‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 80 sur 412 · V. MoRAX, Ann. de l'Inst. Pasteur, 1907, t. XXI, p · texte numérisé non relu

V. MoRAX, Ann. de l'Inst. Pasteur, 1907, t. XXI, p

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leur évolution, et cependant les fonctions digestives sont normales, lappétit est conservé. Les bovidés, les équidés, les camélidés infectés de trypanosomes sont d'une maigreur squelettique à la période ultime de la maladie; les côtes se dessinent sous la peau; la bosse des dromadaires disparaît. L'amaigrissement est aussi un des symptômes les plus constants de la deuxième période de la maladie du sommeil.

Chez les animaux qui succombent à des trypanosomiases à marche très rapide, l'amaigrissement est peu marqué.

H. Recherche des trypanosomes. — Si importants que soient quelques-uns des symptômes que nous venons de passer en revue, il faut toujours, pour affirmer le diagnostic de trypanosoraiase, en arriver à la recherche de l'agent pathogène, du trypanosome.

Cette recherche est souvent facile. Chez un grand nombre d'espèces animales, après une période d'incubation variable, les trypanosomes se multiplient dans le sang et l'examen histologique dune préparation de sang frais suffit à révéler leur présence. Les mouvements rapides dont les trypanosomes sont animés, et ceux qui sont communiqués aux hématies voisines, facilitent beaucoup la recherche des parasites; il est bon d'employer un faible grossissement (300 diamètres environ), ce qui permet d'examiner rapidement toute une préparation et de trouver les trypanosomes, alors même qu'ils sont rares.

Les parasites se multiplient quelquefois d'une façon progressive jusqu'au moment de la mort et ils deviennent alors très nombreux; le plus souvent, la multiplication se fait par poussées successives, séparées par des crises trypanolytiques pendant lesquelles les trypanosomes deviennent extrêmement rares dans le sang; il peut arriver enfin que, pendant tout le cours de l'infection, il soit difficile de déceler la présence des parasites en raison de leur rareté.

Le même trypanosome qui pullule dans le sang de certaines espèces animales, ne se rencontre chez d'autres espèces qu'en très petit nombre. C'est ainsi que dans les infections du lapin, de la chèvre, du mouton, des bovidés, par différents trypanosomes, le diagnostic est souvent difficile à faire par l'examen direct du sang, alors que les infections dues aux mêmes trypanosomes sont faciles à constater chez le rat, la souris, le cobaye, le chien, le singe, le cheval, en raison du grand nombre des trypanosomes.

Certains trypanosomes se multiplient peu, même chez des animaux dont le sang se prête à la culture d'autres trypanosomes; le trypanosome de la dourine est toujours très rare dans le sang du cheval.

La lymphe et le liquide des œdèmes se montrent parfois plus riches en trypanosomes que le sang. C'est ce qu'on observe dans la dourine

Lavehan et Mesnil. — Trypanosomes et Trypanosomiases. H

et à la première période de la maladie du sommeil. Lorsque nous étudierons celte dernière maladie, nous verrons que la recherche des trypanosomes est souvent plus facile dans la lymphe extraite des ganglions lymphatiques hypertrophiés que dans le sang. A la deuxième période de la maladie du sommeil, c'est surtout dans le liquide cérébro-spinal, obtenu par la ponction lombaire, qu'il faut rechercher les trypanosomes.

Le procédé des frottis épais de sang préconisé par R. Ross pour la recherche des hématozoaires (voir p. 22) a été employé avec succès par la mission allemande de la maladie du sommeil. Kleine et Fischer recommandent la technique suivante '. On laisse tomber au milieu d'une lame porte-objet plusieurs gouttes de sang qui sont réunies et étalées rapidement au moyen d'une plume métallique ou d'un couteau de manière à former une couche épaisse de la grandeur d'un schilling. Quand le sang est complètement desséché, la préparation est colorée, sans traitement préalable par l'eau pour l'extraction de l'hémoglobine et sans fixation par l'alcool. La solution colorante est préparée fraîchement en ajoutant à 8 ce. deau distillée 0 ce, 4 d'une solution d'éosine à 1 p. iOO et 6 ce. d'une solution d'azur II à 0 gr., 16 p. 100. Après 1 h. 1/2 de séjour dans le bain colorant, les préparations sont lavées dans un vase rempli d'eau ordinaire, séchées à l'air et examinées sans l'emploi de lamelles couvre-objet.

Lorsque l'examen direct du sang d'un homme ou d'un animal présumé infecté ne permet pas de constater la présence des trypanosomes, on peut employer un des procédés qui suivent pour la recherche des parasites.

