Kopke. XV* Congrès intérn. de Médecine, Lisbonne, I90G
2. Mesnil cl Nicolle, c. ; Mesnil, Nicolle et Aubert, Ann. Inst. Pasleur, t. XXI, janv. et (16c. 1907. Voir aussi UhleNHCTh, Gross et Bickel, Deutsche mediz. Woch., 24 janv. 1907; Laveran, Bail. Acad. Mèd., 26 févr. 1907.
3. Lôffler et Huns, Deutsche mediz. Woch., août 1907 et janv. 1908.
4. Laveran et Thiroux, C. R. Acad. Sciences, t. CXLV, nov. 1907, p. 739; Ann. Insl. Pasleur, t. XXII, février 1908, p. 97.
5. Fourneau (Journ. Pharm. et Chimie, G" série, t. XXV, p. 332) a fait remarquer que l'aloxyl a été découvert eji 1803 par Béchamp, qui l'a considéré comme le sel monosodique de l'anilide ortho-arsénique.
G. Eiirlicii, Berlin, klin. Woch., 4-25 mars 11)07; — Verhandl. deulsch. dermat. Ges., juin 1908; — Ber. d. deutschc chem. Ges., t. XLVIII, oct. 1908 (janv. 1909); — Arch. f. Seh. u. Trop, llyr/., I. XIII, suppl. 0. 1909, p. 321; — Zeitschr. f. iirzll. Forlbilduiuj, G' année. 1" déc. 1909, p. 721; — Cenlralbl. f. Balder., I, Jiefcr., t. L, 1911, p. 94 du suppl.
7. Plimmer et Thomson, Proc. Roy. Soc., B, t. LXXX, 1908, p. I.
8. Mesnil et Brimont, Bull. Soc. Palh. exot., t. I, jnnv. et avril 1908.
190 THYPAN0S0MES ET TRYPANOSOM 1 A SES
en 1907-1908; ils sont arrivés concurremment a montrer que les émétiques, soit l'émétique ordinaire [tarlrate d'antimonyle et de potassium C*H*0B (SbO) K], soit l'émétique de sodium, ont une action in vivo particulièrement rapide sur les trypan. Malheureusement, ces composés sont assez mal supportés sous la peau; la facilité avec laquelle ils sont reçus dans la veine chez l'homme et 1rs gros animaux domestiques, en a rendu néanmoins l'emploi pratique.
Dans ces dernières années, un grand nombre d'autres composés antimoniaux ont été préconisés : Plimmer et Baleman1 ont donné à l'émétique de lithium le pas sur les émétiques de Na et de K; Laveran 2 a eu de bons résultats avec l'émétique d'aniline (le radical aniline remplace le métal alcalin) et un émétique d'aniline mixte, renfermant à la fois l'arsenic et l'antimoine, produits préparés par Yvon. Thomson et Cushny ;! ont fait une revue des tartrates. des malates, des citrates doubles et ont donné la première place au tartrate double d'antimonyle et d'éthyle; Rowntree et Abel* oui recommandé le triamide de l'acide thioglycolique antimonié et le thioglycolate antimonio-sodique, qui auraient, sur les émétiques, l'avantage d'être moins irritants. Des composés de l'antimoine, construits sur le type de l'atoxyl, ont aussi été essayés, avec un succès modéré (Breinl et Nierenstein Enfin, on a reconnu l'action de l'antimoine métallique (Plimmer et ses collaborateurs).
Parmi les substances actives appartenant à d'autres séries chimiques, il convient de donner une place à part à celles de la série de la quinine. Une étude méthodique de la question a été faite par Morgenroth et Halberstàdter qui ont expérimenté avec plusieurs dérivés de la quinine; ils ont surtout mis en évidence leurs propriétés protectrices.
Nous citerons enfin deux métaux dont il est intéressant d'enregistrer l'activité, bien qu'elle ne soit pas considérable : ce sont le ruthénium, sous forme d'oxychlorure (Nicolle et Mesnil), et le vanadium (Wendelstadt et Mlle Fellmer)7.
