‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 58 sur 410 · Martini, Zeitschr. f. Hyg., t. L, 1905, p · texte numérisé non relu

Martini, Zeitschr. f. Hyg., t. L, 1905, p

2. <mi pourrait, comme l'onl fail Koch (Deutsche mediz. Woch., H uov. 1904, p. 1705) el Martini (L c), opposer les virulences initiales des trypan. des 2 poneys, à l'appui de ce que nous avons dil dans le paragraphe précédent, en admettanl leur identité

spécifique. Élanl donnée lo pluralité des espèces africaines, nous ne ls croyons

pas autorisé à le faire, d'autant plus que certaines différences morphologiques, insufflsûmmenl précisées el suivies, onl été notées par Martini.

Martini s'est attaché à créer une série de races particulières en faisant des passades répétés par la même espèce animale. On trouvera les résultais dans le chapitre de cet ouvrage consacré au Tr. logolense. Le fait général qui s'en dégage, c'est qui; le trypan. devient plus virulent pour l'espèce animale par laquelle on le fait passer. Le cas des rats et des souris est particulièrement démonstratif à cet égard. Le virus initial tuait ces rongeurs en un temps variant de 20 à 53 jours. Martini a fait 4 séries de passages par rats blancs et gris, souris blanches et grises. Ces 4 séries ont comporté de très nombreux passages, qui ont abouti à la constitution d'une sorte de virus fixe tuant très rapidement (4 à 6 jours pour les rats, 3 à 4 jours pour les souris) en inoculation péritonéalc, non seulement les animaux de la même catégorie que celui qui a fourni le virus, mais encore ceux des 3 autres catégories.

La considération de ces virus fixes est intéressante. Us donnent seuls la mesure de la virulence d'une espèce déterminée de trypan. pour une espèce animale. Nous y reviendrons plus loin.

Celte augmentation de virulence par passages n'est pas constante. Il y a des exceptions. Ainsi, le trypan. du Togo de Martini a eu sa virulence diminuée pour le cobaye par passages sur cet animal '.

Le passage par une espèce déterminée ne modifie pas seulement la virulence pour cette espèce (ou d'autres espèces très voisines, rat, souris), mais encore pour des espèces éloignées. Et il la modifie dans deux sens différents : soit en l'exaltant, soit en l'atténuant. C*est ainsi que Martini a vu que son virus de passage par souris est exalté aussi pour le chien, qu'il tue en o à 12 jours, comme le virus de passage par chien. Réciproquement, ce dernier tue la souris et le rat en 3 à 4 jours. Ainsi, l'accroissement de la virulence pour deux espèces animales aussi éloignées que la souris et le chien va de pair et le virus fixe pour l'un est aussi virus fixe pour l'autre.

Mais la virulence est atténuée pour d'autres espèces animales. Ainsi le virus de passage par souris de Martini s'est monlré peu pathogène pour les Equidés : deux ânes ont contracté une infection très légère et sont revenus à la santé. Essayés avec un virus resté actif pour les Equidés et qui a tué les témoins en deux ou trois mois, ils ont résisté.

Ces travaux de Martini, entrepris à l'instigation de R. Koch, avaient été précédés d'essais analogues de vaccination d'une espèce animale par un virus ayant passé sur d'autres espèces. C'est ainsi que Koch lui-même et. indépendamment de lui, Schilling ont cherché, en faisant des passages, par rat et par chien, de virus du

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