‹ Tu ne tenteras point ... Proverbe en un acteChapitre 10 sur 13 · N M'INE · texte numérisé non relu

N M'INE

Quelle gosse, n'est-ce pas M Morel, si vous allez du côté du Louvre,

voulez-vous de ma coui]

JACQUES

Je suis Batte. Je vais aux Français.

RI< n \M>

Au revoir, Jacques ' A bientôt, chère Madame. Baise main i ■ deux person nages sortent av fond <■( n droite

NAD1NK.

\ bientôt Richard retourne nu chevalet). Nadine rentre. Je vous demande pardon. J'ai laisse mon réticule.

HH IIAKI • ■ ./ .-H,-.,

Où donc ?

NADIN1 l lui indiquant.) Sur re meuble.

RICH \lili le pn nd ui donne

Le voici.

\ UDINE N'oublie/, pas uns conventi ns râchei de connaître Rite

RICH KRD

NADINE

RICH \Hli \h ! Prem ur tenterai point

N VDINE.

• lu sérail le mi

RII II \|:l> Qui a

NADINE

sur la main. \ i ut à l'heun E

RI( Il \l;l> U i ■ fourni au portrait. '

SCFNE IV.

Richard puis Rita.

Ah ' curiosité, toi ■; RIT \ entn <lu 1er plan *lr<- !

en passant de droiti Me voilà : Elh gagiu

RU II \r,i> /.' la regard* ■ vois paraître ainsi, c'esi pour moi un

éblOtliSSI ni' ni n I

RITA 'na ■ - couleurs

RII II \l;i>

Peut-être. A // lui '"'"'

'in, ■ /■■ fauteuil ./• p pratique <' l'arrano I robe, etc. I i i . -. mble pourta i le peintre n i ■■ apparition.

RI 1 \ Oui, i stume qui \ •

toujours

RI( 1 1 \ I : i ) Il est vrari vous ai pas ren

ùnsi, la première fois rai inin dans le

blanc, cette Figure ami l'on m

Ce n tlte fille

RICH \i;i>

i;ri \ souriant.)

i esl uni chose que je comprends dif-

,! Dites moi, Monsieur Richard

r, en France, vous ne pouvez par

! ;i une i' mrae sans lui faire aussitôt

mpliment,

RICHARD. // est allé s'asseoir m, cheva let et ivaïlle.)

ment, vous avez remarque ?

RITA

().n et il m i semble nue vous employez toute la subtilité de vitre esnrit à fabriquer cette chose puer. le qui nous chainu autant qu'elle nous irrite.

RICHARD

Pourquoi

RITA

Parce que cela vient «le là (front) et mm d'ici cœur

RICHARD (riant).

Qu'en savez-vous ?

RITA

(>ui, sinon, vous ne feriez pas à toutes les femmes ees mêmes compliments.

RICHARD

Mais qui vous dit ?..

RITA

Figurez-vous que j'ai surpris hier, à la soirée de la duchesse, quelques dames qui parlaient de vous en des termes...

RI TIARD.

Ah 1 et que disaient-elles '?

RITA

Que le maître Bertier le peintre de la femme, était aussi un peintre « à fem mes » e1 que sa parole les flattait autant que --Hii pi m eau

Et vous avez écouté cela, petite fille ?

RITA

,|(. ne pouvais pus quitter ma place ! Oh ' ce l'était pas tellement agréable, croyez-moi.

RICH Mil». (Presque avec joie.

i v!;i \ m peinait-i] ?

RITA

Mu Dieu ' quand on se fait d'un homme une haute idée, qu'on le place en denu et aU-desSUS de lu foule des : UOIiy-

mes, il esl toujours pénible de le voir égratigner par les premières Liens que l'un rencont

RICHARD

Mais c i le pet, ;'is jeux de société

RITA

Etrang : manie.

RICHARD

Kl peut-on savoir qui vous renseignait

m précis. ■ment '.'

RITA

Des amis que )• ne veux point trahir.

RICHARD

Vous vous faites donc complie ■ de leurs médisances.

Mais non.

