‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 228 sur 410 · S OU M A · texte numérisé non relu

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§ (i. — Traitement. Prophylaxie.

Thiroux etTeppaz ont obtenu de très bons résultats dans le traitemenl de la souraa, chez le cheval, au moyen du traitement mixte par l'atoxyl et l'orpiment et aussi avec l'orpiment seul.

« Deux chevaux atteints de souma ont été traités avec succès par Porpiraenl seul. Nous croyons, écrivent Thiroux etTeppaz. que ce médicament d'un prix peu élevé, suffira pour traiter les trypanosomiases des chevaux, sans avoir recours h l'atoxyl, dont la valeur, par rapport aux doses qu'il faut administrer, rendrait la médication beaucoup plus onéreuse 1. »

Pécaud recommande la méthode afoxyl-orpiment dans le traitement de la souraa des équidés -.

Rovere a employé l'orpiment dans le traitement des infections produites par Tr. Cazalboui chez les bovidés. Sous l'action du médicament, les trypan. ont disparu du sang, mais les animaux ont eu des rechutes. La disparition, même temporaire, des trypan. est un avantage au point de vue de la prophylaxie 5.

A propos du surra, nous avons indiqué déjà le mode d'emploi de l'atoxyl et de l'orpiment chez les équidés et les bovidés (voir p. 381) nous n'y reviendrons pas ici.

Broden et Rodhain ont employé l'émétique, en injections hypodermiques ou en injections intra-veineuses, chez des bovidés infectés par Tr. Cazalboui. En injections hypodermiques, la dose d'émétique tolérée par les bovidés est, d'après ces observateurs, de 6 mg. par kilogr. ; en injections intra-veineuses pareille dose n'est tolérée que par les animaux très vigoureux *.

Rodhain, Pons, Van den Branden et Bequaert (op. cit.) ont traité avec succès par le tryparosan une chèvre infectée par le Tr. Cazalboui. La chèvre qui pesait 10 kg. a reçu 4 gr. de tryparosan en capsules en 2 heures; au bout de 24 heures, les trypan. n'ayant pas disparu du sang, une nouvelle dose de 4 gr. fut administrée; cette fois la disparition des trypan. fut complète et définitive.

Les glossines étant les agents ordinaires de transmission de la maladie, on doit s'efforcer de mettre les équidés et les bovidés à l'abri des piqûres de ces mouches.

Les animaux infectés doivent ôtre abattus ou éloignés, en tout cas, des animaux sains.

L A. THIROUX et L. TeppàZ, Ann. de l'inst. Pasteur. 23 mars 1!)0S), t. XXIII, p. 240.

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