1" On recueille, par ponction d'une veine, 10 ce. de sang dans un tube contenant un peu d'eau physiologique citratée et on centrifuge de 5 à 10 minutes, suivant la vitesse de rotation de l'appareil. Au bout de ce temps, le liquide qui surnage est retiré et centrifugé; si le culot est encore abondant et riche en hématies, on décante de nouveau le sérum et on opère une troisième cenlrifugation; c'est dans le culot qui s'est formé en dernier lieu que Ion recherche les trypanosomes.

On peut aussi faire une seule centrifugation d'une durée de 20 à 25 minutes; au-dessus du culot formé par les hématies, on observe une mince couche blanchâtre due aux leucocytes, c'est dans cette couche que se réunissent les trypanosomes; après avoir décanté la plus grande partie du sérum, on arrive à l'aide dune pipette fine à opérer des prises dans cette couche superficielle.

2" L'emploi des animaux d'épreuve rend de grands services pour

1. F.-K. Kleine et W. Fischer, Zeitschr. f. Hyg. a. Infektionskr., 1011, t. 70, p. 3.

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le diagnostic des trypanosomiases. Il faut naturellement choisir des animaux appartenant à des espèces qui sont sensibles au trypanosome dont on se propose de déceler l'existence, et qui sont assez gros pour supporter une injection abondante du sang suspect.

Les cobayes, les chiens, qui sont sensibles à la plupart des trypanosomiases, se prêtent bien à ces expériences. On injectera 10 ce. de sang dans le péritoine de 2 cobayes (5 ce. à chaque cobaye), ou bien 30 à 40 ce. de sang dans le péritoine d'un chien. Le sang pur retiré de la veine est injecté dans le péritoine des animaux d'épreuve. Pour les trypanosomiases qui ne sont pas inoculables au cobaye et au chien, ou bien auxquelles ces animaux sont peu sensibles, on aura recours bien entendu à d'autres espèces animales.

'A° Culture. — Certains trypanosomes se cultivent assez facilement dans différents milieux, et l'on peut utiliser ce moyen pour déceler l'existence des parasites quand ils sont très rares dans le sang. C'est ainsi qu'on a réussi à constater la fréquence des trypanosomes chez différentes espèces d'oiseaux et chez les bovidés de tous les pays; nous reviendrons sur cette question dans le chapitre consacré aux grands trypanosomes des bovidés (chap. XIII). Malheureusement ce procédé n'est pas applicable aux trypanosomes pathogènes qui se cultivent difficilement.

I. Evolution des trypanosomiases. — Cette évolution est très variable suivant les trypanosomes et suivant les espèces atteintes.

La durée de l'incubation varie avec le trypanosome, avec l'espèce animale atteinte, avec le mode d'inoculation et la quantité de virus inoculée. Les infections naturelles produites en général par une très petite quantité de virus ont une incubation plus longue que les infections expérimentales provoquées avec de grandes quantités de virus.

Chez certaines espèces animales, l'infection se traduit par des symptômes très apparents : fièvre vive, amaigrissement, œdèmes, exanthèmes, polyadénites, troubles du système nerveux, kératites, etc. Chez d'autres espèces : chèvre, mouton, bovidés, l'infection reste souvent latente et serait méconnue si les symptômes n'en étaient pas recherchés avec soin.

« Au début de l'infection des caprins il se produit souvent des poussées fébriles, mais ces poussées passeraient inaperçues, dans la plupart des cas, si l'on ne prenait pas la température des animaux d'une façon régulière. Les trypanosomes sont rares ou très rares dans le sang, si bien que l'examen histologique du sang fait par le procédé ordinaire ne révèle pas, en général, leur présence, et qu'il est nécessaire pour constater l'infection d'avoir recours aux animaux d'épreuve *. »

1. A. Laveran, Résistance des chèvres et des moutons aux trypanosomiases, Acad. des Sciences, 9 janvier 1911.

Tantôt rinfection a une évolution rapide et le nombre des trypanosomes dans le sang- s'accroît d'une façon progressive et régulière ~ jusqu'au moment de la mort, tantôt l'infection a une évolution plus lente et procède par poussées dans l'intervalle desquelles les trypanosomes deviennent rares ou très rares.

Tr. Euansi, par exemple, produit une infection à marche aiguë chez le rat, la souris et le chien, une infection à marche subaiguë chez le cobaye, le lapin et chez les équidés ; une infection à marche lente chez les bovidés, les camélidés et les caprins. La durée de l'infection est, en moyenne, de onze jours chez le rat et la souris, de vingt jours chez le chat et le chien, d'un mois chez le cobaye et le lapin, de cinq à six mois chez la chèvre et le mouton, de trente à cinquante jours chez les équidés, de trois ans chez les camélidés, de plusieurs années chez l'éléphant.

Pour beaucoup de trypanosomiases, on observe des différences analogues dans la durée des infections chez les différentes espèces animales.

