‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 260 sur 412 · A. Laveran, Soc. de Biologie, 18 février · texte numérisé non relu

A. Laveran, Soc. de Biologie, 18 février

3. C.-M. Wenyon in Third Report Wellcome research laboratories, Khartoum, 1908, p. 137. Le D"^ A. Balfour a envoyé, en 1903, au D"' Laveran des préparations du sang d'une mule du Soudan anglo-égyptien dans lesquelles on trouvait très nettement les deux formes du Tr. Pecaudi.

INFECTIONS A TU. NANUM 641

tion des animaux malades, qui a été inoculée sans succès à un singe et à un chien, avec succès à un bœuf; il s'agissait probablement d'infections produites par le Tr. nanuni.

Bruce et ses collaborateurs ont constaté l'existence du Tr. nanum à Mpumu (Ouganda), dans le sang de 2 bovidés venant de Namukekera, à 50 milles environ du lac Victoria, et ils ont donné une description du trypan. conforme à celle de Laveran -.

Kleine et Fischer, dans la région du Tanganyka, ont trouvé, chez des moutons et chez des antilopes infectés naturellement, un petit trypan. qui paraît devoir être identifié au Tr. nanum^. Ce trypan. mesure 9 a, 3 à 16 a, 8 de long, sur 0 a, 9 à 2 [x, 1 de large; il n'y a pas de partie libre du flagelle ou bien cette partie est très courte; l'extrémité postérieure est arrondie.

Ce trypan. a été inoculé avec succès aux bœufs, aux chèvres et aux moutons, sans succès aux singes et aux chiens.

D'après les auteurs, cette trypanosomiase serait propagée par Gl. morsitans.

Duke a étudié, dans l'Ouganda, un trypanosome, trouvé chez des bovidés par van Someren, qui paraît devoir être identifié également au Tr. nanum''. Ce trypan. mesure 11 à 16 a de long; il infecte le mouton qui résiste à la maladie, et la chèvre qui guérit 1 fois sur 2. Le singe, le rat, le chien et le porc sont réfractaires.

§ 2. — Évolution de la maladie cîiez les bovidés. Symptômse. Espèces animales sensibles, espèces réfiractaires.

Tr. nanum détermine, chez les bovidés, une maladie à évolution lente; le symptôme principal est une anémie très marquée qui se reconnaît facilement à la pâleur des muqueuses; les animaux s'émacient et s'affaiblissent.

A la dernière période, les bovidés tiennent la tête basse, ils refusent de se lever, la peau est froide, le poil se hérisse, la respiralion est rapide, les urines et les fèces sont involontaires. L'appétit est conservé jusqu'à la fin.

Les trypan. ne sont pas très rares dans le sang, si bien que, par l'examen direct, on arrive facilement à constater leur présence; ils sont parfois assez nombreux.

Chez les bovidés qui succombent, on constate les altérations sui-

1. E.-D.-\V. Greig et A.-G.-H. Gray, Reports of the sleep. sickn. Commiss. of the n. Soc, n° 6, 190.5, p. 19.3 (trypanosome du bœuf de M. Pordage).

2. I). Bruce, A.-E. Hamerton, H.-R; Bateman et F.-P. Mackie, Proceed. of the R. Soc, liUO, B, t. 83, p. 180.

3. F.-K. Kleine et \V. Fischer, Zeitschr.f. Hyg. u. Infeclionskr., 1911, t. 70, p. 18.

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