‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 351 sur 410 · Kruse in Flugge, t. II, 1890, p · texte numérisé non relu

Kruse in Flugge, t. II, 1890, p

2. Lingard, Report on Surra, etc., t. II, part. I, 18'J!), p. 153.

3. J. Sabrazès et L. Muratet, Trypanosome do l'Anguille (Résumé de communications faites à la Soc. linnéenne de Bordeaux, en déc. 1901, mars 1902 et 2 juillet 1902).

4. E. Brumpt et Ch. Lebailly, Académie des Se, 17 octobre 1904. — E. Brumpt, Soc. de Biologie, 27 janvier 1906. — Ch. Lebailly, Acad. des Se, 10 octobre 1904 et Recherches sur les Hématozoaires des Téléostéens marins. Thèse de doctoral en médecine, Paris, 1906. — Neumann, Zeitsckr. f. Hygiène, 1909.

."). E.-A MlNCHiN, Procced. of the zool. Soc. of London, 1909.

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tenlion avant de passer à la description des différentes espèces.

Ces trypan. sont souvent de grande taille; Tr. granulosum (anguille) mesure jusqu'à 80 p de long; Tr. raja-, 75 à 80 n de long; Tr. giganleum (parasite d'une raie) atteint 125 à 130 |i de long.

Chez une même espèce, il y a souvent des variétés tantôt bien tranchées, comme les var. parva et magna du Tr. Remaki, tantôt reliées par une série de formes intermédiaires, comme les variétés de même nom du Tr. granulosum de l'anguille. Ce dimorphisme est-il sexuel? La question n'est pas encore résolue.

Examinés dans le sang frais, les trypan. des poissons se présentent souvent sous des aspects qui diffèrent de ceux des trypan. des mammifères; ils sont animés de mouvements d'enroulement, de tortillement qui sont comparables à ceux de certains Ophidiens (Minchin); les mouvements de déplacement dans le champ du microscope sont rares chez la plupart des espèces ; quand ils se produisent, on constate que le trypanosome se meut, suivant la règle, avec le flagelle en avant.

Le centrosome est généralement volumineux.

Après coloration à l'hématoxyline au fer, l'appareil nucléaire présente les caractères suivants (Minchin).

Le centrosome ou kinétonucléus apparaît plus petit qu'après coloration au Romanowsky 1 ; on ne distingue aucun détail de structure.

Le blépharoplaste ou granule basai du flagelle est constitué par un épaississement de l'extrémité du flagelle au voisinage du kinétonucléus.

Le noyau ou trophonucléus apparaît comme un espace clair de forme ronde ou ovalaire, limité par une mince membrane granuleuse ; à l'intérieur de l'espace clair, on trouve un ou plusieurs caryosomes arrondis, souvent très gros, qui fixent fortement la couleur.

Le caryosome paraît être constitué par une masse homogène de chromatine; Minchin n'a jamais vu les 8 chromosomes qui ont été décrits par Schaudinn, Léger et Keysselitz. Après coloration au Romanowsky, le noyau présente des aspects très variés, il s'agit souvent de déformations produites par la dessiccation.

Dans l'espace situé entre la membrane et le ou les caryosomes, on trouve de très fins corpuscules de chromatine.

Minchin a vu des myonèmes dans les trypan. de la perche et de l'anguille, au nombre de 8 pour le trypan. de l'anguille.

Danilewsky (op. cil.) admet que la multiplication des trypan. des poissons se fait par division binaire inégale.

I. Minchin suppose qu'après coloration par le Romanowsky ou les procédés dérivés, il se forme un dépôt de matière colorante autour du kinétonucléus; celte hypothèse esl peu vraisemblable ètajat donné que les contours sont très aets dans les préparations bien colorées au Romanowsky, au Laveran ou au Giemsa.

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D'après Chalachnikov (op. cit.), les jeunes trypan. des poissons se multiplient par division longitudinale; l'auteur aurait vu aussi dans le sang de Cyprinus carpio et de Esox lucius, conservé quelques jours in vitro, des masses protoplasmiques en voie de division qu'il considère comme des formes de multiplication des trypan.

Les trypan. sont en général très rares dans le sang des poissons, ce qui explique en partie la difficulté qu'on éprouve à trouver des formes de division; d'autre part ces formes ne doivent être communes qu'au début de l'infection, comme il arrive pour Tr. Lewisi.

Afin de nous placer dans des conditions favorables à l'observation des formes de multiplication, nous avons infecté expérimentalement des poissons en injectant, dans le péritoine, du sang de poissons de même espèce contenant des trypan. Ces expériences qui ont porté sur des brochets et sur des anguilles nous ont permis d'observer les phases principales de la multiplication chez Tr. Remaki.

