I. Toute celle partie de l'observation est restée inédite
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guéri: mais la chèvre est morte 26 jours après sa réinoculation; le jour de sa mort, le sang renfermait de nombreux Tr.' dimorphon.
Parallèlement à ces 2 caprins. G. Martin a inoculé, avec le Tr. dimorphon type (de Gambie), un moulon ramené également de Guinée, guéri de sa trypanosomiase. Ce mouton s'est réinfecté : des In pan. ont été vus plusieurs fois à l'examen direct les deux premiers mois, la maladie a duré au moins 3 mois. Après guérison, ce mouton a été réinoculé par Mesnil avec le même virus-type. Il s'est encore réinfecté : de rares trypan. ont été vus à deux reprises dans son sang qui est resté infectant au moins deux mois.
Le Tr. dimorphon et le virus de. Guinée qui lui est assimilé se sont donc, dans ces expériences, comportés de la même façon. Contrairement à la règle pour les trypanosomiases des chèvres et des moutons, la guérison n'a pas conféré l'immunité. Il n'en est pas toujours ainsi.
Deux moutons inoculés par Laveran de Tr. dimorphon, après guérison d'une infection par le Tr. Pecaudi et immunité constatée voir ch. xxvi), se sont infectés et ont guéri : l'un deux n'avait pas l'immunité pour le Tr. dimorphon (il a pu être réinfecté 2 fois), mais l'autre s'est montré immun dès sa première guérison '.
Un mouton mâle, inoculé dans le péritoine par Thomas et Breinl, a succombé en 84 jours. Du 16e jour jusqu'à la mort, les trypan. ont été présents à l'examen direct; ils ont même été assez nombreux du 26° au 33" jour (10 à 40 par champ).
Il convient de citer à part un mouton, ramené de Guinée par G. Martin et qui paraissait guéri de son infection (5 ce. de sang n'infectent plus le cobaye). Atteint de clavelée, ce mouton a présenté une rechute de trypanosomiase des plus caractérisées (pendant un mois, périodes avec nombreux trypan. dans la circulation, séparées par des crises); le mouton a succombé.
Porcs. — D'après les observations de G. Martin en Guinée, la trypanosomiase se manifesterait chez le porc par de l'abattement, de l'amaigrissement, de la voussure de la colonne vertébrale. A la fin de la vie, l'animal marche la tète basse et en titubant; il présente du tremblement et de la paralysie du train postérieur. L'appétit est conservé jusqu'au dernier moment.
Dans d'autres cas, la mort survient presque subitement, sans qu'aucun symptôme l'ait fait prévoir.
Chiens. — C'est encore G. Martin qui le premier a signalé les infections naturelles du chien dues au Tr. dimorphon. Depuis, de pareilles infections ont été signalées dans toutes les régions où sévit le Tr. dimorphon, en particulier dans la vallée de la Haute Volta noire (Boudard et Dupont).
I. Laveran, G. R. Acad. Sciences, t. CXLVIIl/mars 1900, p. 818.
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Celte espèce animale est particulièrement sensible et les symptômes sont accusés : amaigrissement, malgré la conservation de l'appétit, perte des poils, souvent cécité, tremblement, parésie du train postérieur parfois plus marquée d'un côté que de l'autre. D'après Bouffard et Dupont, l'animal succombe cachectique au bout de 5-6 mois. Il y aurait des guérisons. G. Martin cite le cas d'une chienne qu'il a vue Irypanosomée et presque moribonde; elle est revenue peu à peu à la santé.
Un chien adulte inoculé par nous, s'est infecté après une incubation de 10 jours; il est mort en 23 jours; fièvre continue (voir la
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Fig. LXXXII.
Tracé de température d'un chien infecté avec Tr. di.moupiion. 0, pas de trypan. ; + trypan. rares; -+-+ non rares; assez nombreux.
courbe ci-dessus); trypan. presque toujours présents à l'examen microscopique, assez nombreux peu avant la mort. Durant toute la maladie, aucun symptôme externe n'a attiré notre attention.
A l'autopsie de ce chien, nous n'avons noté qu'une hypertrophie de la rate qui avait bien sextuplé de poids (97 grammes pour un chien de 7 kg. 500).
Tous les chiens inoculés par Martin avec des virus de diverses origines animales (porc, chien, cheval, âne, mouton et bœuf), ont succombé au bout de temps variables (voir le tableau ci-dessous).
D'après Thomas et Breinl, les chiens succombent en 10 à 19 jours; certains jeunes chiens résisteraient jusqu'à 36 jours. A l'examen direct, on voit toujours des parasites dans la circulation.
Cazalbou 1 a expérimenté au Soudan sur un grand nombre de chiens. « La dernière période de la maladie est marquée par des
1. Cazalbou, Ann. Inst. Pasteur., t. XXI, 1907, p. 911 et Noies de pathologie exotique, Paris, Assrlin et Houzeau, 1010'
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désordres nerveux, se traduisant par des plaintes, des convulsions, des évacuations diarrhéiques bilieuses; ces phénomènes sont plus bruyants dans les formes chroniques. »
L'hypersplénie et l'hypertrophie ganglionnaire sont d'autant plus accusées que l'affection présente une plus longue durée. Sur 17 animaux, il s'est produit 9 cas du type aigu (mort survenue du 8e au 11° jour), h cas du type subaigu (de 18 à 29 jours) et enfin 4 cas du type chronique (de 3-4 à 88 jours). Tous les types aigusse sont manifestés sur des animaux d'espèce saharienne et tous les types chroniques sur des chiens achetés entre Ségou et Tombouctou.
L'étude du Tr. dimorphon a élé poursuivie sur un certain nombre de mammifères qui ne présentent jamais d'infections naturelles. En dehors du virus type, étudié à l'Institut Pasteur et à l'École de Liverpool, les virus de Guinée de Martin ont donné lieu, de la part de ce savant, à un certain nombre de recherches expérimentales, dont il a résumé les résultats dans un tableau qui donne une idée