G. Fusco, Riforma med., 1910, n
maux trypaiiosomés *, mais la pathogénie ordinaire des accidents est certainement autre.
Pour expliquer les accidents si souvent mortels et les lésions anatomiques que provoquent les trypanosomes, on a été conduit naturellement à supposer que ces parasites donnaient lieu à la formation de toxines ^.
Uhlenhuth, Hiibener et Woithe ont émis Topinion que chez les animaux dourinés il y avait, à certains moments, mise en liberté d'une toxine; ils ont constaté que le sang des rats fortement infectés par le trypanosome de la dourine tuait rapidement les rats après destruction des parasites par dessiccation ou par Taction de basses températures ^
D'après Landsteiner et Raubitschek, on pourrait extraire des trypanosomes une substance hémolytique '\
Leber a observé des lésions de la cornée à la suite de l'injection, dans la chambre antérieure, de trypanosomes vivants, de sang renfermant des trypanosomes tués ou d'extrait de trypanosomes; il a conclu à l'existence d'une toxine ^.
D'après Beck®, on peut constater l'existence d'une toxine, chez les animaux infectés avec Tr. gambiense, de la manière suivante : du sang contenant des trypanosomes en moyenne quantité est additionné de son volume d'eau physiologique puis filtré; l'injection du filtrat, exempt de trypanosomes, donne lieu à une somnolence passagère chez le rat, à un état maladif chez le lapin, et tue la souris en général en vingt-quatre ou quarante-huit heures.
Laveran et Pettit ont repris l'étude de celte question en suivant une autre technique'.
Du sang d'animaux fortement infectés (rats spécialement) on isole, par centrifugation, les trypanosomes; ceux-ci sont immédiatement desséchés dans le vide sulfurique; le résidu ainsi obtenu est injecté à la souris, soit simplement en suspension dans l'eau physiologique, soit sous forme d'extrait (voir exp. 3). Les quantités de liquide servant de véhicule pour les injections ont toujours été faibles; des
1. E. LÔWENSTEIN, Zcitschr. f. Hygiène, IDOU, t. LXIIl. p. 41G. — Dès 1902 nous fivons appelé l'attenlion sur la fréquence de la mort subite précédée de quelques mouvemenls convulsifs chez les rais et les souris naganés, Ann. de VInsl. Pasteur, 1902^ t. XVI, p. 29.
2. A. Laveran et F. Mesnil, Ann, de l'Inst. Pasteur, 1902, et 1" éd. de cet ouvrage, p. 142. — .M. Mayer, Zeitschr.f. exper. Pathol. u. Tlierap., 1903, t. I, pp. 339-346.
3. Uhlenhuth, Hubener et Woithe, Arb. a. d. k. Gesundheitsamte, 1907, t. XXVII, p. 37.
4. K. Landsteiner et II. Raubitschek, Centralbl. f. Bakter., I, Origin., 31 décembre 1907.