Id., ibid., 21 juillet
3. R.-O. Neumann, Miinch. mediz. Wochenschr., 1908, n° 9 et Zcitschr. f. Hyg., 1909.
4. Miss Muriel Robertson, Proceed. of llie /?. physic. Soc. of Edinburgli, 1907, t. XVII, n° 3 et Quarter. Journ. of microsc. Se, sept. 1909.
020 TRYPANOSHMES ET TKYPANOS0M1 ASES
M. Robertson a observé les premiers stades de la transformation des trypan. dans l'œsophage de la sangsue : arrondissement du corps, perte du flagelle, division binaire; ces stades sont identiques à ceux qu'on observe quand on garde du sang de raie entre lame et lamelle, ils conduisent aux formes très variées de l'intestin moyen : formes arrondies, formes crithidiennes, formes trypanosomes ; cette seconde période est de longue durée. Les formes trypanosomes remontent dans l'œsophage et dans la trompe, ce qui explique que les sangsues puissent propager l'infection.
On doit enfin à M. Robertson une bonne description de l'appareil nucléaire aux différents stades de l'évolution des trypan. dans les sangsues.
M. Robertson a obtenu des passages de trypan., au moyen de jeunes sangsues, non seulement de cyprin doré (goldfisch, Carassius aura tus) à cyprin doré, mais de perche et de brème à cyprin doré, ce qui tendrait à faire admettre que les trypan. trouvés chez ces poissons appartiennent à la même espèce.
Le fait que les sangsues sont les agents de transmission des trypan. explique pourquoi les poissons infectés par ces parasites sont communs clans les eaux fangeuses, où abondent les sangsues, tandis qu'ils sont très rares dans les eaux très pures, dépourvues de sangsues. Laveran et Marullaz qui ont examiné bon nombre de poissons du lac Léman : lotes, perches, gardons, n'ont trouvé de trypanosomes ou de trypanoplasmes chez aucun d'eux.