I. Lu drachme = 3 gr. 888. le grain = 0 gr
SURRA 379
Liiïgard a employé, sans succès, pour le traitement du surra : les injections de sérum obtenu en filtrant sur porcelaine un sang très riche en trypan., ainsi que les injections sous-cutanées de sérum d'un bovidé guéri du surra et ayant acquis l'immunité pour cette maladie '.
Pendant l'épizootie de Maurice, un grand nombre de médications ont été expérimentées également sans succès : injections hypodermiques et intra-veineuses de quinine, acide arsénieux et liqueur de - Fowler, eacodylate de soude, arrhénal, injections intra-veineuses de sublimé aux doses préconisées par Baccelli dans le traitement de la fièvre aphteuse.
Edington avait conseillé l'emploi, à titre préventif et à titre curatif, de la bile d'animaux morts du surra, additionnée du tiers de son poids de glycérine. La bile glycérinée était injectée dans les veines à la dose de 20 ce. pour les mules, de 10 ce. pour les chiens. Les résultats de ce mode de traitement ont été nuls.
E.-R. Rost a préconisé l'emploi des injections de sérum de chèvre pour le traitement du surra 2; d'après cet observateur, les trypan. du surra meurent au bout de 1/2 minute à 2 minutes 1/2 dans le sang additionné de 1 p. 100 de sérum de chèvre. Cette assertion n'a pas été confirmée.
L'action du sérum humain sur le trypan. du surra est tout à fait semblable à celle de ce sérum sur les trypan. du nagana et du caderas. Chez une souris de 15 à 20 gr., si Ton injecte 1 ce. de sérum ou 0 gr. 10 de poudre de sérum desséché, on voit disparaître les trypan. en 24 ou 36 heures. Au bout de 8 à 10 jours les trypan. reparaissent en général 3. Une souris guérie du surra après une seule injection de sérum humain (10 cgr. de poudre de sérum desséché) n'avait pas l'immunité; une nouvelle inoculation du virus a produit, chez elle, une infection qui s'est terminée par la mort et dont la marche a été seulement un peu plus lente qu'à l'ordinaire.
Il ne peut pas être question, bien entendu, d'utiliser le sérum humain pour le traitement des gros animaux, en raison des doses qui seraient nécessaires.
Deixonne, frappé de voir que la rate était fortement augmentée de volume dans le surra, a splénectomisé des chiens et leur a inoculé le surra après guérison de l'opération; les chiens splénectomisés sont morts plus rapidement que les témoins4.
Laveran et Thiroux, qui ont institué des expériences sur le traite-
1. Lingard, Report on Surra, vol. 11, part. 1, Bomlmy, J 800, p. Gl.
2. E.-R. Rost, Rapport sur la possibilité de traiter le surra par des injections d'un sérum antiparasitaire. Journal of Palh. and Bâcler., vol. VII, p. 28"), juin 1901.