‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 332 sur 410 · Ki nstler, C. fi. Acad. Sciences, t. XCVII, 1883. p · texte numérisé non relu

Ki nstler, C. fi. Acad. Sciences, t. XCVII, 1883. p

3. Laveban el Mesnil, C. fi. Acad. Sciences, t. CXXXV, 20 oct. 1002, p. 600.

4. G. Martin, C. R. Soc. Biologie, t. LXII, avril 1007. p. 504; — Bouet, Ibidem, t. LXVI, avril 1000, p. 600; - - Wenyon, 3«> Report Wellcome lies. Lab.. 1908 (mars 1000); — França, Arch, Inst. Bâcler. Camara Pestana. I. 111. 1910, p. 220. — ('.a ri ni vient d'en observer chez un Mabuia américain.

5. Miss Rodehtson, Spolia Zeylanica, t. V, 1008, p. 178; — Bouet, /. c. : — Catouillard, C. fi. Soc. Biologie. I. LXVII, déc. 1909, p. 804.

0. MATHIS et Léger, Recherches de Parasitologie... au Tonkin, Paris, Masson, 1911: — Todd el Wolbach, Journ. ofmed. Res., I. XXVI. juin 1012. p. 195.

THYP ANOSOMES DES REPTILES 843

Les trypan. des Crocodiliens ont donné lieuaussi à des recherches intéressantes, en rapport avec l'étiologie de l'infection; les travaux de Kleine tendent en effet à établir une relation entre ces trypan. et un flagellé du tube digestif de Glossina palpalis, que le savant allemand rapporte au Tr. Grayi1.-

Les recherches de Dutton, Todd et Tobey, de Wenyon, de Bouet, de Mathis et Léger, ont fait connaître quelques trypan. de Serpents 2.

Enfin, nos connaissances des trypan. de Chéloniens, commencées avec le Tr. damonise, se sont poursuivies par la description d'un certain nombre d'espèces 3. L'une d'elles, Tr. villalœ de la tortue de Geylan, Emyda villald, mérite une mention particulière, car c'est la seule espèce pour laquelle l'évolution ait été suivie chez l'invertébré ectoparasite, sangsue dans le cas particulier 4.

Pour les autres trypan. de reptiles, il y a lieu de chercher l'hôte invertébré de préférence parmi les Sangsues pour les espèces parasites de reptiles aquatiques, et parmi les Ixodes pour les espèces parasites clé reptiles à vie exclusivement terrestre.

Nous donnons la liste des trypan. des reptiles, actuellement connus, rangés suivant la place zoologique de l'espèce hôte :

ESPÈCES

CONTRÉES

AUTEUHS

REMARQUES

Crocodiliens.

Crocodilus nilolicus létale'1'6 ""^isoch, Kleine.

Crocodilus cataphractus Congo.

(Dutton-Todd-Tobey, ) 190"/.

Tr. Koclii, sp.

Chéloniens.

Damonia lieevesii.

Tortue (sp.?)

- (sp-?)

Sternotlierua derbianus.

Emyda vittata

Chelodina lonf/icollis . . .

rient. .1902. \Tr. damomx.

Gambie. Dutton-Todd, 1903.

Ouganda. Minchin, 1910.

Bouet, 1909. Tr. Pontyi.

r, , (Miss Robertsoi),j„ ....

Ceylan. \ 1908 im ',2V. mtlatz.

Australie |johnston, 1907-191 1. 1 Tr. chelodinx.

1. Koch, Deutsche mediz. Woch., 1906, n° SI, appendice, et 1907, p. 19; Rapport de la mission allemande de la maladie du sommeil, 11)09; — Kleine, Deutsche mediz. Woch., 28 juill. 1910, p. 1400; Kleine et Taute, Arb. a. d. Kais. Gesundheit., t. XXXI, 1911.

2. Dutton, Todd, Todey, Ann. of trop. Med. a. Par., t. I, 1907, p. 303; — Wenyon, l. c. et Parasitology, t. I, déc. 1908 (paru en mars 1909), p. 313; — Bouet, I. c. ( — Mathis et Léger, C. P. Soc. RM., t. LXV1I, 1909, p. 572 et l. c.

3. Dutton, Todd, Tobey, l. c. ; — Minchin, Sleep. Sickn. Comm., Report X, 1910; — Bouet, l. c.\ — Miss Bodertson, i. c. — Jojinston, Proc. Linnean Soc. N.-S.-W., I. XXXVI, 1911, p. 471).

