Johnston et Cleland, Ibid., t. XXXV, 1910, p. G
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TRYPANOSOMES DBS REPTILES 849
§4. — Trypanosomes des Sauriens.
Trypanosomks des Geckonid/E1. — On n'a pas décrit moins de A espèces distinctes de trypan. des Geckos.
Miss Robertson a observé des trypan. chez 2 espèces de geckos de Geylan, Hemidactylus Leschenauïtii et H. iriedri. Une espèce de trypan., Tr. Leschenauïtii, serait particulière au premier gecko; une autre espèce, Tr. perlenue, parasiterait à la fois les deux geckos.
Tr. Lèschenduliii atteint 56 à 60 y. pour le corps proprement dit, 17 à 22 pour le flagelle; la membrane ondulante est bien développée. 11 y a des individus plus petits. La partie post-centrosomique est parfois longue et effilée.
Tr. perlenue diffère surtout du précédent en ce que le centrosome, très petit, est situé immédiatement en arrière du noyau ; ces 2 formations chromatiques occupent une position médiane clans le corps qui mesure 30 à 35 a, plus 15 à 20 y. pour le flagelle. Comme aspect général, il l'appelle assez Tr. erythrolampri (v. fig. GXXXIX).
Bouet a décrit, sous le nom de Tr. Gallayi, un trypan. du Psylodaclylus caudicinclus Gray, de l'Afrique occidentale.
La membrane ondulante est très lâche et large; elle est constamment en mouvement, ainsi que le flagelle, et le corps tout entier se déplace en roulant sur lui-même. Des espaces clairs se voient dans la masse protoplasmique sur les préparations colorées; le noyau, assez réduit, est entouré d'an large espace" clair. Ce' trypan. mesure plus de 60 y., y compris le flagelle "(9 y.) ; la largeur maxima est de 5 [i., A; le noyau est dans la moitié postérieure; il est peu éloigné du centrosome.
Enfin, Catouillard a décrit, sous le nom de /'/•. platydaelyïi3 chez le gecko de Tunisie, Plalydaclijlus muralis, un trypan. qui mesure environ 50 à 55 y. de long, dont 15 à 20 pour le flagelle, sur 5 y. de large; la membrane ondulante est bien développée. Le noyau, situé très en arrière, est voisin du centrosome.
Trypax. d'Acanthosaura Fruiistorferi (fig. CXXXV1). — Ce trypan. d'un lézard du Tonkin, de la famille des Agonùdse, a été découvert et décrit par Mathis et Léger en 1911. La longueur totale est de 78 y.; la largeur maxima de 8 y.; le flagelle libre mesure 22 y.. L'extrémité postérieure est très effilée. Mathis et Léger rapprochent ce trypan., pour lequel ils n'ont pas créé d'espèce nouvelle, du Tr. Leschenauïtii (v. ci-dessus).
I. En 11)03, Gehrke (Deutsche medic. Woch., Ver. bcil., p. 402) signaLait lu présence d'un Lrypnn. chez un gecko; iï notre connaissance, la description de ce trypan. n'a jamais paru.
Lavehan ot Mbînil. — Trypanosomos ot Trypanosomiasos. 54
8b0 TRYPANOSOMES ET TRYPANOSOMI ASES
Trypan. d'Agama colonorum. — Todd et Wolbach viennent de décrire, chez un de ces lézards, capturé en Gambie, des trypan. trapus, dont le noyau paraît du type arqué (v. ci-dessous); il y a
un flagelle libre très évident. Dimensions, pour un des types : de 23 sur 27 [j. à 35 sur
12 [jl; pour l'autre type de 38 sur 7 p. à 25 sur 11 [x.
Les mêmes observateurs ont trouvé un Irypan. de ce second type, atteignant 32 sur
13 jx, chez un Lygosoma (famille des Scincidœ comme les Mabuia).
Tn. vahani, Wenyon, mars 1909. — Ce Irypan. a été trouvé par Wenyon dans le sang d'un Varanus nilolicus, du Nil blanc. La longueur totale est de 35-40 [j. (dont 5-6 pour le flagelle) sur 6 à 8 (i. C'est donc un trypan. relativement trapu. Il a une longue extrémité post-centrosomique et le centrosome avoisine le noyau. Le corps a toujours, même à l'état vivant, une forme arquée. Trypanosomes des Mabuia. — Quatre espèces de trypan. ont été décrites chez les Mabuia d'Afrique; ce sont, par ordre de date, le Tr. Boueti G. Martin du Mabuia Raddonii de Guinée, le Tr. mabuix Wenyon du M. quinquelseniata du Soudan égyptien, le Tr. Martini Bouet des M. maculilabris et Perroteti de la
Fig. CXXXVt. — Tr.YPAN.
