Johnston et Cleland, Ibid., t. XXXV, 1910, p
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§ 4. — Trypanosomes des Sauriens,
Trypanosomes des Gegkonid.e '. — On n'a pas décrit moins de
4 espèces distinctes de trypan. des Geckos.
Miss Robertson a observé des trypan. chez 2 espèces de geckos de Ceylan, Hemidactylus Leschenaultii et //. triedri. Une espèce de trypan., Tr. Leschenaultii, serait particulière au premier gecko; une autre espèce, Tr. perlenue^ parasiterait à la fois les deux geckos.
Tr. Leschenaultii atteint 36 à 60 jx pour le corps proprement dit, 17 à 22 pour le flagelle; la membrane ondulante est bien développée. Il y a des individus plus petits. La partie post-centrosomique est parfois longue et effilée.
Tr. pertenue diffère surtout du précédent eh ce que le centrosome, très petit, est situé immédiatement en arrière du noyau ; ces 2 formations chromatiques occupent une position médiane dans le corps qui mesure 30 à 33 ix, plus 13 à 20 a pour le flagelle. Gomme aspect général, il rappelle assez Tr. erythrolampri {y. fig. CXXXIX).
Bouet a décrit, sous le nom de Tr. Gallayi, un trypan. du Psylodactylus caudicinctus Gray, de l'Afrique occidentale.
La membrane ondulante est très lâche et large; elle est constamment en mouvement, ainsi que le flagelle, et le corps tout entier se déplace en roulant sur lui-même. Des espaces clairs se voient dans la masse protoplasmique sur les préparations colorées; le noyau, assez réduit, est entouré d'un large espace clair. Ce trypan. mesure plus de 60 a, y compris le flagelle (9 a) ; la largeur maxima est de
5 a, 4; le noyau est dans la moitié postérieure; il est peu éloigné du centrosome.
Enfin, Gatouillard a décrit, sous le nom de Tr. platydaclyli, chez le gecko de Tunisie, Platydactylus muralis, un trypan. qui mesure environ 30 à 33 <x de long, dont 13 à 20 pour le flagelle, sur 5 [a de large; la membrane ondulante est bien développée. Le noyau, situé très en arrière, est voisin du centrosome.
Trypan. d'Acanthosaura Fruhstorferi (fig. GXXXVI). — Ce trypan. d'un lézard du Tonkin, de la famille des Agamidœ, a été découvert et décrit par Mathis et Léger en 1911. La longueur totale est de 78 ;j.; la largeur maxima de 8 a; le flagelle libre mesure 22 ix. L'extrémité postérieure est très effilée. Mathis et Léger rapprochent ce trypan., pour lequel ils n'ont pas créé d'espèce nouvelle, du Tr. Leschenaultii (v. ci-dessus).
1. En 1903, Gehrke (Deutsche medic. Woch., Ver. beil., p. 402) signalait la présence d'un trypan. chez un gecko; à notre connaissance, la description de ce trypan. n'a jamais paru.
Laveran et Mesnil. — Trypanosomes et Trypanosomiases. 54
Trypan. d'Agama colonorum. — Todd et Wolbach viennent de décrire, chez un de ces lézards, capturé en Gambie, des trypan. trapus, dont le noyau paraît du type arqué (v. ci-dessous); il y a un flagelle libre très évident. Dimensions, pour un des types : de 23 sur 27 [x à 35 sur
12 (x; pour l'autre type de 38 sur 7 u. à 25 sur 11 ij..
Les mêmes observateurs ont trouvé un trypan. de ce second type, atteignant 32 sur
13 a, chez un Lygosoma (famille des Scincidss comme les Mahuia).
Tr. varaxi, Wenyox, mars 1909. — Ce trypan. a été trouvé par Wenyon dans le . sang d'un Varanus nilolicus, du Nil blanc. La longueur totale est de 35-40 y, (dont 5-6 pour le flagelle) sur 6 à 8 a. C'est donc un trypan. relativement trapu. Il a une longue extrémité post-centrosomique et le centrosome avoisine le noyau. Le corps a toujours, même à l'état vivant, une forme arquée. Trypaxosomes des Maruia. — Quatre espèces de trypan. ont été décrites chez les Mahuia d'Afrique; ce sont, par ordre de date, le Tr. Boueti G. Martin du Mahuia Raddonii de Guinée, le Tr. mahuise Wenyon du M. quinquetœniata du Soudan égyptien, le Tr, Martini Bouet des M. maculilabris et Perroteti de la
Fig. CXXXV[. — ThYPAN.
