Hindle, Parasitology, t. III, 1010, p
2. Laveran, C. 7?. Acad. Sciences, t. CLIII, oct. 11)11, p. 041).
Lavera* et Mesnil. — Trypanosomos ot Trypanosomiascs. 4
THVPANOSOMGS ET THYPANOSOM1ASBS
somes, nous sommes en mesure de discuter les appellations des 2 masses chromatiques. Elles ont reçu les noms les plus variés. En voici une liste incomplète :
Auteurs. Gros noyau.
Habinowilsch et Kcmpner. Noyau.
Plimmer et Bradford. . . Macronucléus.
Wasilewski et Senn. . . . Noyau.
Laveran et Mcsnil .... Noyau.
Minchin Trophonucléus.
Moore et Breinl Noyau.
Rosenbusch Noyau principal.
Petit noyau.
Nucléole.
Micronucléus.
Racine du flagelle ou blépha-
roplaste.
Blépharoplaste ou centrosome.
Kinétonucléus.
Centrosome extranucléaire.
N oyau blépha roplas tique.
La valeur nucléaire de la grosse masse n'est contestée par personne. Les recherches récentes semblent bien avoir établi que la petite masse chromatique fait aussi partie d'un noyau.
La première mérite bien le nom de noyau principal, non seulement en raison de sa masse, mais encore parce qu'elle a tous les caractères d'un noyau : rôle trophique et rôle générateur. A cet égard, elle mérite d'être comparée au micronucléus des Infusoires ciliés : les appellations de Plimmer et Rradford seraient donc à inverser, si on pouvait poursuivre la comparaison avec les Ciliés; mais elle devient impossible pour le petit noyau des trypanosomes, dont le rôle cinétique est très probable et le macronucléus des Ciliés, qui dirige la nutrition de la cellule. Pour en finir avec ce noyau principal, disons qu'il est plus qu'un trophonucléus, nom proposé par Minchin. Nous conclurons que le nom qui lui convient le mieux est celui de noyau, sans qualificatif.
Les noms de noyau blépharoplaslique {Blepliaroplaslkern de Rosenbusch) et de kinelonucléus, pour le petit noyau, correspondent bien à la réalité des laits.
Le nom blépharoplaste tout court n'exprime qu'une partie du rôle du noyau. On sait que ce nom a été créé par Webber pour désigner les petits grains qui se trouvent à la base des cils des anthérozoïdes végétaux. 11 s'appliquerait donc surtout bien au grain décrit par certains auteurs comme le point de départ de la racine du flagelle et qui est situé à la périphérie de la vacuole nucléaire. Chez les trypanoplasmes, ce seraient les 2 petits grains, situés en avant du noyau, el d'où parlent les 2 flagelles, qui mériteraient ce nom. Minchin l'a déjà appliqué aux trypanosomes et trypanoplasmes avec le sens restreint et précis que nous indiquons ici.
Dans nos premiers lia vaux, nous avons développé les raisons qui nous paraissent militer en faveur d'une homologie entre l'appareil cinétique des trypanosomes el celui des spermatozoïdes (comparer
TRYPAN. CHEZ LE VlîItTKBRÉ
aux figures des trypan. la figure XI, 1-3). Cette homologie est généralement acceptée. Or, il paraît bien acquis que les grains situés à La base de l'appareil cinétique des spermatozoïdes sont des centrosomes. Nous avons pensé pouvoir employer le même mot dans le cas des trypanosomes. Dans un cas comme clans l'autre, les centrosomes auraient abandonné leur rôle de centres cinétiques pour les mouvements internes de la cellule, et ne présideraient plus qu'aux mouvements externes. Cet abandon n'est que momentané dans le cas des spermatozoïdes; il n'est parfois aussi que passager en ce qui concerne les Flagellés. Le cas des bourgeons de Noctiluques, étudié par Ishikawa, est très net à cet égard.
Les divisions nucléaires, préparatoires au bourgeonnement des Noctiluques, sont toutes du type mitotique, et l'on a mis en évidence l'existence de sphères attractives aux deux pôles des fuseaux de division. Or, quand les divisions nucléaires sont finies et que les petits bourgeons se différencient, Ishikawa 1 a vu le flagelle de la jeune Noctiluque se développer à partir de la sphère attractive et probablement même à ses dépens; et ce flagelle reste en relation avec le corpuscule centrosomique (voir fig. XI, 4).
De nouveaux faits sont venus, depuis 1904, corroborer nos vues.
Dobell-, dans un mémoire très document*' sur les Protozoaires intestinaux des grenouilles et des crapauds, a montré que la masse chromatique; (blépharoplaste) des Trichomastix, Trichomonas, etc., d'où partent les flagelles et la membrane ondulante (quand elle existe), joue le rôle de centre directeur de la division du noyau proprement dit; elle donne le filament axial (centrodesmose) de cette division (x, fig. XII, 2 et 3), qui s'étire extrêmement et, au moment de la
Fig. XI. — Spermatozoïdes. — lîoun-
GEON FLAGELLÉ DE NOCTILUQUE.
1. Spermatozoïde non encore adulte de Rana fusca [d'après Bhoman]. — 2. Spermatozoïde non encore adulte de l'escargot [Hélix pomalia) [d'après von KorkfJ. — 3. Spermatozoïde adulte de Bombinalor [d'après Bnoman]. — -1. Bourgeon flagellé de Noctiluquc [d'après Ishikawa] : », noyau; c, c„ c„ centrosomes ; b, baguette de soutien (Stûtzfaden); ni, membrane ondulante.