Il résulte de nos recherches que les trypan. se multiplient par division binaire égale ou subégale, comme les trypan. pathogènes l.

Nous décrirons plus loin les différents stades de la division du Tr. Remaki.

Sabrazès et Mura te t ont vu que le trypan. de l'anguille pouvait se multiplier in vitro dans le sang de l'anguille laissé à la température de 10 à 19° (voir plus loin, Tr. granulosum).

C. França a obtenu des cultures du Tr. granulosum entre lame et lamelle; les premiers essais faits en été, alors que la température était de 26 à 34°, avaient été négatifs; au contraire, au mois de septembre, par une température de 24° environ, des stades de multiplication ont pu être observés2.

Au bout de 48 heures, les trypan. ont changé d'aspect, ils se sont élargis et raccourcis. Ces modifications s'accusent de plus en plus et le trypan. prend une forme trapue qui contraste avec la forme longueet mince du Tr. granulosum type. Les formes trapues peuvent se multiplier par division longitudinale inégale, elles donnent naissance en dernier lieu à des formes Leptomonas.

La cultùre du Tr. granulosum en milieu deNovy ordinaire ou simplifié se fait assez facilement.

Thomson a réussi à obtenir, en milieu de Novy, une première culture du trypan. du cyprin doré, Carassius auratus; il décrit avec soin et figure les différentes formes observées du 7e au 41e jour; les formes trapues à corps en fuseau, du type Leptomonas, étaient les plus communes. Le centrosome était d'ordinaire très voisin du noyau. L'examen du 28e jour a montré des masses plurinucléées et des éléments

1. Laveran et Mesnil, Sur le modo do multiplication des Trypnn. dos Poissons, Acad. des Se, 1(5 juin 1!)()2, et Arch. f. Protistenkunde, t. î, 1902.

2. C. França, Arch. de l'Inst. de bactër. Camara Pestana, f907, t. H, p. 113.

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binucléés en voie de division renfermant de nombreux granules '.

Delanoë a cultivé, au laboratoire de M. Mesnil, le Tr. phoxini (du vairon) et le Tr. scardinii (du rotengle) ; il a revu les formes de Thomson et, en plus, des éléments spirochéti formes de 45 ;j. à 50 a de long, sur 1 i-i de large, qui ont la structure typique des trypan. 2.

Roudsky a obtenu, dans le laboratoire de M. Lavcran, des cultures du trypan. du goujon et du trypan. du rotengle, et il a constaté que les flagellés se conservaient longtemps dans le milieu de Novy simplifié. Un tube (milieu de Novy simplifié) ensemencé le 25 janvier 1912, avec le sang d'un goujon infecté de trypan., montrait encore le 15 juillet 1912, c'est-à-dire presque 5 mois après l'ensemencement, une culture assez riche du Tr. elegans. Après 40 jours, une culture du trypan. du rotengle était encore assez riche.

Dans les cultures, le trypan. du goujon se présente sous l'aspect d'éléments, assez uniformes, de 14 à 23 u. de long (flagelle compris), sur 1 il à 1 [x, 5 de large. Le corps est effilé aux deux extrémités, souvent un peu incurvé; la partie libre du flagelle compte pour un tiers environ dans la longueur totale. Le noyau, arrondi ou ovalaire, est situé vers la partie moyenne du corps. Le centrosome. arrondi, est d'ordinaire très rapproché du noyau, tantôt en arrière, tantôt en avant, tantôt sur le côté. Les formes de multiplication (par bipartition) sont communes (A. Laveran, d'après des préparations de Roudsky).

Les flagellés de culture du goujon inoculés à des goujons neufs, non parasités, n'ont pas donné lieu à l'infection de ces poissons.

Brumpt3 a obtenu, dans le milieu de Novy simplifié, des cultures du Tr. rajse et du Tr. scyllii; il se forme des colonies de corpuscules sphériques ou ovoïdes, réfringents, non flagellés et pigmentés; ces corpuscules se multiplient activement et donnent soit des colonies identiques aux premières, soit des colonies de flagellés également pigmentés.

Les poissons chez lesquels on trouve des trypan. ne présentent, en général, aucun symptôme morbide. Les faits tendant à montrer que les trypan. peuvent être pathogènes pour ces animaux sont peu nombreux et peu précis.

Doflein (1901) a eu l'occasion d'examiner des tanches malades, présentant de la somnolence, qui mouraient en grand nombre; il y avait des trypan. dans le sang de ces poissons.

Lorsqu'un observateur trouve un trypan. chez un poisson, il le décrit, en général, comme une espèce nouvelle, si l'existence de trypan. chez ce poisson n'a pas été encore signalée. Il est bien pro-

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