DE L'A CANTItOSAURA
(d'après M at h i s et Léger).
Fig. CXXXVIF. — Tr. Boueti, G. Martin.
C, centrosome; », noyau; 6, bord do la membrane ondulante. Une hématie est représentée en h pour comparaison. — Gr. = 1100 D. environ (cliché do G. Martin).
côte d'Ivoire, et enfin le Tr. Perroteti França du M. Perroteti de la Guinée portugaise.
Les figures CXXXVII et CXXXVIII représentent les diverses formes décrites par les auteurs et donnent une idée de la grande
TRYPANOSOM'BS DES REPTILES 851
variabilité des trypan. rencontrés dans le seul genre Mabuia, variabilité qui peut être opposée à la (ixilé relative des types que nous avons décrits jusqu'ici chez les Reptiles.
Le Tr. Boueli (fig. CXXXVU) a un aspect foliacé; il mesure 40 [x de long sur presque autant de large. Son noyau est en forme de fuseau arqué. Le centrosorne est à la pointe postérieure du noyau. La membrane ondulante est assez développée; il ne paraît pas y avoir de flagelle libre.
Le Tr. Perroleti de França ne paraît pas différer du Tr. Boueli.
Le Tr. niabuiœ se présenterait sous deux formes : une forme trapue (fig. CXXXVI1I, 1) de 30 à 40 [j. sur 8 [i., qui n'est pas sans rappeler certaines formes du Tr. rotatorium et une forme mince (fig. 2 et 3) de 20-25 a de long sur 2 [i. à 2 [/., 5 de large, que Wenyon compare au Tr. inopinatum des grenouilles..
Le Tr. Martini (fig.
CXXXV1II, 4) est enroulé sur lui-même en spirale et sa membrane -ondulante,
très développée et assez épaisse, est animée de mouvements rapides ainsi que la partie libre du flagelle.
Le noyau, assez gros, touche le centrosorne. L'extrémité postérieure fait presque toujours un tour de spire sur elle-même. Il y a parfois 1 ou 2 espaces clairs dans la masse protoplasmique. La longueur totale est de 73 u (dont 20 pour le flagelle) sur 7 à 8
Ce dernier trypan. n'est pas sans rappeler le Tr. Bocagei du crapaud d'Afrique (v. p. 877). On trouve donc, chez les divers Mabtiia, un ensemble pléomorphe rappelant les divers types décrits chez les Batraciens. Faut-il en conclure à l'existence, chez les Mabuia et peut-être chez les autres reptiles, d'espèces pléomorphes, comme le Tr. rotatorium par exemple? Nos connaissances actuelles sont insuffisantes pour trancher la question '.
Tr. chamoeleonis, Wenyon, mars 1909. — Ce trypan. trouvé par Wenyon dans le sang d'un Chamoeleon vulgaris i du Bahr-el-Ghazal.
Fig. CXXXV1II. — Autres trypan. de Mabuia.
1 à 3, Tr. mabuia: (d'après Wenyon). Gjp. — 1100 D. ; — 4, Tr. Martini (d'après Bouet).
1. GarîNI, Bull. Soc. Pathol. cxol., t. V, 1012, décrit un Irypan. d'un Mabuia agilis, capturé duns l'état de Minas Geraes (Brésil). Lu forme de cé trypan. est assez trapue.
s:, -2 TRYPANOSOMES ET TUYPANOSOMIASES
rpesure environ 40 p. et est relativement Lrapu. Le seul exemplaire, vu .sur préparation colorée, élail trop fortement teinté pour que la position du noyau et celle du centrosome aient pu être reconnues.
§ §. — Trypanosomes des Ophidiens.
Tous les trypan. connus d'Ophidiens ont été rencontrés chez des Colubridœ, à l'exception d'un seul, trouvé chez le Bilis arietàns, de la famille des Viperidm '.
Tr. er ythrol ampri, Wenyon, mars 1909 (fig. CXXXIX). — Ce
trypan. a été trouvé dans le sang d'un serpent de VAmérique tropicale, Erylhrolamprus /Esculapii.
La longueur totale est de 30 à 34 p., dont 5 à 7 pour le flagelle. La largeur est de 2 p., 8 à 4 p, 2. La membrane ondulante est peu développée. Le centrosome est en général au voisinage du noyau, parfois même en avant de lui; exceptionnellement, il est situé à quelque distance en arrière.
Tr. Clozeli, Bouet, avril 1909.
— « Variété A (fig. CXL, 2).