Les trypanosomiases non traitées, presque toujours mortelles pour certaines espèces : petits rongeurs, chien, chat, équidés, se terminent souvent par guérison chez la chèvre, chez le mouton et chez les bovidés.

Certaines espèces sont réfractaires à un trypanosome donné, ou bien à une série de trypanosomes, ou encore aux trypanosomes en général.

K. Immunité conférée par une première atteinte de trypanosomiase. — Les animaux qui guérissent naturellement d'une infection produite par un trypanosome donné acquièrent en général l'immunité pour celte infection.

Les rats guéris d'une infection par Tr. Lewisi ont l'immunité pour ce trypanosome.

Les chèvres, les moutons, les bovidés qui résistent aux infections dues aux différents trypanosomes pathogènes acquièrent l'immunité pour ces maladies. Il arrive qu'une réinoculation est suivie d'une rechute, mais il s'agit alors d'infections légères qui guérissent rapidement et à la suite desquelles l'immunité est définitivement acquise.

11 y a des exceptions à celle règle : Laveran a observé des réinfections mortelles par Tr. congolense chez des souris qui avaient résisté à ce trypanosome, et qui étaient guéries (sans traitement) depuis plusieurs mois. L'immunité conférée par une infection à Tr. dimorphon qui s'est terminée par guérison est souvent incomplète.

Chose curieuse, les animaux qui guérissent d'une trypanosomiase à la suite d'un traitement n'acquièrent pas l'immunité.

Le sérum des chèvres et des moutons qui, à la suite d'une

infection par un trypanosome, ont acquis Timmunité pour ce trypanosome, conserve pendant longtemps son activité quand on l'expérimente en mélange avec le sang virulent. Laveran a cité les exemples suivants : le sérum d'un mouton est resté actif en mélange deux ans et six mois après guérison d'une infection par Tr. dimorphon; le sérum d'un bouc était actif en mélange dix-sept mois après la guérison d'une infection par Tr. gambienseK

i; 2. — Anatomie patliologique générale.

Parmi les altérations anatomiques les plus constantes dans les trypanosomiases, il faut citer celles de la rate et des ganglions lymphatiques.

A. Baie. — La rate est presque toujours augmentée de volume, mais le degré de l'hypersplénie varie beaucoup suivant les espèces animales et suivant la durée de l'infection.

L'hypersplénie, très forte chez les animaux qui, comme la souris, le rat, le cobaye, le chien, meurent avec de nombreux trypanosomes dans le sang, est beaucoup moins marq.uée chez ceux qui, comme le lapin, la chèvre, le mouton, les bovidés, ne montrent d'ordinaire que des trypanosomes rares ou très rares. D'autre part, dans le premier groupe de ces animaux, les infections à marche très aiguë s'accompagnent d'une hypertrophie moindre de la rate que les infections à marche lente.

L'hypersplénie prend parfois des proportions énormes.

Chez des souris du poids moyen de 21 gr. 90, infectées par Tr. congolense, Laveran a trouvé que le poids de la rate était, en moyenne, de 1 gr. 43 ; il atteignait che-z quelques souris 2 gr. à 3 gr. ; chez une souris de 25 gr., le poids de la rate était de 5 gr., soit le cinquième du poids du corps, alors que, à l'état normal, le poids de la rate d'une souris est le 300" environ du poids du corps, soit 7 cg. pour une souris de 20 gr.

Chez les cobayes morts de trypanosomiase, on trouve constamment une hypersplénie plus ou moins marquée. La rate qui, chez un cobaye normal de 400 gr. environ, ne pèse que 0 gr. 70, pèse, en moyenne, 2 gr. 50 chez les cobayes, de même poids, morts d'une infection à trypanosomes et il n'est pas rare de trouver, chez ces animaux, des rates beaucoup plus volumineuses, pesant de 3 à 10 gr.

La rate est ramollie, parfois diffluente; sa capsule, distendue et amincie, cède souvent, elle se déchire et des épanchements de sang rapidement mortels se produisent dans la cavité péritonéale.

I. A. Laveran, Acad. des Sciences, 9 janvier 1011 ot -Soc. de palh. exotique, 8 novembre 1911. — F. Mesml et Al. Léger, Soc. de palh. exotique, 10 janvier 1912.

Ces déchirures de la capsule de la rate ne sont pas également fréquentes dans toutes les trypanosoraiases et chez toutes les espèces animales; on ne les observe que chez les animaux qui ont des hypersplénies très fortes, en particulier chez les cobayes; c'est dans les infections produites par Tr. congolense et par Tr. gambiense qu'elles ont été notées avec le plus de fréquence '.