RICHARD. (Un peu violent

Et moi, n'ai-je pas l'honneur d'être de vos amis ?

RITA

Ne vous fâchez , as : telle n'est point ma pensée.

RICHARD

Je crois que nous aimo* ~ trop les mê mes choses pour nous contrarier.

RITA

Oui, nous aimons les r ies choses mais vous seul savez les dire.

RICHARD

Il faut .'ien qu'on sache quelque chose à mon Age.

RITA

Un homme a vingt ans jusqu'à sou premier cheveu gris.

RICHARD

Vous êtes indulgente pour moi.

RITA

Et vous injuste pour vous-même. / »

temps. Elle se lève.) Ah ! laissez-moi voir où vous en êtes. J'ai oublié de vous le demander, tout à l'heure !

RICHARD

Venez voir ! (Il dégage <i gauche. Elle rient jure nu hevalet.)

RITA. (S' approchant, admirative.

Oh! décidément, à chaqui heure de

pose, vous avez embelli le modèle.

RICHARD

Mais non, je vous assure. Je ne fais que ce que je vois.

RITA

Aucun miiroir n'est plus galant que \<>lie pastel. (Elle s'éloiijue 'étjèreme-ni n <lroite. j

RICHARD. (\ U ni à elU progn ■■• »" ni

, e i le miroir qui a tort, voilà Pour moi, je ne suis i de mon œuvre. L\ pri on du surtoul tu m til pas.

pas encore parvenu

rendre i

contient de mj tère Qu I • ni ces yeux.

la ' li oui i ,,i m

candeui tani d'esp Certi

l:, u onl poinl i ncore coin i la tri

Mai? si, parfois. Le co comme la forêl profondi

RICHARD

Oui, le vag m enn li d un jour gi is p« ni être, mais non la mélancolie tendre que donne à notre àme, par exemple | abi ence d o u <<■ cher.

RITA

Qui sail .' El puis, à quoi i

si jeune encore, i i UJM poui rêver à

quelqu'un. (Elle gagne davantage à droite.)

RICH VRD

Il est vrai. Alors, ces yeux-là, ce sont

les yeux d'un enfant. Ma cette l che I

Est-ce aussi celle d'une petite fille ' Non, certes ? Esl ce celle d'une U mme ' Mj tère .

R] l \ Mystère. Elle s'éloigm ./

RICH VRD / i, temp d longe à tous ceux qui vous ont vue ici, comme là bas, ceux qui onl assisté à l éclosioi d jeunesse, qui vous onl ilit |i pn paroles tendres, qui, peul i abaissi r leur regard de ci - yeux candides à ces lèvres attirantes..

RITA Heculant -, \ soi

Monsii ni

RITA. Troublée.

Richard Bertier.

RICH VRD.

ce point-là.

RICH VRD S i mllani u ni à elle.

Vloi s, je ne sais à cette pensi e quelle douleur él range me saisit. ' ai i demander compte à tous ■ • gens de leurs regards, <lr leurs de leur

tendresse poui tous H me enible qu'ils m onl pris quelque chose

RITA Très troublée.) \ oyons Monsieui Richard Bei t ier, c'est

fou !

RIl il \i:n Oui c '"-i fou Mais i i i tout instant le désir d'en savoir plus qu Ils n'en ont appris de va ncre en vous leur ouvenir, en les biffant, en les surpassant // s'approche., Ces lèvres-là, elles me hantent, elles me grisenl Leur moindre mou vemenl m i et j'ai comme un vertige de les écraseï

RIl \ Mon chei n .

ne von RICH VRD.

Pat donnez-moi.

RITA. i n peu n i" de railU *

pu refit

d'une tue.

ivenirs Po i pu Bile, venu g

litte ''

RICHARD, til

Oh ' niait' D 0

moi tout élan. Il i il p

re. // i ■ :""' <• i

proche du fautt u

RITA W

ous demande pardon li pas m'en vouloir. I esl un sentit. ».

âme 'i artiste, voti

jugei

peur un pi : Elit teuil

RI CH ARD -

Ne parlons plus '■

\lors, vous repari z demain î

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