DE l'Acanthosaura (d'après Mathis et Léger).
Fig. CXXXVII. — Tr. Boueti, G. Martin.
c, centrosome ; n, noyau; 6, bord de la membrane ondulante. Une hématie est représentée ea h pour comparaison. — Gr. = 1100 D. environ (cliché de G. Martin).
côte d'Ivoire, et enfin le Tr. Perroteti França du M, Perroteti de la Guinée portugaise.
Les figures CXXXVII et CXXXVIII représentent les diverses formes décrites par les auteurs et donnent une idée de la grande
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variabilité des trypan. rencontrés dans le seul genre Mahiiia, variabilité qui peut être opposée à la fixité relative des types que nous avons décrits jusquïci chez les Reptiles.
Le Tr. Boiieli (fig. CXXXVII) a un aspect foliacé; il mesure 40 a de long sur presque autant de large. Son noyau est en forme de fuseau arqué. Le centrosome esta la pointe postérieure du noyau. La membrane ondulante est assez développée; il ne paraît pas y avoir de flagelle libre.
Le Tr. Perroteti de França ne paraît pas différer du Tr. Boueli.
Le Tr. mabuiœ se présenterait sous deux formes : une forme trapue (Hg. CXXXVIII, 1) de 30 à 40 [X sur 8 [X, qui n'est pas sans rappeler certaines formes du Tr. rotaiorium et une forme mince (fig. 2 et 3) de 20-23 [x de long sur 2 [JL à 2 a, 5 de large, que Wenyon compare au Tr. inopinalum des grenouilles.
Le Tr. Martini (fig.
CXXXVIII, 4) est enroulé sur lui-môme en spirale et sa membrane ondulante,
très développée et assez épaisse, est animée de mouvements rapides ainsi que la partie libre du flagelle.
Le noyau, assez gros, touche le centrosome. L'extrémité postérieure fait presque toujours un tour de spire sur elle-même. Il y a parfois 1 ou 2 espaces clairs dans la masse protoplasmique. La longueur totale est de 73 a (dont 20 pour le flagelle) sur 7 à 8 ix.
Ce dernier trypan. n'est pas sans rappeler le Tr. Bocagei du crapaud d'Afrique (v. p. 877). On trouve donc, chez les divers Mabuia, un ensemble pléomorphc rappelant les divers types décrits chez les Batraciens. Faut-il en conclure à l'existence, chez les Mabiiia et peut-être chez les autres reptiles, d'espèces pléomorphes, comme le Tr. rolatorium par exemple? Nos connaissances actuelles sont insuffisantes pour trancher la question '.
Tr. chamoeleonis, Wenyon, mars 1909. — Ce trypan. trouvé par Wenyon dans le sang d'un Chamoeleon viilgaris du Bahr-el-Ghazal,
1. Garini, Bull. Soc. Palliol. exot., t. V, 1912, décrit un trypan. d'un Mabiiia agilis, capturé dans l'état de Minas Gcracs (Brésil). La forme de ce trypan. est assez trapue.
Fi-. CXXXVIII.
Autres trypan. de Mabuia.
1 à 3, Ti: mabuiss (d'après \Venyo-n). Gr. — 1100 D. ; 4, Tr. Martini (d'après Bouet).
mesure environ 40 a et est relativement trapu. Le seul exemplaire, vu sur préparation colorée, était trop fortement teinté pour que la position du noyau et celle du centrosome aient pu être reconnues.
§ 5. — Trypanosomes des Ophidiens.
Tous les trypan. connus d'Ophidiens ont été rencontrés chez des Colubridœ, à l'exception d'un seul, trouvé chez le Bilis arietans, de la famille des Viperidœ *.
Tr. erythrolampri, Wenyon, mars 1909 (fig. GXXXIX). — Ce
trypan. a été trouvé dans le sang d'un serpent de l'Amérique tropicale, Erythrolamprus lEsculapii.
La longueur totale est de 30 à 34 p., dont 5 à 7 pour le flagelle. La largeur est de 2 [x, 8 à 4 p., 2. La membrane ondulante est peu développée. Le centrosome est en général au voisinage du noyau, parfois même en avant de lui ; exceptionnellement, il est situé à quelque distance en arrière.
Tr. Clozeli, Bouet, avril 1909.
— « Variété A (fig. CXL, 2).