Dès les premiers essais de traitement, et en raison de l'insuf-
1. Plimmer et Bateman, Proc. Roy. Soc, B., t. LXXX. 1908, p. 477.
2. Laveran, C. R. Acad. Sciences, t. GXLIX, 1909, p. 546 et l. CLI, 1910, p. 580.
3. Thomson et CUSHNY, Proc. Roy. Soc, B, t. LXXXI, 1910, p. 249.
4. Rowntree et Abel, Journ. of Pharmac. a. exp. Ther., t. II, oct. 1910, p. 101, et juillet 1911, p. 501.
5. Breinl et Nierenstein, Ann. of trop. Med. a. Paras., 1. Il, mai 1909, p. 305.
0. Morgenroth et Halrerstadter, SU:, ber. d. k preuss» Akad. d. Wiss., 21 juillet 1910, p. 732, et 12 janv. 191 1, p. 30; Berlin Iclin. Woch., 1911, 11° 34. — Wendelstadt et Mlle Fellmer, dès leur première note (voir ci-dessus), avaient cité lu quinine parmi les substances ayanl quelque action. En 1907, Vassal avail noté une certaine action curative du chlorhydrate de quinine sur les souris surrées.
7. Dans ses conférences, Enrlich a fait allusion à une aclion du bismuth, qui appartiendrait au groupe arsenic-antimoine.
fisance des résultats obtenus, les expérimentateurs ont eu l'idée d'associer plusieurs médicaments : Lingard, par exemple, associe l'iodure double d'arsenic et de mercure à l'acide arsénicux dans le traitement du surra.
Dans la lro édition de ce livre, nous avons indiqué qu'en associant le sérum humain à l'acide arsénicux, on augmentait la survie des animaux.
Laveran a fait une étude méthodique de ces associations médicamenteuses : il a montré d'abord qu'il y avait avantage à associer le trypanrot et l'acide arsénieux 1 ; puis (avec Thiroux) l'atoxyl et l'orpiment2; et enfin l'atoxyl (ou l'arsacétine) et les émétiques variés3. Entre temps, Franke, Thomas, Mesnil et Nicolle, Wendelstadt et Mlle Fellmer, Lceffler et Rûhs, ont recommandé l'association, ou l'alternance (Mesnil et Nicolle) de médicaments actifs. Ehrlich, dans ses diverses communications, a montré les .mérites théoriques de ces médications combinées. Nous aurons l'occasion d'y revenir.
Une mention particulière doit être faite de l'association d'un médicament actif (tel que l'atoxyl), avec un médicament qui paraît sans action sur les trypanosomes, tel que les sels de mercure, ou l'iode. Avec de pareilles associations, B. Moore, Nierenstein et Todd -ignalent pourtant des résultats nettement supérieurs à ceux que confère le premier médicament, employé seul.
Il convient de noter que, seuls, les trypan. pathogènes sont atteints par les médicaments que nous venons de citer. Le Tr. Lewisi, par exemple, est réfractaire à tous ces agents, sauf à un seul, l'arsénophénylglycine.
Ce rapide historique serait incomplet si nous ne citions pas ce qu'on peut appeler le revers de la médaille, à savoir la propriété qu'ont les trypan. de devenir résistants aux médicaments lorsque le lentement est prolongé et, comme l'ont montré Ehrlich et ses collaborateurs, de conserver cette résistance à travers toute une série de passages par animaux de laboratoire.
Rapport entre la composition chimique et l'activité des médicaments. — Nous avons vu, dans le paragraphe précédent, que les corps actifs, dans les infections à trypanosomes, appartenaient a 4 groupes principaux de; substances chimiques : les arsenicaux, les antimoniaux, les couleurs de benzidine, la série du triphénylméthane.
C'est surtout pour les couleurs de benzidine et les arsenicaux que
1. Laveran, C. li. Acad. Sciences, t. GXL, 30 j.-iuv. 1005, p. 287; 17 avril 1005. p. 1081 ; t. CXLI, 10 juill. 1005, p. 01.