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TKYPANOSOMIASES
combent après 00 jours d'une ' Irypanosomiase aiguë compliquée. La guérison naturel le semble assez lVéq uen te 1 .
Le cheval auquel fait allusion Pécaud et qui a ^ succombé en 60 jours, a mon- | tré, Je premier mois, des | poussées à 41 °el môme 4i"6; | le second mois, la tempéra- « ture a oscillé autour de 39° ^ (voir le tracé ci-joint, fig.
.|" LXXIX). Malgré ces tempé- « ratures élevées, les trypan.
o n'ont été vus que clans la ■g moitié des examens [micro- % scopiques journaliers. Le
0 cheval est mort dans un | état de cachexie extrême J (fig. LXXX).
f Bouet, à la Côte d'Ivoire,
1 note aussi la marche lente de ^ la maladie chez le cheval; il s rapproche cette évolution de | celle de la souma et l'oppose 5 à celle de la baleri, d'un \ caractère plus grave. Il in- | siste, comme signe diagnosf tique, sur ce qu'il appelle le "S « plaquage » du sang mis ° entre lame et lamelle : les
■° globules, agglutinés par gros § îlots, sont presque impos- | sibles à distinguer les uns
1 des autres, ce qui n'est pas S le cas dans Tautoagglutina- Z tion plus discrète qui s'ob-
2 serve dans les infections à Tr. Pecaudi et à Tr. Cazalboui.
Bien qu'il y ait des cas de guérison chez les équidés,
1. Pécaud, Revue vétêr. milil., t. HI, M sept. 1911 (voir p. 31(1).
INFECTIONS DUES AU TIIYPAN, D1MORPHON 599
rinl'ection à Tr. dimorphon n'en cause pas moins dos ravages considérables dans nos colonies de l'Afrique occidentale. G. Martin a cité le cas suivant : de 07 mulets amenés à Kindia (Guinée), pour le service du chantier du chemin de fer de Conakry au Niger, partie en 1902, partie en 190G, 10 seulement étaient vivants à la fin de 1906, et o d'entre eux étaient infectés de Tr. dimorphon.
Fig. LXXX.
Cheval infecté do Tr. dimorphon, quoique temps avant la mort. On remarquera la position do la patte antérieure droito (rupture du ligament susponscur du boulet).
Nous avons pu, avec le virus qui nous a été fourni par Dutton, Todd et Annett, infecter un cheval. Voici son observation.
Le cheval infecté est fort et a les membres particulièrement trapus. Il pèse kilogr. Il es! inoculé le 13 novembre 1903 sous la peau du cou avec 1/2 ce. de sangdilué de rat avec trypan. non rares. La courbe B •le la figure LXXVIII donne la marche de la température, pendant 2 mois, à partir du joui' de l'inoculation et en même temps des croix indiquent la présence et la fréquence relative des trypan. dans le sang. Ce cheval n'a jamais eu de fièvre continue; on note les 11° et 12e jours une poussée a 39°,4, correspondants l'apparition des trypan. dans le sang; puis une période apyrétique de 7 jours sans trypan. à l'examen microscopique. Les 19" et 20e jours, poussée à 41°; les 23" et 24° jours, poussée à 39°,5; le 29% poussée à 39°, 1. Durant cette période du 18" au 30e jour, les
6U0 TRYPANOSOMES ET THYPA NOSOMIASES
trypan. sont toujours présents dans le sang, à l'examen microscopique, mais ne sont jamais nombreux; ils continuent à y être visibles jusqu'au 53 jour, bien que la température soit revenue à la normale légère poussée à 39° le 42» jour). Depuis, la température ne s'éloigne plus de la normale et les trypan. n'ont été vus qu'une l'ois ii l'examen microscopique (le 81e jour). Mais ils ont persisté, car le sang pris au 105e jour s'est montré infectieux à la dose de 1/2 ce. pour la souris, et le sang pris au 12i«, au 157" et au 183e jours la été à la dose de 2 ce. 5 pour le rat (longue incubation).
