TRYPANOSOMIASE HUMAINE AMÉRICAINE SO
des spermatozoïdes, des cellules, certaines très volumineuses, avec des parasites. Vianna a vu deux parasites logés dans des vacuoles de la tète d'un spermatozoïde.
Deux fois sur six, le sperme, obtenu en déterminant la mort brusque du cobaye, renfermait des Schizotry panum.
Chagas et Vianna signalent encore, mais sans en donner une description détaillée : l'hypertrophie des ganglions de la cavité abdominale, du médiastin, de l'aîne, de l'aisselle, du cou; la dégénérescence graisseuse plus ou moins accentuée du foie, rappelant, dans les formes aiguës, le tableau de la fièvre jaune; la légère hypertrophie de la rate, dont le tissu est parfois friable; des réactions inflammatoires dans les reins, l'hypophyse et la glande parotide.
§ 4. — Agent pathogène.
Formes trypan. du sang circulant. — On trouve, dans le plasma circulant, des formes trypanosomes assez variées (fig. CXII1). Elles
Fig. CXII1. — Schiz Cruzi dans le sang du cobaye (dessin do Marc. Blanchard). G = 1750 D.
montrent, dit Chagas, un dualisme morphologique des plus nets que mettent en évidence les préparations traitées au Giemsa (fig. CXIV 3 et 4) et encore mieux celles traitées au Rosenbusch (fig. 5 et 6). Les figures 4 et 5 représentent, d'après Chagas, des formes mâles; elles sont relativement minces, avec noyau allongé, et centrosome particulièrement volumineux portant souvent, en avant de lui, une masse chromatique secondaire. Les figures 3 et 6 sont les formes dites femelles, assez trapues, avec centrosome terminal ou subterminal, et noyau à chromatine lâche. Brumpt n'admet pas ce dimorphisme de caractère sexuel. Pour lui, les formes mâles de Chagas sont des trypan. jeunes, qui grossissent en vieillissant, perdent en même temps de leur mobilité et donnent les trypan. trapus dits femelles.
.806 THYPAN0SOMES ET T11YPAN0S0M1 ASKS
La longueur moyenne est de 20 \x, avec faibles variations.
Chagas n'a pas observé de différences dans la morphologie du trypan. suivant l'espèce animale chez laquelle on le rencontre, homme, singe ou cobaye. Il a insisté sur l'existence de formes endoglobulaires, surtout fréquentes au début d'une infection. L'inclusion dans le globule est rarement totale : ou bien une des parties est libre (2, fig. CXIV), ou bien le trypan. traverse le globule de part en part, ou encore il peut n'y adhérer que par son centrosome (fig. 3 et 4). Ces observations n'ont pas été confirmées jusqu'ici.
Multiplication dans les organes. — Jamais on n'a observé de multiplication du trypan. dans le sang circulant. En revanche, Chagas, puis Vianna, ont décrit successivement deux modes de
Fig. CXIV. — Schiz. Cruzi dans le sang (d'après Chagas).
I. Prétendu stade ondoglobulaire. — 2 et 4. Trj-pan. en rapport avec des hématies, après des colorations au Giemsa. — 5 et 6. Trypan. après des colorations à l'IIeidenhain. — Ç, formes femelles; formes mâles.
multiplication : l'un dans le poumon, l'autre clans les cellules d'un grand nombre d'organes; ce dernier mode, retrouvé par Brumpt, paraît jouer le rôle essentiel dans la pullulation du trypan, dans l'organisme parasité. Tous les observateurs sont d'accord en effet pour regarder ce mode comme représentant la véritable schizogonie du Schiz. Cruzi.
Cette multiplication schizogonique, d'abord observée par Hartmann dans les cellules pulmonaires se fait suivant le mode binaire ; le parasite se présente dans les cellules comme une véritable Leishmunia : masse ronde ou ovoïde de 2 à 3 p, de diamètre, avec noyau sphérique et centrosome bacilliforme. La division a lieu en deux sur place et on observe assez facilement les diverses étapes du processus. Cette division répétée conduit à la constitution de sortes de nids parasitaires qui occupent une place de plus en plus grande dans la cellule qui les héberge (fig. CXII, 1 à 4). Nous avons vu, au