D. Roudsky, Soc. de Biologie, .3 juin 191i
3. R.-II. Mole, Liverpool Sch. of trop, med., 1906. Mém. XXI. — F.-W. Mott, Rep. of Ihe Sleep. sickn. Comm. of the R. Soc, 1906, n" VII.
des lymphocytes du sang signalée par la plupart des observateurs dans ces infections.-
C. Aliéralions de la peau et du tissu conjonctif sous-jacenl. — Des oedèmes du tissu conjonctif sous-cutané s'observent souvent au cours des trypanosomiases, surtout à la dernière période de ces maladies.
L'œdème se développe souvent aux parties déclives : organes génitaux, paroi abdominale inférieure, extrémités inférieures des membres. Chez les équidés naganés ou surrés, la plaque d'œdème de la paroi abdominale atteint souvent un développement considérable.
Le tissu conjonctif sous-cutané est d'ordinaire le siège d'une injection vive au voisinage des ganglions lymphatiques hypertrophiés et dans les régions œdématiées. Il n'est pas rare d'observer, dans le tissu conjonctif, des hémorragies capillaires, voire même des foyers hémorragiques d'une certaine importance. Laveran a noté assez fréquemment ces hémorragies du tissu conjonctif à la racine des membres chez les cobayes infectés par Tr. congolense.
W, Yorke, qui a fait l'examen histologique de la peau œdématiée d'animaux atteints de trypanosomiase, a constaté une infiltration cellulaire considérable avec de nombreux trypanosomes dans les espaces interstitiels oedémateux'.
D. Foie. — Les altérations du foie sont communes dans les trypanosomiases; le foie est augmenté de volume et sa surface est marbrée de taches jaunâtres.
Le foie malade, friable, peut être le siège de petites déchirures qui ont pour conséquence des hémorragies intrapéritonéales. mais c'est là un accident très rare, comparativement aux déchirures de la rate.
A l'examen histologique, on constate souvent que le foie est envahi par des mononucléaires qui forment des manchons autour des vaisseaux de l'espace porte et qui peuvent s'étendre au lobule proprement dit ^. Cette altération, qui a été décrite par Pettit sous le nom de transformation lymphoïde, n'est pas constante dans les trypanosomiases et on peut la rencontrer dans les infections produites par les Leishmania, les spirochètes et les piroplasmes.
On observe en outre des nécroses disséminées, et parfois étendues, du foie. Ces altérations étaient très marquées chez les souris que Roudsky a réussi à infecter avec un Tr. Lewisi renforcé. Chez certaines souris, le foie avait l'aspect granuleux de la cirrhose ^ ; la nature inflammatoire de l'altération était très apparente dans ce cas.
1. Warhington Yorke, Ann. of trop. med. a. parasil., mars 1911.
2. Pettit, Soc.de Biologie, 4 février l'Jll, et Arch. internat. Pharmacod. et Thér., 1911.