Prowazéb, Areh. f. Prolislenk,, t. III, 1003, p
2. II. Ross et SALViN-Moonn, Brllish med. Journ., I!) janv. 1907, p. 138.
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seule partie chromatique du noyau, puis étudié en détail par BreinI etMoore1, Hindle2, Rosenbusch3, Minchin4, etc.
Minchin s'est attaché à établir un lien entre ces deux aspects si différents. La méthode d'Heidenhain ne colore d'une façon élective que le caryosome. alors que le Romanowsky surcolore tous les fins granules chromatiques du réseau nucléaire cl les l'ail apparaître volumineux; le caryosome devient alors difficile à voir cl il faut décolorer •pour le faire apparaître nettement. Nous avions déjà signalé des cas semblables avec des trypanosomes de poissons, tel que le Tr. Remaki6.
En faisant agir sa solution sur des préparations fixées humides et manipulées comme il est indiqué au chapitre II, Giemsa a réussi également à mettre en évidence la structure caryosomique du noyau. 11 n'y a pas de doute que ce soi! là la structure véritable du noyau, celle révélée parla coloration ordinaire des frottis secs étant moins élective. En particulier, tout le monde est à peu près d'accord aujourd'hui pour regarder comme erronée l'interprétation de Schaudinn qui prétendait que la structure normale du noyau des trypanosomes comportait S chromosomes.
11 n'est peut-être pas sans intérêt de faire remarquer que les mômes méthodes mettent en évidence des structures superposables chez des organismes paraissant assez éloignés des trypanosomes, les Sarcosporidies.
Le noyau est généralement plus ou moins arrondi, mais il peul aussi être allongé soit dans le sens de la longueur du trypanosome, soit dans celle de sa largeur. Chez quelques trypanosomes de Batraciens et de Reptiles, il revêt une forme singulière, celle d'un fuseau allongé, généralement arqué (voir lig. IV, 1).
La position du noyau est presque toujours médiane, autant que le milieu du corps d'un trypanosome peut être précisé. Mais chez certaines espèces, par exemple les Irypanosomes du type Leivisi, sa situation est plutôt antérieure. Il peut se trouver aussi dans la moitié postérieure du corps; c'est le cas de certains individus du trypanosome humain de Rhodesia (Tr. rhodesiense).
Le diamètre du noyau, quand il est sphérique, ne diffère guère, pour beaucoup d'espèces, de la plus grande largeur du corps, membrane ondulante non comprise. Il y a souvent un certain rapport entre le volume du corps et celui du noyau. Mais il y a de notables exceptions : ainsi, chez les grosses formes trapues du Tr. rolalorium de1- grenouilles, le noyau a toujours un petit diamètre (voir lig. IL A).
1. BREINL et Moohe, Ann. of trop. Med. a. Parusit., 1. I, nov. 1907, p. 44).
2. Hindlé, rniu. of Californià Pabl., Zool., t. VI, 1900, p. 127. :i. Rosenbusch, Arch. f. Protistenk., t. XV, 1009, p. 203.
4. Minchin, Quart. Journ. micr. Se, t. LUI, 1000, p. 7.">5. •">. Laveran cl Mesnil, Arch. f. Protistenk, t. [, 1002, p. 47?>.
Le petit noyau ou centrosome des trypanosônies est généralement décrit comme une masse compacLc de chromalinc, plus ou moins volumineuse, quelquefois entourée d'une auréole claire. La racine du flagelle vient y aboutir; son extrémité, renflée en un petit grain, se trouve soit à la périphérie de la vacuole, soit au contact de la masse principale.
Une élude plus minutieuse par les méthodes d'Heidenhain et dérivées, a conduit à considérer cet appareil comme un véritable noyau. Rosenbusch. en particulier, considère la masse chromatique comme le caryosome d'un noyau correspondant à la vésicule que nous avons signalée, mais dont les contours sont difficiles à mettre en évidence; parfois on remarque un lin réseau dans la vacuole. En somme, on a là un noyau, dégradé à certains égards, ou plutôt évolué dans un sens particulier.
La masse chromatique apparaît toujours plus volumineuse dans les préparations fixées sèches au Romanowsky que par les autres méthodes. Minchin voit là un surdépôt de couleur. On peut aussi bien interpréter les faits en supposant que la méthode bleu-éosine teinte, en plus du caryosome proprement dit, la ehromatine diffuse dans la vésicule nucléaire et il peut arriver que le noyau entier apparaisse comme une masse homogène fortement colorée.
Cette masse se colore en violet foncé par les mélanges bleuéosine; sa teinte diffère donc de la teinte lilas du noyau proprement dit; mais par la méthode de Twort, qui est très différentielle, elle se teint en rouge comme le noyau.
Sa taille est assez variable. Elle est, par exemple, toujours plus volumineuse chez les espèces non pathogènes du groupe du Tr. Lewisi que chez les espèces pathogènes du groupe du Tr. Bruce i. Elle manque généralement chez une espèce de ce dernier groupe, Tr. equinum, où existe seul un petit grain qui termine la racine du flagelle. Fait très intéressant, pareille disparition a pu être réalisée expérimentalement, pour les diverses espèces du groupe Brucei et même pour le Tr. Lewisi, par l'injection, chez l'animal infecté, de certaines substances chimiques : oxazine (chlorure de friaminophénazoxonium) et acridine (diphénylméthane).
Ce fait, constaté pour la première fois à l'Institut d'Ehrliçh par Werbitzki 1 pour le Tr. Brucei, a été contrôlé au même laboratoire par Kudicke2qui l'a étendu au Tr. Lewisi; Laveran, seul, puis en collaboration avec Roudsky :1, a fait apparaître des variétés acentrosomiques chez les divers trypanosomes pathogènes, ainsi que chez
1. Werbitzki, Centralbl. f. Bakter, I. Origin., t. LUI, 1910, i>. 303.