Ce mouton s'est réinfecté : des trypan. ont été vus plusieurs fois à l'examen direct les deux premiers mois, la maladie a duré au moins 3 mois. Après guérison, ce moulon a été réinoculé par Mesnil avec le même virus-type. Il s'est encore réinfecté : de rares trypan. ont été vus à deux reprises dans son sang qui est resté infectant au moins deux mois.

Le Tr. dimorphon et le virus de Guinée qui lui est assimilé se sont donc, dans ces expériences, comportés de la même façon. Contrairement à la règle pour les trypanosomiases des chèvres et des moutons, la guérison n"a pas conféré l'immunité. Il n'en est pas toujours ainsi.

Deux moutons inoculés par Laveran de Tr. dimorphon., après guérison d'une infection par le Tr. Pecaudi et immunité constatée voir ch. xxvi), se sont infectés et ont guéri : l'un deux n'avait pas l'immunité pour le Tr. dimorphon (il a pu être réinfecté 2 fois), mais l'autre s'est montré immun dès sa première guérison ^

Un moulon mâle, inoculé dans le péritoine par Thomas et Breinl, a succombé en 84 jours. Du 16'' jour jusqu'à la mort, les trypan. ont été présents à l'examen direct; ils ont même été assez nombreux du 'ÈQ'^ au 33° jour (10 à 40 par chainp).

Il convient de citer à part un mouton, ramené de Guinée par G. Martin et qui paraissait guéri de son infection (5 ce. de sang n'infectent plus le cobaye). Atteint de clavelée, ce mouton a présenté une rechute de trypanosomiase des plus caractérisées (pendant un mois, périodes avec nombreux trypan. dans la circulation, séparées par des crises); le mouton a succombé.

Porcs. — D'après les observations de G. Martin en Guinée, la trypanosomiase se manifesterait chez le porc par de l'abattement, de l'amaigrissement, de la voussure de la colonne vertébrale. A la fin de la vie, l'animal marche la tête basse et en titubant; il présente du tremblement et de la paralysie du train postérieur. L'appétit est conservé jusqu'au dernier moment.

Dans d'autres cas, la mort Survient presque subitement; sans qu'aucun symptôme l'ait fait prévoir.

Chiens. — C'est encore G. Martin qui le premier a signalé les infections naturelles du chien dues au Tr. dimorphon. Depuis, de pareilles infections ont été signalées dans toutes les régions où sévit le Tr. dimorphon, en particulier dans la vallée de la Haute Voila noire (Bouffard et Dupont).

I. Laveran, C. R. Acad. Sciences, t. GXLVIII, mars 1909, p. 818.

TRYPANÛSOMES ET TRYPANOSOMIASES

Cette espèce animale est particulièrement sensible et les symptômes sont accusés : amaigrissement, malgré la conservation de l'appétit, perte des poils, souvent cécité, tremblement, parésie du train postérieur parfois plus marquée d'un côté que de l'autre. D'après BouITard et Dupont, l'animal succombe cachectique au bout de 0-6 mois. Il y aurait des guérisons. G. Martin cite le cas d'une chienne qu'il a vue trypanosomée et presque moribonde; elle est revenue peu à peu à la santé.

Un chien adulte inoculé par nous, s'est infecté après une incubation de 10 jours; il est mort en 25 jours; fièvre continue (voir la

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