Sur 76 cobayes infectés par Tr. congolense, la déchirure de la rate a été notée 16 fois par Laveran, soit dans 21 p. 100 des cas environ et, dans un 17^ cas, un foyer hémorragique de la rate était sur le point de se rompre dans le péritoine.

Sur 95 cobayes infectés par Tr. gambiense, des déchirures de la rate ont été observées 7 fois, soit dans 7,36 p. 100 des cas.

D'autres altérations importantes de la rate ont été notées 7 fois : hypersplénie énorme, hémorragies intraspléniques, périsplénite.

Sur 92 cobayes morts du surra de Maurice, un seul cas de déchirure de la rate avec épanchement sanguin intrapéritonéal a été observé.

Chez un cobaye de 480 gr. mort du surra de Nha-Trang, la rate, infiltrée de sang, très molle, avait le poids énorme de 33 gr. ; il n'y avait pas de déchirure, pas d'épanchement sanguin intrapéritonéal.

Sur 47 cobayes morts de mbori, des hémorragies interstitielles de la rate ont été notées 3 fois, les poids des rates atteignaient : 14, 16 et 23 gr. Dans un des cas, il y avait un épanchement sanguin intrapéritonéal, suite de déchirure de la rate.

Sur 47 cobayes morts de l'infection produite par Tr. soudanense, deux cas de déchirure de la rate avec épanchement abondant de sang dans le péritoine ont été notés ; les cobayes pesaient respectivement 460 et 510 gr., et les rates 12 gr. et 10 gr. 50.

Sur 14 cobayes morts de caderas, un cas de déchirure de la rate avec épanchement de sang dans le péritoine a été noté. Le cobaye pesait 557 gr. et la rate 12 gr.

Sur 41 cobayes infectés par Tr. togolense, aucun cas d'hémorragie ni de déchirure de la rate n'a été noté ; l'hypersplénie était cependant bien marquée, le poids de la rate atteignait parfois 5 à 6 gr.

Les déchirures de la rate se produisent par un des procédés suivants : 1" la capsule fortement distendue cède sur un ou plusieurs points; 2° il se produit une hémorragie intrasplénique qui, si elle est superficielle, soulève la capsule, la décolle et la rompt.

Les traumatismes (chute, action de saisir brusquement les cobayes, etc.) facilitent les déchirures de la rate, mais ils ne sont pas nécessaires pour la production de ces accidents. Laveran a

1. A. Laveran, Bullrt. Soc. palh. exotique, i908, t. I, p. 393.

observé la déchirure de la rate chez des cobayes qui, depuis plusieurs jours, n'avaient pas été maniés.

Les hémorragies intraspléniques expliquent l'énorme développement que la rate prend quelquefois (rates pesant 2Q, 30, voire même 42 et 45 g-r. chez des cobayes de 500 gr. environ).

Des déchirures de la rate suivies d'hémorragies intrapéritonéales ont été observées aussi chez les souris, notamment dans des infections produites par Tr. congolense (Laveran).

L'étude histologique de la rate hypertrophiée montre que ce viscère est le siège d'une forte congestion avec hyperplasie des éléments normaux et foyers de nécrose '.

Ces nécroses de la rate étaient très marquées chez les souris infectées par Roudsky avec le Tr. Leivisi renforcé^.

Nous reviendrons plus loin sur l'état dans lequel les trypanosomes se trouvent dans la rate et sur les éléments qui ont été décrits comme latent bodies (voir Pathogéxie, rôle de la rate).

B. Ganglions lymphatiques. — La polyadénite lymphatique qui constitue un des symptômes les plus constants de la maladie du sommeil existe aussi dans les trypanosomiases animales. Les ganglions inguinaux et axillaires hypertrophiés sont souvent le ' siège d'une vive hyperémie.

D'après Breinl {Op. cit.), les ganglions prennent souvent l'aspect de glandes hémo-lymphatiques; il y a hyperplasie prononcée du tissu connectif, agrandissement des follicules, formation d'un système de sinus contenant des hématies et de larges phagocytes dans un fin réticulum de tissu connectif.

Mole et Mott, qui ont étudié les lésions des ganglions lymphatiques hypertrophiés extirpés pendant la vie, chez des sujets atteints de maladie du sommeil, ont constaté qu'il y avait d'abord hypertrophie de la substance centrale et, en dernier lieu, altération scléreuse |)ouvant gêner le cours de la lymphe ^

Les ganglions lymphatiques sont un des sièges d'élection des trypanosomes, ce qui explique la fréquence des altérations qu'ils subissent. A la première période de la maladie du sommeil et des autres trypanosomiases, les trypanosomes sont souvent plus nombreux, et par suite plus faciles à voir, dans la lymphe extraite des ganglions hypertrophiés que dans le sang.

Les altérations des ganglions lymphatiques dans les trypanosomiases sont évidemment en rapport avec l'augmentation du nombre

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