■ 4. Miss Rodertson, Quart. Jown. of micr. So., t. LUI, juill. 1909, p. oGo.

THYPANOSOMES ET TIIYPANOSOMIASES

FAMILLES

ESPÈCES

CONTREES

AUTKUHS

REMARQUES

Sauriens.

Semidaclylus Leichenaultii. . .

— tricdri

Geckonidx.

Agamidx.

Varanidx.

Scincidx.

Chameleontidx.

— Letchenaultii . .

Pstjlodactylus caudicinctus . . .

Platidaetylut mural»

( Acànihos&ura Fruhstorferi.

( Agama colonoritm

| Varanus niloticus

Mabuia Raddonii

— quinquetœniata. . . .

— maculilabris

— Perroteti

Colubridx.

Viperidx.

— agilis

Lygosoma (sp. ?)....

Cliamxleon vulgaris ,

Coy Ian .

ivi io>i ivoijonson, i vues

\Tr.

ld

perlenue.

Id.

ïd.

,Tr.

Lesche-

. naultii.

Tr.

Gallayi.

Tunisie.

Catouillard, 1909.

Tr.

tyi

platidac-

Tonkin.

Mathis-Logor, 1911.

Gambie.

Todd-Wolbach,19l2.

Soudan égypt.

Wenyon, 1909.

Tr.

varani.

Guindé franç.

G. Martin, 1907.

Tr.

lioiieti.

Soudan égypt.

Wenyon, 1909.

Tr.

mabuix.

Côte d'Ivoire.

Bouet, 1909.

Tr.

Martini.

là.

ld.

Id.

Guinée port ug.

França, 1911.

Tr.

Perroteti.

Brésil.

Carini, 1912.

Gambie.

Todd-Wolbach,1912.

Soudan égypt.

Wenyon, 1909.

Tr. chamx'.eo- . nis.

Tropidonotus ferox.

Gruyia Smithii

Ophidiens.

(Afrique occi- '•""( dentale.

Id.

Tropidonotus piscator.

Bypsirhina chinensis. .

;13ouct, 1909.

Id.

Tr. Clozcli.

ld.

Tonkin.

Id.

Naja nigricollis

Erytlirolamprus .■Ksculapii.

Bitis arietans (« putt'-ader »). . Gambio

Soudan égypt ^Amérique tro ( picale.

(Mathis-Leger, 1C09-L,.. P,.imeti.

.[Wonyon, 1909. Tr. najz.

"Wenyon, 1909. fr.erythro- ) ( lamprt.

^Dutton-Todd-Tobey, ' I 1907.

§ 2. — Trypanosom.es des Crocodiliens.

Minchin, Gray et Tulloch, en 1905, alors qu'ils cherchaient un vertébré servant de réservoir au Tr. gambiensc, ont trouvé un trypan. dans le sang du crocodile (sans doute C. nilolicus), mais ne l'ont pas décrit.

C'est surtout Kochquia appelé l'attention sur ce trypan. du crocodile; il a, en particulier, tiré parti de sa présence dans l'estomac des tsélsés des îles inhabitées du lac Victoria situées en face de Mouansa, sur la rive allemande, ainsi que des tsétsés dé l'archipel Sessé, dans la partie anglaise du lac, pour démontrer que les Glossina palpalis se nourrissaient fréquemment du sang des crocodiles. Mais l'illustre savant n'a jamais prétendu, comme on le lui a fait dire, que ce trypan. du crocodile avait quelque relation avec le Tr. gambiensc. Il a émis la supposition que certaines catégories de formes trypan. ou crithidiennes que l'on rencontre souvent dans l'intestin des glossines, même recueillies dans des îles inhabitées, devaient se rapporter au trypan. du crocodile. Kleine et Taute ont apporté des faits expéri-

TIIYPANOSOMES DES REPTILES 84:i mentaux, que nous allons résumer, en faveur de celte manière devoir. Les premiers, ils ont figuré le trypan. du crocodile. Une autre figure a été donnée par Lady Bruce l; nous la reproduisons ci-contre (fîg. CXXXI11) ainsi que la courte description qui l'accompagne.

