A. Laveran, Soc. de Biologie, 22 octobre
D'après cet observateur, la longueur du parasite est de 46 jx, dont 12 [j. pour le flagelle; la largeur est de o il. Le noyau est à égale distance de la racine du flagelle et de l'extrémité postérieure. Le centrosorae est à 1 [Jt, 5 de Textrémité postérieure. Ces dimensions sont celles des adultes, les dimensions des formes jeunes sont un peu différentes.
Tr. abramidis, Lav. et Mesn., 1904. — Nous avons constaté l'existence de trypan. dans le sang d'une brème, Abramis brama, pêchée dans la rivière Sarthe, entre Sablé etAvoise, au mois de juillet 1902, Malheureusement le poisson était mort et le sang, à l'arrivée à Paris, était déjà en trop mauvais état pour qu'une étude du trypan. ait été possible.
Le sang de trois brèmes achetées à Paris ne contenait pas de trypanosomes.
Minchin qui a trouvé de rares trypan. chez les brèmes de Sutton Broad pense que le trypan. de la brème et celui de la tanche appartiennent probablement à une seule et même espèce.
Tr. leucisci, Brumpt, 1906. — Chez des Leuciscus (gardons). Le parasite mesure 48 a de long, dont 18 ix pour le flagelle et 3 [x de large. Le centrosorae est à 1 [x, 5 de l'extrémité postérieure. Le noyau se trouve à 9 a de la racine du flagelle et à 18 [x de l'extrémité postérieure.
Tr. scardinii, Brumpt, 1906. — Chez Scardinius erythrophtalmus (rotengle). Le parasite mesure 54 (x de long, dont 18 [x pour le flagelle et 4 [X de large. Le centrosome est à 2 a de l'extrémité postérieure. Le noyau est à 13 [x de la racine du flagelle et à 19 jx de l'extrémité postérieure.
Tr. squalii, Brumpt, 1906. — Chez Squalius cephalus (chevaine). Vu seulement à l'état frais dans le sang du chevaine; ressemble au trypan. du goujon.
Tr. coBiTis, Mitrophanov, 1883. — Ce trypan. a été trouvé par Mitrophanov dans le sang de Cobitis fossilis et décrit, par cet observateur, sous le nom de Ilœmatomonas cobitis (voir supra, Historique). En 1885, Danilewsky a signalé son existence chez Cobitis fossilis et chez C. barbatula.
En 1904, Léger a donné une description du trypan. de C. barbatula (loche franche), sous le nom de Tr. barbatulse.
D'après L. Léger, le corps assez trapu de ce trypan. mesure 30 à 40 u. de long, flagelle compris, sur 4 à 6 tx de large. La longueur de la partie libre du flagelle est de 11 à 12 [x. La membrane ondulante forme de grands plis. Le noyau, ovalaire ou circulaire, est situé vers le milieu de la longueur du corps. Le centrosome, d'où part le flagelle, a la forme d'un grain sphérique.
Par les colorations bleu de méthylène-éosine, certains individus à
TRYPANOSOMES DES POISSONS 8«3
protoplasme finementgranuleux se colorent assez fortement en bleu, tandis que d'autres plus clairs, à granules plus gros et moins nombreux, se colorent en violet pâle.
Dans les préparations de sang frais, le parasite se déplace peu, mais il montre des mouvements d'enroulement ou de torsion très vifs '.
Tr. Remaki, Lav. et Mesn., 1901. — Nous avons désigné le Irypan. du brochet sous le nom de Tvypanosoma Remaki, le dédiant à Remak qui, le premier, l'a observé".
Ce trypan. paraît avoir une large distribution géographique : Berg, Danilewsky, Chalachnikov et nous-mêmes, l'avons observé chez des brochets des diverses régions de l'Europe. La fréquence de
Fig-. CLII. — Trypanosome du brochet.
1, 2, 3, Tr. Remaki var. parcn. — 4, TV. Remaki var. magna, n, noyau; c, ccntrosome; m, membrane ondulante; /", flagelle. Les lettres ont la même signification sur la figure 3. — Gr. 2 000 diamètres environ.
l'infection est assez grande : à Paris, comme en Lorraine, nous avons trouvé des parasites chez trois brochets sur quatre de 500 gr. ou audessus. Les parasites ne sont jamais très nombreux et ils sont parfois si rares qu'un examen prolongé est nécessaire pour en découvrir un seul.
Dans le sang frais, Tr. Remaki., a l'aspect d'un vermicule animé de mouvements très vifs, bordé d'un côté d'une membrane ondulante; il se contourne plus que le Tr. Lewisi et se pelotonne souvent sur lui-même. On ne peut bien étudier sa structure que sur des préparations colorées.
Le sang de la plupart des brochets infectés renferme des parasites distincts par la taille, que nous avons décrits comme deux variétés du Tr. Remaki (var. parva et magna).