Chez deux Tropidonotus ferox Gûnther, le parasite observé se présente sous un aspect granuleux rappelant les Tr. rotatorium ou mega des grenouilles. Il est en général immobile ou ne se déplace que très lentement. Presque toujours l'extrémité postérieure est enroulée sur elle-même en spirale et cette spire ne se détend qu'au moment où l'animal se met en mouvement. Le flagelle est relativement court et manque parfois, mais nous ne saurions dire s'il s'agit de deux espèces, les autres caractères étant les mêmes. Le noyau, d'un diamètre relativement petit, est situé tout près du centrosome de dimensions très faibles. Le protoplasme présente des sillons très nets du type de Tr. rolaloriiim ou mega et se rapproche surtout de ce dernier. Dimensions : extrémité postérieure au centrosome, 25 à 45 u.; centrosome au noyau, 2 a; diamètre du noyau, 5 jx; noyau à extrémité antérieure, 50 à 70 [x; flagelle libre, 10 p.; largeur du corps, 15 à 25 a. « La longueur totale dépasse 100 [x.
1. Le Tr. pylhonis de Miss Roberlson (Proc. Roy. phil. Soc. Edinb., t. XVI, 15)06, p. 232) est une hémogrégarine avec la particularité de présenter un grain chromatique, ressemblant à un centrosome, en dehors du noyau.
Fig. CXXXIX. — Th. erythrolampri
(d'après Wenyon).
1, Forme largo à centrosome postérieur au noyau; — 2, forme mince à centrosome antérieur.
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« Variété B (fig. CXL, 1). Le parasite rencontré chez Grayia Smithii Leach ressemble beaucoup au précédent, mais nous n'avons pas observé chez lui de flagelle libre. A Tétat frais, le corps est toujours enroulé sur lui-même, en vrille, dans le sens de la longueur, rappelant une tresse à deux brins. Les déplacements doivent être très lents, mais l'animal tourne fréquemment sur lui-même en déroulant sa spire et en protractant sa partie postérieure. On distingue de«
Fig, GXL. — Autres trypan. d'Ophidiens.
1 et 2, Tr. Closeli, var. A et B (d'après Bouet); — 3 et 4, Ir. Primeti, petite et grande
formes (d'après Mathis et Léger). — Gr. = 1200 D.
granulations et des espaces clairs dans le protoplasma. Le noyau, rouge pâle, très petit, est à une faible distance du centrosome réduit à un point. Dimensions : extrémité postérieure au centrosome, 37 a, 8 ; centrosome à noyau, 3 [x; diamètre du noyau, 4 à 5 a; noyau à extrémité antérieure, 61 a, 2. » Longueur totale : 106 ix, 3.
« Nos deux trypanosomes étant très voisins, nous les réunissons sous le nom commun de Tr. Clozeli avec deux variétés A et B. »
Tr. Primeti, Mathis et Léger, nov. 1909. — Ce trypan. a été trouvé chez deux serpents aquatiques du Tonkin, Tropidonoliis piscator et Hypsirhina chinensis.
Les grandes formes (fig. GXL, 4) atteignent 103 [x sur 14 fj. (partie libre du flagelle, 23 a), les petites (fig. CXL, 3) 37 [x sur 7 [x (partie libre du flagelle, 13 tx).
Ce trypan. se cultive sur milieu Novy-Mc Neal chauffé (milieu Mathis), Dès le Séjour, on observe des formes Crithidia.
Le Tr. Primeti est évidemment voisin du 7>, Clozeli.
Tr. naj^, Wenyon, mars 1909. — Ce trypan. trouvé par Wenyon dans le sang d'un Naja nigricollis de la rivière Sobat (Soudan égyptien), n'a été vu qu'à l'état vivant. C'est un trypan. très long (au moins 50 ^) et relativement mince.
Trypan. du Bitis arietans de Gambie. — A la l"^" page de leur mémoire de 1903 sur les trypan. de Gambie, Dutton et Todd citent les serpents parmi les animaux parasités. Mais ils n'y reviennent pas au chapitre consacré aux trypan. non pathogènes.
Une description du trypan. rencontré chez le « puff-ader » de Gambie {Viperidse de l'espèce Bitis arietans) a paru en 1907 (Dutton, Todd et Tobey). Le seul individu trouvé sur une préparation colorée mesurait 45 jjl. Il était « étroit »; mais c'est sans doute par erreur que la largeur donnée n'est que de 0 \i., 6.
D'après Johnston et Cleland {op. cit.), Love a signalé, en 1900, la présence de trypan, chez un serpent du Queensland, Diemenia textilis.