KOUBAUD, C. R. Soc. Bial, t. LXIV, 1008, p
108 TRYPAN0S0MES ET TRYPAN0S0M1ASES
l'heure actuelle, on définit généralement, avec Patton et Strickland l, le genre Crithidia par la présence d'une membrane ondulante rudimentaire limitée par le flagelle qui pari du centrosome situé au voisinage du noyau (fig. XXV, 4 et 5).
Il est clair que c'est avec les Leptomonas et surtout les Crithidia, ainsi définis, et non avec les Herpeiomonas, formes aberrantes, que sont les affinités dont nous traitons ici. Mais i] est bon d'ajouter qu'un certain nombre d'auteurs ont continué, après la création de ces genres, à employer le nom Herpeiomonas pour Leptomonas.
Fig. XXV. — Types divers de Trypanosomides d'Insectes.
1. Leptomonas jaculum [d'après Léger] : A, forme monadienne; B, forme grégarinienne. — 2. Leptomonas drosophiUe [figures de Chatton et A. Léger] : A, forme monadienne; B, forme, de passage au trypanoïde C; D, grégariniens fixés; A', kyste. — 3. Herpeiomonas muscs domustiar. [d'après Prowazek]. — 4. Crithidia suliulala [d'après Léger]. — 5. Crithidia pulicis [d'après miss Porter]. — 6. Trypanosoma dro.-.ophilx [fig. de Chattox et A. Léger] : .4, forme a extrémité postérieure allongée; H, l'orme à centrosome terminal. — n, noyau; c, centrosome.
Dès ses premières recherches, Léger avait attiré l'attention sur l'existence, dans le cycle des flagellés d'insectes, de formes ovoïde-, dont le flagelle, rudimentaire, sert à l'accolement du parasite aux cellules épithéliales de l'intestin. Comme pour les trypan., c'est toujours le pôle flagellé qui, chez ces organismes, sert à la fixation. Il distinguait donc des formes, dites grégariniennes, des formes monadiennes (fig. XXV, 113 et2D).
Chez des pyenosomes et des lucilies du Congo, Roubaud - a
1. Patton el Strickland, Pamsitology, t. I, 1908 (fasc. para en mars 1909), p. 322.