Ziemann, Centralbl. f. Bakter., I, t. XXIV
4. Laveran et Mesnil, C. R. Soc. Biologie, 22 juin 1901, p. 678. .'). Dutton et Todd, Liverpool Sch. of trop. Med., méni. XI, 1903.
6. Ed. et Et. Sergent, C. R. Soc. Biol., t. LVI, 30 janv. 1904, p. 122; — Billet, a. R. Acad. Sciences, t, CXXXIX, oct. 1904; — Brumpt, C. R. Soc. Biol., t. LXI, 1906, p. 167 et t. LXII, 1907, p. 176; Précis de Parasitologie, Masson, 1910, v. p. 123.
858 THYPANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES
d'individus rappelant assez bien, par leur morphologie externe, les Amœba rotaioria de Mayer, d'un noyau d'un type particulier en forme de fuseau très allongé (França et Athias 1907').
França et Athias sont revenus aux deux types spécifiques de Mayer. Dutton, Todd et Tobey^, parleur étude des trypan. des grenouilles du Congo, sont arrivés à la conception de l'unité spécifique. La même opinion a été soutenue par Lebedeff^ et par Koidzumi * qui se sont attachés à mettre en évidence les passages de toutes les formes entre elles et en particulier des formes à noyau arqué, Mathis et Léger ^, à la suite de leur étude des trypan. des grenouilles du Tonkin, sont en revanche partisans de la dualité spécifique : ils mettent à part les formes à noyau arqué et englobent sous le nom Tr. rotatorium le même ensemble de formes que nous y avions classées.
Leur conception ne diffère guère de celle de França et Athias que parle choix des noms d'espèces.
Les mêmes observateurs ont reconnu, chez les crapauds du Tonkin, l'existence de 2 types très distincts : l'un, déjà vu par de nombreux auteurs, et nommé par França Tr. Bocagei '', et l'autre très particulier par l'absence de toute membrane ondulante et de tout flagelle libre.
Les trypan. des Leptodactjjlus de l'Amérique du sud apparaissent non moins singuliers, que l'on s'en rapporte aux descriptions de Carini \ avec formes endoglobulaires, ou à celles d'Astrogildo Machado ^ avec division multiple sous une forme aflagellée.
Les trypan. de batraciens ont été facilement cultivés sur milieu Novy-Mc Neal (Bouet^ Doflein*", Lebedeff, Mathis et Léger, etc.); pour le début de ces cultures, les observations de Danilewsky et de Chalachnikov, mises en doute pendant un certain nombre d'années, ont été répétées avec succès.
Le problème de la transmission a été résolu pour certaines espèces. Le rôle d'une sangsue {Helobdella algira) pour le Tr. inopinatum, entrevu par Billet, a été mis hors de doute par les expériences de Brnmpt qui a même établi ce fait, unique dans l'histoire des trypanosomes sanguicoles, du passage héréditaire de l'infection chez l'invertébré.
1. França et Athias, Arch. Inst. Bacter. Camara Pcstana, t. I, 1906, 127.
2. Dutton, Todd et Tobey, Ann. of trop. Med. a. Par., t. I, 1907, p. 287.