Panse. Zeitschr. f. Hyg.. t. XL VI, 1904, p
:;. Stordy. The Veterinarian, t. LXXII, janv. 1809. p. 10, et juin 1899, p. 385.
6. Bruce, Hamerton, Bateman et Mackie, Proc. Roy. Soc. B, t. XXXII 1.
7. Balfour, 3"' Report Wellcome Trop. Rcs. Lab., 1911, p. I. 1908, 1909; — Fry. //"' Report, 1911. p. 41. — Bruce in Fry. — D'après Fry. le trypan. .tue le chien en 14-34 jours (moy. 23), le singe (sans doule cercopithèque) en 11-44 (inoy. 24), la gerbille en 6-31 (inoy. 15), la gerboise en 7 jours; les lapins, cobayes et rats sont également sensibles.
NAGANA ' 421
Dans les pays des Sonialis et des Gallas, les maladies à tsétsés ont été signalées à diverses reprises (Donaldson Smith en 1894, prince Nicolas D. Ghika, en 1898), surtout sur les bords de la rivière Ouébi-Chébeli. C'est dans la môme région de TOgaden que Brumpt, alors naturaliste de la mission du Bourg de Bozas, a observé une épizootie, due à un trypanosome, des chameaux de la mission1. Ce trypan. serait inoculé par la Glossina loiujipennis. Les Somalis appellent Aïno la maladie des chameaux et la mouche qui la convoie2. D'après la morphologie du trypan.3, c'est surtout au nagana qu'il y a lieu, provisoirement, de rapporter celte maladie.
Il est possible que la même trypanosomiase existe plus au sud, dans la partie des vallées du Djouba et de l'Ouébi-Chébeli, dépendant du Somaliland italien, où Martoglio vient de décrire, sous le nom indigène de ghindi, une maladie des bœufs, des chameaux, des chevaux et des moutons, qui serait propagée par Glossina pallidipes ''. Mais, d'après sa morphologie, le trypan. serait plutôt à rapprocher de Tr. dimorphon.
§ 2. — Evolution. Symptômes.
Le Tr. Brucei est parmi les plus virulents des trypan. pathogènes pour les Mammifères.
La liste des espèces susceptibles de contracter le nagana, soit naturellement, soit expérimentalement, est déjà longue et il est
1. Brumpt, in Blanchard, Bull. Acad. méd., 3" série, t. XLVI, 20 ocl. 1001 ; et C. R. Soc. Biologie, t. LVI, 23 avril 1004, p. 673.
2. Les chameaux (dromadaires) sont très sensibles à la maladie; néanmoins, ils peuvent vivre assez longtemps s'ils ne travaillent pas. Gomme symptôme local, on n'observe guère que de l'œdème de la fosse sus-orbitaire. L'animal meurt en hypothermie. A l'autopsie, on note la présence d'une grande quantité de liquide pé.ritonéal et d'un peu de liquide péricardique; il n'y a pas d'hypertrophie de la rate.
Un mulet est mort de la môme maladie, également en hypothermie, 3 semaines après l'arrivée dans la zone suspecte.
Des inoculations ont été faites à un âne et à un chamelon; il y avait des parasites dans le sang au bout de trois jours; l'àne est mort en moins de treize jours; le chamelon vivait encore au bout de ce temps.
Le Cercopilkccus sabxus est sensible: un Cynocéphale (Theropithecus gelada), inocule sous la peau, s'est montré réfractaire.
Une chienne de 2 mois, inoculée dans la veine, montre rapidement des parasites; elle meurt en 3 mois 1/2 après avoir présenté une éruption de bulles séro-purulentes sur l'abdomen (au bout de 15 jours), de l'anémie, de l'amaigrissement, un ulcère de l'œil gauche, enfin, 2 jours avanl la mort, de in paralysie du train postérieur.
3. Les Lrypanosomes ressemblent étroitement h ceux du nagana, dit Brumpt. Meanil a pu récemment, à l'examen des préparations qui lui ont été confiées par M. Brumpt. reconnaître que le trypan. en question est en effet plus voisin des Tr. Brucei et Evansi que de toute autre espèce.