‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 31 sur 410 · Minchin el Thomson, Ibid., 3 juin 1911, p · texte numérisé non relu

Minchin el Thomson, Ibid., 3 juin 1911, p

THYPAN. CHEZ L'INVERTÉBRÉ 73

La question du rôle du pou des rais, Hsemalopinus spinulosus, est moins bien résolue. Il esL pourtant probable que l'évolution du Tr. Lewisi jusqu'à un stade capable d'être réinoculé au rat par h; pou, peut se faire chez cet insecte. Les recherches toutes récentes de Gonder1 corroborent cette conclusion, qui résulte d'un certain nombre de travaux.

Mais il parait certain que le pouvoir de transmission du pou, qui ne s'exerce qu'après une longue incubation (30 jours), et est plus ou moins « accidentel ». n'est nullement comparable à celui de la puce. Minchin i a insisté à juste raison sur celte différence. Il considère la puce comme le seu'l hôte intermédiaire naturel.

Prowazek :!, en suivant le premier (190o) l'évolution du Tr. Lewisi chez VHaemalopinus, a signalé, au début, un phénomène sexuel : deux éléments flagellés s'unissent et donnent un zygote ou ookinèle, dépourvu de flagelles. Gonder confirme le fait; d'après lui, l'acte sexuel se placerait au 8-10c jour.

Chez les glossines, tant étudiées à ce point de vue ces dernières années, aucun fait bien établi ne peut être retenu concernant le processus sexuel. Par exemple, dans le cas du Tr. Cazalboui, où l'évolution est limitée à la trompe, il semble bien difficile que ce phénomène ait échappé à l'observation.

Si donc il y a quelquefois acte sexuel dans l'évolution des trypanosomes chez les invertébrés, il doit être limité à un petit nombre d'espèces. Il serait à la base de l'évolution chez le moustique, Calex pipiens, des hématozoaires de la chevêche, à cycle si compliqué et si particulier que Schaudinn a fait connaître en 1904. Nous examinons dans un autre chapitre (Ch. VI) cette question de l'alternance de générations entre trypanosomes et hématozoaires endoglobulaires.

Les trypanoplasmes des poissons, eux aussi, paraissent avoir une évolution, parallèle à celle des trypanosomes, dans les sangsues du genre Piscicola. Brumpt et surtout Keysselilz ont suivi cette évolution. Pour Keysselilz elle est précédée d'une copulation et d'un stade ookinète.

La supposition pouvait être faite que l'évolution des trypanosomes ' liez leurs hôtes invertébrés est parfois héréditaire3. Sambon, en particulier, a soutenu énergiquement cette thèse pour ce qui concerne les glossines. Or, à cet égard, tous les savants qui ont expérimenté avec les tsétsés nées de pupes au laboratoire sont

!. Gonder, Centralbl. f. Bakter., I. Origin., I. LXI, 1911, p. 102.

2. Minchin, Trans. Soc. of trop. Med. a. ffyg., t. V, nov. 1011, i>. 31.

■i. Prowazek, Arb. a. d. Kais. Gesundlieilsamte, t. XXII, 1908, p. 1.

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