Vers le 50° jour, les bourses se sont montrées distendues et, 2 jours après, on a remarqué une large plaque d'œdème tout à fait caracté ristique vers le milieu de la région ventrale; elle a persisté 1 mois 1 2 environ et a complètement disparu. Aucun autre symptôme externe n'a été noté.
Au bout de 7 mois, le cheval peut être considère éomme guéri : 12 cc.,5 de son sang n'infectent pas le rat et le chien entre lesquels ils sont répartis.
A aucun moment, le cheval n'a paru malade. Son poids a un peu augmenté au cours de son infection; il a augmenté notablement après la guérison. Ce cheval a été plus lard infecté de mbori et a succombé (voir ch. xv).
Il convient d'attirer l'attention sur l'œdème de notre cheval qui rappelle tout à fait l'œdème naganique, et qui, d'après Dutton et Todd, n'existe pas chez les chevaux malades de Gambie.
Bovidés. — G. Martin a reconnu le premier l'existence d'infections à Tr. dimorphon chez les Ruminants, bovidés, chèvres et moutons. Dans la maladie naturelle.il est difficile, dit-il, de déterminer exactement la période d'incubation. On trouve parfois le trypan. chez des animaux dont rien, dans l'état général, ne permettait de soupçonner sa présence. L'appétit est conservé jusqu'au dernier moment et il faut quelque attention pour noter un commencement d'amaigrissement. La mort peut survenir très brusquement.
D'après Pécaud, le Tr. dimorphon fait presque d'aussi grands ravages sur les bœufs que le Tr. Cazalboui. Les zébus sont très sensibles, alors que les animaux de petite race sont très résistants (on peut citer comme exemple les bœufs malinkés, observés par Bouet et Roubaud en Haute-Gambie). Sur des zébus et des bœufs du Borgou, la maladie dure en moyenne 2 à 3 mois; mais il y a des cas, assez rares (animaux fatigués) où la mort survient en 20 ù 25 jours; d'autres, peut-être les plus fréquents, dans lesquels la maladie dure 6, 8, 10 et même 20 mois.
Comme symptômes, Pécaud signale : les accès fébriles, variables suivant la forme prise par la maladie; les œdèmes rares et peu accusés; les adénites; les symptômes oculaires qui sont constants ; l'amaigrissement; la cachexie; la chute du poil sur le dos, en pla-
INFECTIONS DllKS AU THYPAN. DiMORPHON
GOl
quës. A la dernière période, on note de la diarrhée. Mort par épuisement, ou guérison après une très longue convalescence.
Les trypan. sont assez abondants au début; mais, sur la fin, ils l'ont complètement défaut, de sorte que, si l'on n'a pas vu le début, on reste très embarrassé pour le diagnostic.
Chèviies et moutons. — Martin, en Guinée, a observé des infections naturelles du mouton dues au Tr. dimorphon; les symptômes sont généralement peu marqués et la marche de la maladie est très Ictile. 11 en est de même de l'infection de la chèvre qui n'atteint d'ailleurs qu'une proportion très restreinte d'individus. Il n'est pas sûr que G. Martin ait rencontré de ces cas en Guinée. En Basse Côle d'Ivoire, Bouet n'en a observé qu'un cas. Pécaud qui a, comme
Bjig. LXXX1.
DÉBUT DU TRACÉ DE TEMPÉRATURE D'UNE CHÈVRE INFECTÉE PAR Tr. DIMORPHON.
0, pas de trypan. ;
trypan. rares; -t— f- non rares, assez nombreux.
Bouet, observé au Dahomey un certain nombre de cas d'infection à Tr. dimorphon du mouton, en signale aussi quelques cas rares chez la chèvre.
Nous avons infecté deux chèvres par inoculation, sous la peau de l'oreille, de sang de rat, avec Tr. dimorphon. L'une d'elles (I) a succombé en 12 jours 1/2 à une infection aiguë. 6 jours après l'inoculation, la température est à 39°, 5 ; le lendemain et le surlendemain, à 40°,6; les jours suivants à 40°, 40°, 5, 40°, 5, et 39°, 5. Les trypan., rares 7 joursaprès l'inoculation, ont été asseznombreux du huitième jour jusqu'à la mort.
