I. Nocard, C. R. Acad. Sciences, l. CXLV, 1892, p
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Mais il n'en est pas toujours ainsi; et on a observé des dourines du chien chez lesquelles il était impossible de mettre des parasites en évidence.
On constate des arthrites avec épanchement, des troubles oculaires (opacités cornéennes et cristalliniennes, conjonctivite purulente et kératite ulcéreuse avec hypopion).
La fièvre est toujours continue (39u à 40°). Chez les animaux très résistants, au bout de 3 à 4 semaines, la température s'abaisse entre 38°,3 et 38",9.
Il y a toujours des périodes de mieux, mais ces améliorations ne sont que passagères, l'issue étant presque toujours fatale. Pourtant Nocard a vu des chiens guérir après avoir été extrêmement malades.
La période d'état dure un mois en moyenne. Parfois la mort survient brusquement, le malade étant frappé de paralysie. Le plus souvent, l'amaigrissement devient extrême : l'animal représente un vrai squelette ambulant; il finit par ne plus manger; au moindre effort, sa respiration prend un caractère dyspnéique. La mort est subite, duc probablement à une syncope.
Chez les chiens infectés avec le sang de chèvre (v. infra), Mesnil et Rouget ont vu 4 fois sur 5 survenir la cécité.
■ D'après Uhlenhuth, Hubcner et Woithc, l'infection des chiens dure quelques mois et est généralement accompagnée de troubles oculaires conduisant à la cécité.
Zwick et Fischer ont vu deux chiens succomber en 2 et 3 mois ; celui qui a résisté 3 mois a présenté de l'exophthalmie et des trypan. ont été trouvés dans le globe oculaire; ils y sont même restés vivants o jours après la mort.
Pease a montré que le chien indien (chien « paria ») est particulièrement réfractaire à la dourine. De 6 animaux inoculés avec des produits virulents, un seul s'est infecté; une chienne a montré un écoulement vaginal, renfermant des parasites, au bout de G9 jours Dans d'autres cas, Pease a observé une multiplication des trypan. dans l'œdème du point d'inoculation, ou dans ceux développés en d'autres régions du corps; la ponction des ganglions voisins du lieu d'inoculation peut être aussi positive. Mais on ne décèle pas la présence de trypan. dans le sang, môme en l'inoculant au lapin.
Singes. — D'après Nocard, macaques et ruminants de toute espèce sont réfraclaires à la dourine. Mesnil et Rouget ont réussi à infecter un gros Macacus cynoinolgus (= Cynomolgus fascicularis) en lui injectant sous la peau du ventre du sang dilué de souris renfermant des trypan. origine Rouget 1904.
Inoculé le 28 février 1905, ce singe montre des trypan. le 7 mars. Le tableau ci-joint donne à la fois la marche de la température et celle de l'infection pendant les 3 premiers mois de la maladie.
574 TRYPANOSOMES ET THVPANOSOMIASES
L'infection a procédé par poussées successives et a été assez intense.
Pour La plupart des poussées, il y a des rapports très nets avec les élévations thermiques. A partir du 1B mai, l'examen du sang a été constamment négatif, sauf une l'ois le 3 juin. Dans le couranl de juin, le poids est revenu au chiffre initial (2570 gr.)
Le singe a succombé le mois suivant (23 juillet), certainement à une affection autre que la trypanosomiase; le sang pris la veille de la mort, et inoculé à un cobaye à la dose de 2 ce, 5, ne l'a pas infecté.
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