IV. — Durée du traitement
Lorsque, chez un sujet atteint de maladie du sommeil, on a vu tous les symptômes disparaître à la suite d'un traitement approprié, et que l'examen du sang, de la lymphe et du liquide cérébro-spinal
1. Van Campenhout. Bullet. de l'Acad. R. de médecine de Belgique, AQQÎ. . • 2. A.-G. Hagshawe, Transact. of the /?. Soc. of trop. med. a. hyg., novembre 190». :i. H. Ross, Aimais of trop. med. a. parasilol., 1910- 4. R. Ross et I). Thomson, Proceed. of the R. Soc., B, t. 83, 1911. ."). L. Martin, Bulletin médical, 1 > mai i!)H.
ne révèle plus la présence de trypan., on est disposé à croire à la guérison et à cesser le traitement. Il faut bien savoir que, môme dans ces conditions, si favorables en apparence, le traitement doit être continué, afin d'éviter les rechutes, malheureusement très communes. Un des meilleurs moyens que Ton ait de constater la guérison consiste à employer les animaux d'épreuve comme il a été dit plus haut (voir p. 765). Il faut attendre, pour faire cette épreuve, que le traitement ait été interrompu depuis un mois au moins.
L'examen du sang-, au point de vue de l'auto-agglutination des hématies, fournit une indication très utile. L'auto-agglutination qui est à peu près constante au cours de l'infection, diminue chez les sujets traités et disparaît chez les sujets guéris.
Le médecin n'oubliera pas que des rechutes peuvent se produire chez des sujets qui, depuis des mois ou depuis des années même, paraissaient guéris '.
Chez les sujets^ qui n'ont pas dépassé la première période de la maladie, lorsque la médication mise en usage a fait disparaître rapidement tous les symptômes, un traitement méthodique d'une année environ, avec de petits intervalles de repos, pourra suffire, mais, après cessation du traitement, une surveillance médicale attentive sera indispensable afin de combattre rapidement les rechutes si elles se produisaient.
Chez les malades qui sont arrivés à une période plus avancée, quand les médications employées ne réussissent pas à faire disparaître rapidement tous les symptômes, et que l'examen du sang, de la lymphe ou du liquide cérébro-spinal révèle encore l'existence de trypan., le traitement doit être continué plus longtemps et il est impossible de fixer une limite à sa durée. D'après Broden et Rodhain, le traitement ne doit être interrompu que lorsque le liquide cérébrospinal a repris ses caractères normaux.
§ 12. — Prophylaxie.
Dans l'état actuel de la science, on peut dire que les mesures de prophylaxie contre la maladie du sommeil ne sont applicables qu'aux .régions où existent des tsétsés. Quelques observateurs ont admis d'autres modes de propagation, mais les preuves scientifiques manquent et. comme nous l'avons dit plus haut (V. p. 754). on ne peut pas citer un seul fait avéré de propagation de la maladie du sommeil en dehors de l'Afrique intertropicale. La contagion dans
I. J.-L. Todd, The durnlion of Iryp.inosome infections, Arch. of internai medicine, avril 101 1.
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d'autres régions du globe ne serait à redouter que si des Glossina, transportées dans ces régions, y trouvaient des conditions favorables à leur développement. L'importation de quelques tsétsés vivantes dans certaines régions du globe pourrait avoir des conséquences désastreuses; les savants qui étudient les glossines et qui se livrent à des expériences sur ces mouches, dans des pays chauds, en dehors des zones à tsétsés de l'Afrique, ne devront pas s'exposer à être les agents de cette exportation des glossines.
Les mesures de prophylaxie contre la maladie du sommeil comprennent, d'une part, les mesures ayant pour but de détruire les glossines, de les éloigner des agglomérations ou de mettre l'homme à l'abri de leurs piqûres, d'autre part, les mesures ayant pour objet d'empêcher les individus atteints de trypanosomiase de transmettre leur maladie
I. — Mesures ayant pour but de détruire les glossines, de les