CHAPITRE XXXIl
TRYPANOSOMES DES BATRACIENS
§ 1. — Historique et répartition zoologique.
Un an après la découverte du premier des trypanosomes (ou des Irypanoplasmes), chez la truite, par Valentin, Gluge ', en i842, signalait la présence, dans le sang des grenouilles, d'un autre de ces organismes. Il le décrivait comme un organisme microscopique, fusiforme, à extrémités effilées, portant sur le côté trois appendices (probablement membrane ondulante) qui étaient animés de mouvements très vifs, tandis que l'animalcule se déplaçait; le corps était transparent, sans trace d'organisation.
L'année suivante, ce même parasite faisait l'objet de l'étude de deux savants : Mayer et Gruby.
En juillet 1843, Mayer ^ le décrivait à la fois comme Amœba rotaloria (forme pointue aux deux bouts) et Paramœcium loricalum ou coslatum^ (forme ovoïde, sans flagelle libre : le dessin ne laisse pas de doute à cet égard).
En novembre de la même année, le docteur Gruby ' donnait, du même trypanosome, une description assez précise dont nous reproduisons une partie.
« Son corps allongé est aplati, transparent et tourne comme une tarière : sa partie céphalique est terminée en filaments minces et allongés; sa partie caudale se termine également en filaments pointus. La longueur de l'animal est de 40 à 80 [jl, sa largeur de 5 à 10 [jl; la partie céphalique filamenteuse, pointue, est douée de la plus grande mobilité; la longueur du filament céphalique est de 10 à 12 [x; son corps est allongé, aplati et dentelé comme une lame de scie sur toute la longueur de l'un de ses bords; il est, comme je l'ai mentionné ci-dessus, lisse, et tourné ensuite deux à trois fois autour de