I. Laveran, Bull. Soc. Palh. exot., t. I, 1908, p
type nagana, à obtenir une vaccination des bovidés à la suite d'une infection atténuée.
Nous reviendrons sur ces faits quand nous traiterons de l'immunisation et de la vaccination contre les trypanosomes.
Citons encore le cas des cobayes qui deviennent réfractaires au '/'/'. dimorphon de passage par souris1; il faut des inoculations répétées, à fortes doses, pour vaincre celle résistance. Dans de pareils cas, la sensibilité possible d'une espèce animale peut facilement être méconnue.
Tel a été le cas pour le Tr. equiperdum de la souris, dont on a cru pouvoir affirmer l'action nulle sur certaines espèces animales. Mais il a été prouvé qu'un virus inactif sur la souris et le rat (type Schneider-Buffard) peut arriver à infecter ces Rongeurs (Rabinowitsch et Kempner2, Lignières3) et se comporter ainsi comme le font certains virus, à partir du cheval infecté.
Si, dans une série de passages par une espèce animale déterminée, on intercale une autre espèce, souvent un seul individu, il arrive qu'on modifie notablement la virulence pour la première espèce. Mlle Fellmer'' a montré qu'un trypan. du nagana de passage par rat, après un seul passage par hérisson, est devenu de moins en moins virulent pour le rat; l'infection qui, au début, tuait le rat en une dizaine de jours, a pris une marche chronique, ne se terminant plus par la mort; de plus le cobaye est devenu réfractaire. Cette expérience n'a pu être reproduite ni par Gonder et Sieber 3 ni par Mlle Fellmer (/. c.) pour le Tr. equinum. Le cas observé par Mlle Fellmer n'en reste pas moins et mérite d'être cité à cette place.
Nous pouvons ajouter un fait semblable observé avec le trypan. de la dourine. Un virus qui tuait régulièrement la souris en S à 10 jours, a été conservé pendant deux ou trois mois sur cobaye; au bout de ce temps, remis sur souris, il s'est montré de moins en moins actif, si bien que les souris ont fini par ne plus présenter que des infections légères, se terminant par guérison, et le virus a été perdu °.
On voit, par ce qui précède, de combien de précautions il faut s'entourer avant de pouvoir caractériser, d'une façon sûre, un trypan. par son action sur les différentes espèces animales.
Il est bon, avant tout, de connaître l'histoire du trypan. que l'on a entre les mains : le cas dont il provient, c'est-à-dire son origine,
1. Laveban, Mesnil, Bull. Soc. Path. exoL, t. II. 1009, p. 456 el 157.
2. Rabinowitsch cl Kempner, Centralbl. f. BalUer., 1, Ôrigin, t. XXXIV, 1903.
3. LiGNIÈRES, Rapport au VIJI° Congres de Méd. Vétérin., Budapest, 1903.
4. Fellmer, Centralbl. /'. Bakter., I, Origin., t. XLV, 1907, p. 312. ">. Gondeb et Sieber, ibid., t. LIX, 1909, p. 321.