Longueur totale : 87 p.; de l'extrémité postérieure au centrosome, 18 ix; du centrosome à l'extrémité antérieure du corps, 46 p.; flagelle libre, 23 [x. La largeur paraît atteindre 6 à 7 p.. Le centrosome est situé en arrière du noyau, juste à la limite de la zone claire qui entoure la région chromatique nucléaire. Il convient encore de remarquer les stries longitudinales dans la partie du corps en avant du noyau (Kleine et Taute ne les figurent pas).

Ce trypan. a pu être cultivé sur milieu au sang par les savants de la mission allemande.

Comme tous les expérimentateurs qui se sont servis de glossines nées de pupes en captivité, Kleine et Taute n'ont, jamais observé de flagellés dans le tube digestif de pareilles mouches, nourries sur animaux neufs. Or si on les nourrit sur des crocodiles, on observe, chez quelques-unes d'entre elles, des flagellés ayant les caractères de la Crithidia connue sous le nom de Tr. Grayi (voir ch. xxxv). Kleine suppose, après Koch, que ces flagellés proviennent du trypan. du crocodile; mais il constate qu'il est souvent bien difficile de mettre en évidence le trypanosome dans le sang d'un crocodile, alors même que les glossines nourries sur lui montrent des Tr. Grayi. Dans un cas, il n'a réussi à voir un trypan. que sur la 42e lame de sang examinée2. Kleine et Taute sont persuadés que d'autres trypan. de vertébrés à sang froid peuvent aussi donner des flagellés du type Grayi dans l'intestin des tsétsés. Ils ne se prononcent pas sur le point de savoir si la tsétsé est un véritable hôte pour le trypan. du crocodile.

On peut se demander si les tsétsés infectées de Tr. Grayi ne se

1. Slecping Sichness Comm. of the Roy. Soc, Report XI, 1011, p. 184.

2. Le procédé des frottis épais 'est inapplicable quand les globules du sang sont nucléés.

846 TKYPANOSOMES ET THYPANOSOMIASBS

sont pas contaminées au contact de ia peau du crocodile et si vraiment leurs flagellés proviennent du sang du reptile.

Etant donnés ces faits, il ne nous semble pas possible de désigner le trypan. du crocodile sous le nom de Tr. Grai/i. Comme un nom nouveau doit être créé, nous proposons celui de Tr. Kochi, en hommage à Robert Koch.

Dutton, Todd etTobey décrivent, chez un Crocodilus cataphractas du Congo, un trypan. de 35 u. de long (sans le flagelle) sur 2 p de large, avec une membrane ondulante bien développée. Le centrosome est très éloigné du noyau, et à 3 p seulement de l'extrémité postérieure.

§ 3. — Trypanosomes des Chéloniens.

Tn. DAMONLE, Laveran-Mesnil, 1902. — Nous reproduisons notre

description avec figure (lig. CXXXIV et fig. 11 de la Planche).

Chez les deux Damonia Beeresii infectées, Tr. damonia1 était très rare dans le sang. Il mesure 32 pi de long, flagelle compris, sur A {jl de large environ.

Dans les préparations fixées et colorées, le corps du parasite est d'ordinaire incurvé; l'extrémité antérieure se termine par un flagelle libre assez long. Vers la partie

Fig. CXXXIV. - Ta. damo- moyenne du corPs' on voit un noyau ovalaire nl<e Lav. et Mesn. in) dans lequel la chromatine est à l'état de », noyau; c, centrosomo; m, granulations de volume variable. Près de l'exge^^Gr.^sooo*».6' ^ * trémité postérieure, le centrosome (c) se distingue facilement; enfin le bord convexe du parasite est garni d'une membrane ondulante festonnée (m). Le flagelle borde la membrane ondulante et aboutit au centrosome.

Le protoplasme est finement granulé, avec quelques granulations chromophiles plus grosses, surtout dans le tiers postérieur.

Nous n'avons pas vu de formes de multiplication. On peut remarquer que Tr. damonise a une forme relativement trapue.

Trypanosomes de tortues de Gambie. — Dans leur mémoire de 1903, Dutton et Todd décrivent, d'après l'examen à l'état frais, les trypan. observés dans le sang de 2 tortues de Gambie. « Ce sang était constamment examiné durant une période de 3 mois, mais c'est seulement occasionnellement que des parasites étaient vus, et toujours en petit nombre. Deux variétés étaient observées : une forme longue et trapue, une forme courte et mince, possédant une membrane ondulante relativement large qui s'étend sur toute la longueur de l'organisme. »

TRYPANOSOMES DES REPTILES 847

Dutton, Todd et Tobey ont donné, en 1907, la description d'un trypan. trouvé sur des préparations colorées du sang d'une tortue de Gambie, également indéterminée. Les auteurs ne disent pas si cette tortue est identique à celle dont le sang a révélé, à l'état frais, la présence de trypanosomes.

