‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 156 sur 410 · S.-H. GAIGER, Journ. of trop, velcr. Se, nov · texte numérisé non relu

S.-H. GAIGER, Journ. of trop, velcr. Se, nov

I. W.-L. Yakimoff el N. Schiller, Centralbl. f. Bakter., [, Orig., 6 avril 1907. — H. -T. Terry, Journ. of experim. med., nov. 1911.

palis; les Rongeurs et les Carnivores peuvent s'infecter en mangeant • des animaux morts du surra, s'ils ont des plaies ou des érosions de la peau ou de la muqueuse buccale, condition qui est d'ailleurs souvent remplie (érosions du museau, blessures de la muqueuse buccale produites par des os, etc.).

§ 6. — Diagnostic. Identification du Tr. Evansi. — Pronostic.

Le diagnostic du surra est facile dans les pays où la maladie est endémique, et chez les animaux qui ont des trypanosomes assez nombreux dans leur sang; les vétérinaires appelés à voir les animaux malades constatent l'existence de symptômes plus ou moins caractéristiques tels que : abattement, œdèmes, parésie du train postérieur chez les chevaux; ils pensent nécessairement au surra et ils font l'examen histologique du sang; s'il s'agit d'un équidé ou d'un chien, l'existence des trypanosomes est, en général, facile à constater; l'auto-agglutination des hématies, très marquée chez ces animaux quand ils sont infectés, fournit une indication intéressante.

Le diagnostic présente au contraire d'assez grandes difficultés quand il s'agit d'animaux qui, provenant de régions infectées, ont été transportés dans des pays où le surra est inconnu et dans le sang desquels les trypanosomes sont très rares, comme cela est de règle pour les bœufs, les buffles, les camélidés.

La provenance des animaux est une indication de la plus grande importance. Quand le pays d'origine figure dans les zones d'endémicité du surra. il est indispensable de soumettre les animaux à une quarantaine rigoureuse, alors même qu'ils ne paraissent pas malades, de faire l'examen histologique du sang et d'avoir recours aux animaux d'épreuve : cobayes, chiens, auxquels on inocule une certaine quantité du sang des animaux suspects.

Dans certaines régions, comme l'Inde, où le surra est la seule trypanosomiase connue chez les équidés, les bovidés et les camélidés, le diagnostic de surra s'impose lorsqu'on a constaté la présence des trypan. dans le sang de ces animaux. En Afrique, où les trypanosomiases animales sont nombreuses, il y a lieu souvent de se demander si les infections qu'on observe sont produites par Tr. Evansi ou par d'autres trypanosomes appartenant au premier groupe de notre classification, c'est-à-dire chez lesquels le flagelle présente toujours une partie libre.

Tr. Evansi a une grande ressemblance avec Tr. Brucei; on peut cependant relever quelques différences morphologiques entre ces deux trypanosomes : Tr. Evansi est d'ordinaire plus effilé que Tr. Brucei: on trouve, dans les préparations du Tr, Brucei, des

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formes plus courtes que clans celles du Tr. Evansi; la partie libre du flagelle est plus longue chez Tr. Evansi que chez Tr. Brucei; le protoplasme est moins riche en granulations chromophiles chez le premier que chez le second.

Tr. Evansi est moins virulent que Tr. Brucei; il donne lieu à des infections à marche moins rapide que ce dernier.

Enfin des animaux ayant acquis l'immunité pour le surra restent sensibles au nagana et réciproquement.

L'expérience suivante démontre qu'un animal ayant acquis l'immunité pour le nagana et pour le caderas reste sensible au surra et que par suite le nagana, le caderas et le surra constituent trois entités bien distinctes '.

Les animaux qui nous ont servi pour établir ces laits sont deux chèvres 1 et II) et un bouc. Tous les trois avaient été infectés, en octobrenovembre 1902, avec du sang d'animal cadéré; à aucun moment, ils n'ont montré de phénomènes morbides; le poids a toujours été en augmentant. L'infection à trypan. du caderas a duré 5 mois environ.

La chèvre I, préalablement à l'infection par le caderas, était solidement immunisée contre le nagana. C'est un des deux animaux qui nous ont servi à établir l'autonomie mutuelle du nagana et du caderas. L'immunité de cette chèvre pour le nagana s'est maintenue : une injection sous-cutanée de sang nagané, faite le 20 mai 1903, n'a amené aucune nouvelle infection. Le 5 juin 1903, les deux chèvres ont reçu ebacune, sous la peau de l'oreille, 0 ce. S de sang dilué de souris avec très nombreux trypah. du surra. En même temps, le bouc (de poids intermédiaire aux poids des deux chèvres) était inoculé avec 0 ce. 5 de sang dilué de souris avec trypan. du caderas.

Les deux chèvres ont réagi de la même façon à l'injection de surra : elles ont montré une légère poussée thermique à 40°, 5, resp. 40°, le cinquième, resp. sixième jour après l'inoculation. La température était redescendue à la normale (entre 38° et 39°) le lendemain, et elle y est restée depuis.

Nous n'avons jamais observé de trypan. à l'examen microscopique du sang des deux chèvres; mais les inoculations de ce sang à la dose de 0 ce. 5 dans le péritoine de souris se sont montrées positives, ainsi qu'en témoignent les expériences suivantes :

1° Sang retiré 5 jours après V inoculation des chèvres. Les deux souris qui ont reçu le sang de la cbèvre I montrent des trypan. dans leur sang à l'examen microscopique 5, resp. 6 jours après leur inoculation. Celles qui ont reçu le sang de la chèvre II montrent des trypan. 5, resp. 7 jours 1/2 après leur inoculation.

2° Sang retiré 10 jours après V inoculation des chèvres. Les deux souris qui ont reçu le sang de la cbèvre I montrent des trypan. dans leur sang à l'examen microscopique î, resp. !i jours après leur inoculation. Celles qui ont reçu le sang de la chèvre II montrent des trypan. 3 jours après leur inoculation.

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