A. Thiroux, Revue de Psychiatrie, septembre
sont assez nombreux pour qu'il soit facile de constater leur présence dans les préparations de sang frais, faites par le procédé ordinaire.
Martin et Lebœuf en procédant méthodiquement à Texamen liistologique de préparations ordinaires du sang frais de sujets atteints de maladie du sommeil, caractérisée cliniquement, ont réussi, 39 fois sur 100, à trouver des trypanosomes'.
Les trypan. sont moins rares dans le sang, à la première période de la maladie qu'à la deuxième. Pendant les poussées fébriles, leur nombre augmente, mais on peut les trouver également pendant les intervalles d'apyrexie^.
D'après Dutton, Todd et Tobey, aucun changement correspondant au jour ou à la nuit ne s'observe dans le nombre des trypan. de la grande circulation ^.
Il est plus facile de trouver les trypan. dans le sang frais que dans le sang desséché et coloré. Quelques observateurs ont préconisé le procédé des frottis épais de sang desséché (non fixé) et coloré (voir chap. viii, p. 162).
Les préparations de sang frais ne doivent pas être trop minces; l'examen sera fait avec un grossissement de 200 à 250 diamètres. Les mouvements que les trypan. impriment aux hématies servent à déceler leur présence.
Lorsque l'examen du sang, dans des préparations ordinaires, est négatif, il y a lieu de procéder à cet examen après centrifugation (voir chap. viii, p. 162).
Auto-agglutination des hématies. Lorsqu'on examine une préparation du sang frais d'un individu atteint de trypanosomiase, on constate presque toujours que les hématies, au lieu de se disposer en piles de monnaie, comme dans le sang normal, forment au bout de 10 à 15 minutes des amas irréguliers, qu'elles s'agglutinenl en un mot^. Pour bien observer le phénomène, il faut faire des préparations qui ne soient pas trop minces.
L'examen à l'œil nu, par transparence, suffit le plus souvent pour mettre en évidence l'auto-agglutination des hématies; au lieu d'une couche rougeâtre à peu près uniforme, on distingue ui\ pointillé rouge avec des espaces clairs intermédiaires. Dans les cas où le phénomène est peu apparent à l'œil nu, on peut examiner la préparation à la loupe ou au microscope, en se servant d'un objectif très faible.
1. G. Martin et Leboeuf, Soc. de path. exotique, 14 octobre 1908.