Les dimensions de ces trypan. colorés varient de 35 à 58 p., dont 10 à 15 pour le flagelle, sur 2 ^ à 3 ft, 5; la membrane ondulante est bien développée; le centrosome est à 2 \j. en moyenne de l'extrémité postérieure; il est formé de 4 grains de chromatine accolés.

Trypanosomes de tortues de l'Ouganda. — Sur des lames colorées du sang de 2 tortues indéterminées de l'Ouganda, Minchin a observé un trypan. qui ressemble beaucoup à celui de Gambie. Sa longueur totale, calculée sur l'exemplaire figuré, dépasserait 60 \x.

Tr. Pontyi, Bolet, 1909. — Chez une tortue de marais, Sternotherus derbianus Gray, Bouet a rencontré un trypan. ne se déplaçant que fort lentement. La longueur totale est de 58 \>. (dont 11,5 environ pour le flagelle); la largeur maxima, 4 u, 5 à 5 p., 4. Le noyau est situé dans la moitié postérieure du corps; il n'est qu'à 3 6 du centrosome; l'extrémité post-centrosomique , très pointue, mesure 12 u., 6.

Par la position du noyau et du centrosome, cette espèce diffère nettement des précédentes; elle se rapproche, en revanche, du Tr. vittatœ, décrit peu auparavant par Miss Bobertson.

Tr. vittat.e, Robertson, 1908. — Ce trypan., découvert par Miss Robertsoii dans le sang d'une tortue aquatique de Ceylan, Emyda villala, est assez volumineux. Le corps proprement dit mesure 50- 56 y. de long sur 6 p. de large, membrane ondulante (toujours très développée) comprise; le flagelle libre a 22-30 p., ce qui fait une longueur totale de 80 y. environ (fig. CXXXV, 1).

Miss Robertson compare ce trypan. au Tr. rajse qu'elle a eu aussi l'occasion d'étudier. A côté des formes volumineuses, on en trouve quelques autres de plus petite taille.

Le noyau montre, môme coloré par l'hématoxyline au fer, un très gros caryosome.

Entre lame et lamelle, comme dans le jabot des sangsues, — Pœcilobdella (ou Lymnalis) granulosa et une Glossosiphonia, — le trypan. se met en boule, puis se divise avec perte du flagelle et se transforme en i individus Crilhidia (Qg. CXXXV, 2) (ce phénomène paraît être la règle pour les trypan. de grande taille).

Chez Pœcilobdella. l'évolution s'arrête là et cette sangsue ne paraît pas jouer de rôle dans la transmission de l'infection. Mais chez la Glossosiphonia, on observe toute une série d'autres formes (fig. 3 et \) aboutissant à des éléments très effilés, avec les 2 noyaux situés dans la partie postérieure du corps et une très longue mem-

brane ondulante. Miss Roberlson est persuadée, sans en avoir la preuve rigoureuse, que toutes ces formes appartiennent au cycle évolutif du Tr. viltalœ et que les dernières qui se présentent sont

Fig. CXXXV. — Tr. vittat/e (d'après Miss Robertson).

1, Trypan. du sang do la tortue; — 2, stade do multiplication faisant le passage aux formes qui évoluent chez les sangsues; — 3, individu trypaniforme de la sangsue; — 4, individu crithidion. — G = 1600 D.

celles qui sont inoculées à la tortue, probablement par la trompe. Cette évolution est d'ailleurs superposable à celle observée par Miss Robertson, après Brumpt, pour le Tr. raya? chez les Pontobdella.

Le Dr Simond nous a montré en 1901 le dessin d'un trypan. qu'il avait observé dans le sang d'une tortue de l'Inde, à Agra (probablement Emys ou Kachuga teclum).

Johnston a signalé, en 1907 l, un trypan. (Tr. chelodinœ) chez Chelodina longicollis d'Australie ; il en a donné une description en 191 1 -. Johnston et Cleland, en 1910, ont vu un trypan. chez Emydura Krefftii, dans le Queensland3.

On remarquera l'uniformité de tous ces trypan. de Chéloniens.

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