L'autre chèvre (11) a résisté près de 2 ans et a môme paru guérie pendant un certain temps. Son observation ne manque pas d'intérêt.
Elle est inoculée le 28 décembre 1903. La maladie a débuté comme chez la chèvre I : forte fièvre, trypan. assez nombreux à l'examen microscopique. Mais ensuite, la température est revenue peu à peu, par une série d'oscillations (voir la courbe ci-dessus, fi g-. LXXXI), à la normale; les trypan sont devenus rares; ils sont vus à l'examen microscopique journalier pendant 1 mois; depuis lors, cet examen a été négatif; mais
TRYPAN0S0MES ET TIIYPANOSOMIASES
une souris, inoculée avec 0 ce. 5 de sang de la chèvre pris au bout de 2 mois, et un rat, inocule avec 2 ce. 5 de sang pris au bout de 3 mois 1/2, s'infectent. L'état général est bon.
Le 14 mai '. un rat inoculé dans le péritoine avec 2 ce. de sang, ne contracte pas d'infection. On suppose la chèvre guérie et, comme elle avail acquis auparavant l'immunité pour te surra, on cherche à contrôler cette immunité par une inoculation pratiquée le 30 juin 1904 de 2 ce. de san»- dilué de cobaye à Tr. Evansi (Maurice). La température monte à 40°t> les 8 et 9 juillet; les autres jours, elle est normale.
lies rats inoculés les 5 et 11 juillet, chacun avec 3 ce. de sang, s'infec lent assez rapidement; tous les deux montrenl une infection à dimorphon, associée chez le second à une infection à Tr. Evansi.
Le 19 septembre, 6 ce. du sang de la chèvre sont partagés entre un rat et tin cobaye qui ne s'infectent pas.
Le 15 octobre, la chèvre est réinoculée sous la peau de l'oreille avec 2 ce. de sang dilué de cobaye à Tr. Evansi (Inde); les 18 et 19. réaction thermique (40°8 et 40°o).
Le 22 octobre, inoculation de 1/2 ce. de sang à une souris : pas d'infecl ion.
Le 29, inoculation de 5 ce. à un cobaye : infection à dimorphon après une incubation de plus de 20 jours.
Le 9 décembre, inoculation de 8 ce. à un cobaye : pas d'infection.
Le 27 janvier 190a, inoculation de 20 ce. à un chien : infection à dimorphon après une incubation de 19 jours; mort en 40.
Le 31 mars, même inoculation : le chien s'infecte en 14 jours et meurt en 37.
Deux autres inoculations pratiquées les 23 mai et 3 juillet ne donnent pas de résultat, les chiens ayant succombé prématurément.
Le 10 octobre, la chèvre paraît malade: les trypan., nettement du type dimorphon. sont assez nombreux à l'examen microscopique. Ils ont un peu diminué de nombre le lendemain, jour de la mort de la chèvre.
L'animal pèse à ce moment 20 kg: il a une rate de 247 gr.
En somme, l'animal a succombé en 21 mois 1/2. L'infection était devenue latente et plusieurs fois, le sang-, à la dose de quelques cent, cubes, ne s'est pas montré infectant. Cet élat d'infection n'a pas empêché l'animal de conserver son immunité pour le surra (une seule fois, 11 jours après la lré réinoculation de Tr. Evansi, l'inoculation d'épreuve a mis en évidence ce trypan.)
Avec le Tr. dimorphon de Guinée, G. Martin, à l'Institut Pasteur, a inoculé un bouc et une chèvre; le bouc, ramené de Guinée, était déjà guéri d'une trvpanosomiase. Les deux animaux ont contracté une infection à forme légère qui a duré au moins 3 mois (le premier mois, des trypan. ont été vus à plusieurs reprises à l'examen direct). Après guérison, Mcsnil les a réinoculés avec le Tr. dimorphon de la mémo provenance; les 2 animaux se sont encore infectés; le boue a