Brumpt, C. R. Soc. Biologie, 1906, l. LX, pp. 77 el
3. Gray et Tulloch, Roy. Soc, Report* of the Sleep. Sickn. comm., n° VIII, 1905.
4. Koch, Deutsche mediz. Woch., 23 nov. 1003, p. 1865, et SiUungsber d. K. pr. Alcad. d. Wissensch., t. XLYI, 23 nov. 1905, p. 058.
bacilliforme constitué par une masse uniforme de chromatine. Il y a tout lieu de supposer, dit Koch, que, par analogie avec ce que Ton sait pour d'autres hématozoaires, il s'agit là d'éléments Ç pour les premiers, cf pour les autres. Plus tard, on observe des formes volumineuses, uniflagellées, mais avec plusieurs noyaux, et finalement on aboutit à des individus avec centrosome en avant du noyau (formes Crithidia).
Dans le liquide du bulbe, on trouve toujours des formes Irypanosomes (identiques à celles du sang), à côté des précédentes et Koch esl convaincu que ce sont ces formes qui déterminent l'infection d'un nouveau mammifère. Comme Gray et Tulloch, il n'a pu en effet infecter des rats avec le contenu stomacal de mouches.
Les conclusions de ces savants ont bientôt été l'objet de critiques de la part de Minchin, devenu le collaborateur de Gray et Tulloch1 dans l'Ouganda, et de Novy- qui avait reçu des préparations de contenu intestinal de Glossina palpalis. Il a été reconnu que la plupart au moins des formes décrites par Gray et Tulloch n'ont aucun rapport avec le trypan. humain. L'argument qui a paru le plus topique est que les tsétsés de l'île inhabitée de Kimmi, du lac Victoria, renferment de ces flagellés dans leur tube digestif.
Novy a créé le nom de Trypanosoma Grayi pour des formes très variées se rattachant à deux types : l'un mince et très allongé, avec long flagelle libre, noyau bacilliforme et gros centrosome antérieur au noyau; l'autre plus trapu avec noyau arrondi, centrosome au voisinage du noyau, membrane ondulante bien développée, court flagelle libre. Il compare ces deux types aux formes « mâles » et « femelles» de Koch.
Minchin, Gray et Tulloch acceptent le Tr. Grayi et précisent sa description. Ils font encore connaître, sous le nom de Tr. Tullochi, un autre flagellé des tsétsés, qui, malgré sa ressemblance avec Tr. gambiense, en serait spécifiquement différent. Minchin3 décrit d'ailleurs l'évolution du Tr. gambiense chez la Glossina palpalis, évolution qui ne dure que 72 heures. Ce qui la caractérise, c'est la dillV'renciation très nette en deux types, correspondant aux formes minces et trapues du sang, avec disparition des formes intermédiaires qui existent dans le sang (Minchin se refuse à employer les termes de mâle et de femelle, rien ne prouvant qu'ils correspondent à la réalité); les jours suivants, on revient à un type uniforme, très long et d'un volume plus considérable que les jours précédents.
H y a là une sorte d'évolution avortée. Minchin est d'ailleurs convaincu que la Glossina palpalis joue un rôle purement méca-
1. Minchin, Gray <!t Tulloch, Proc. Roy. Soc. U., t. LXXV1II, 1900, p. 242.