Hruce, British med. Journ., 20 noùt 190t
3. Rabinowitsch ol Kempner, Zeitschr. f. Hyy., i. XXX, 11)09, p. 2.ril.
TRVPANOSOMES ET TUYPANOSOMI ASES
recherches préliminaires de Léger1, Brumpt2, en particulier, a fait connaître l'évolution des trypanosomes des poissons (marins et d'eau douce) et celle du Tr. inopinatum de la grenouille verte, chez diverses sangsues. Il a eu aussi des résultats expérimentaux avec les trypanoplasmes, également chez les sangsues. Nous y reviendrons plus loin.
Les premiers faits positifs relatifs à une évolution des trypan. pathogènes africains chez les Glossines ont été publiés par Gray H Tufloch en li)05 ;; ils opéraient dans l'Ouganda et se servaient de Glossina palpalis qu'ils nourrissaient sur des singes infectés de Tr. gambiense.
21 heures après l'ingestion de sang contenant des trypan., on constate que l'estomac de 10 p. 100 des glossines contient autant de trypan. que d'hématies; ce nombre considérable de parasites persiste les jours suivants jusqu'au 12°, à condition que les glossines soient nourries toutes les 48 heures. Celle multiplication n'a été observée que chez des femelles.
Chez des mouches témoins, capturées comme les précédentes, dans le voisinage d'Entebbc, et examinées 24 heures après avoir piqué un singe non infecté, 1 p. 100 seulement renfermait ce nombre énorme de trypan.; c'est sans doute la proportion qui existe dans la nature.
Chez la mouche, les trypan. varient de dimensions de 20 à 100 y. Leur particularité principale consiste en ce que le centrosome est situé généralement en avant ou à côté du noyau. Dans les rosaces, les extrémités postérieures non flagellées sont au centre.
Cray el Tulloch n'ont pu réussir à infecter les singes en leur inoculant du contenu stomacal de glossines bourré de trypanosomes. Ils ont vu des trypan. dans les glandes salivaires. Peut-être sont-ce seulement ceux-là qui sont capables de produire l'infection?
Ces faits étaient confirmés peu après par H. Koch 1 qui décrivait, non seulement l'évolution du Tr. gambiense chez GL palpalis. mais encore celle du Tr. Brircei chez Gl. morsitans (la tsétsé proprement dite des anciens auteurs) et Gl. fusca.
Dans l'un comme dans l'autre cas, on observe, dans le tube digestif des glossines qui ont dû sucer du sang parasité, des formes de deux types bien tranchés : les unes massives à plasma abondant, se teintant fortement en bleu et à noyau rond, spongieux; les autres de forme mince et élancée, à protoplasme non cyanophile, et à noyau
1. L. LÉGER, C. R. Soc. Biologie, l. LVII, 5 nov. 1904, p. 344.