Chez deux Tropidonotus ferox Gùnther, le parasite observé se présente sous un aspect granuleux rappelant les Tr. rolaloriu/n ou mega des grenouilles. 11 est en général immobile ou ne se déplace que très lentement. Presque toujours l'extrémité postérieure est enroulée sur elle-même en spirale et cette spire ne se détend qu'au moment où l'animal se met en mouvement. Le flagelle est relativement court et manque parfois, mais nous ne saurions dire s'il s'agit de deux espèces, les autres caractères étant les mêmes. Le noyau, d'un diamètre relativement petit, est situé tout près du centrosome de dimensions très faibles. Le protoplasme présente des sillons très nets du type de Tr. rotalorium ou mega et se rapproche surfout de ce dernier. Dimensions : extrémité postérieure au centrosome, 25 à 45 p.; centrosome au noyau, 2 p. ; diamètre du noyau, 5 p.; noyau à extrémité antérieure, 50 à 70 p.; flagelle libre, 10 p.; largeur du corps, 13 à 25 p.. » La longueur totale dépasse 100 p..
1. Le Tr, pylhpnis de Miss Roberlson (Broc. Boy. plut. Soc. Edinb., t. XVI. 1000, p. syi) esl une hémogrégarine avec la particularité de présenter un grain chromatique, ressemblant h un centrosome, eu dehors du noyau.
Fip,-. CXXXIX. — Tr. erythroi.am rrsi (d'après Wenyon).
1, Fonno largo à centrosomo postérieur au noyau; — 2, forme mince à ccntVosoniô antérieur.
TllYPANOSOMES DES REPTILES 853 « Variété B (fig. CXL, 1). Le parasite rencontré chez Grayia Smithii Leach ressemble beaucoup au précédent, mais nous n'avons pas observe chez lui tic flagelle libre. A l'état Irais, le corps est toujours enroulé sur lui-même, en vrille, dans le sens de la longueur, rappelant une tresse à deux brins. Les déplacements doivent être très lents, mais l'animal tourne fréquemment sur lui-même en déroulant sa spire et en prolractant sa partie postérieure. On distingue des
Fig. CXL. — Autres trypan. d'Ophidiens.
1 et 2, Tr. Clozeli. var. A et B (d'après Bouet); — 3 et 4, Ir. Priméti, petite et grande formes (d'après Mathis et Legeh). — Gr. = 1200 J).
granulations et des espaces clairs dans le protoplasma. Le noyau, rouge pâle, très petit, est à une faible distance du centrosome réduit à un point. Dimensions : extrémité postérieure au centrosome, 37 ja, 8 ; centrosome à noyau, 3 jx; diamètre du noyau, 4 à 5 u; noyau à extrémité antérieure, 61 <j., 2. » Longueur totale : 106 [x, 5.
« Nos deux trypanosomes étant très voisins, nous les réunissons sous le nom commun de Tr. Clozeli avec deux variétés A elB. »
Tr. Primeti, Mathis et Léger, nov. 1909. — Ce trypan. a été trouvé chez deux serpents aquatiques du Tonkin, Tropidonotus piscalor et Hypsirhina chinensis.
Les grandes formes (fig. CXL. A) atteignent 103 y. sur 14 jj. (partie libre du flagelle, 23 (a), les petites (fig. CXL, 3) 57 jj. sur 7 y. (partie libre du flagelle. 13 (u).
8114 TllYPANOSOMES ET TRYPANOSOM1 AS1ÏS
Ce trypan. se cultive sur milieu Novy-Mc Neal chauffé (milieu Malhis). Dès le 3e jour, on observe des formes Cril/iidia.
Le. Y>. Prirneli est évidemment voisin du Tr. Clozeli.
Trt. NAJ/K, Wenyon, mars 1909. — Ce trypan. trouvé par Wenyon dans le sang d'un Naja nigricollis de la rivière Sobat (Soudan égyptien), n'a été vu qu'à l'état vivant. C'est un trypan. très long (au moins 50 \x) et relativement mince.
Trypan. du Bitis arietans de Gambie. — A la 1" page de leur mémoire de 1903 sur les trypan. de Gambie, Dutton et Todd citent les serpents parmi les animaux parasités. Mais ils n'y reviennent pas au chapitre consacré aux trypan non pathogènes.
Une description du trypan. rencontré chez le « puff-ader » de Gambie (Viperidœ de l'espèce Bilis arielans) a paru en 1907 (Dutton, Todd et Tobey). Le seul individu trouvé sur une préparation colorée mesurait 45 u. Il était « étroit »; mais c'est sans doute par erreur que la largeur donnée n'est que de 0 y., 6.
D'après Johnstoh et Cleland (op. cit.), Love a signalé, en 1900, la présence de trypan, chez un serpent du Queensland, Diernenia textilis.