RI I
RIl II VRD Demain. \
R] l \ Sans d< lant, I occupi
ni ne manque pi
ce, puis thi^ théâti
RICH VRD Oui, j'aim
RITA
sont toute I..
san, tous se6 rêves il. liberté, tous ses esp m- de bonheur
Ah : bien souvent, au coins d'une proiin oadie dans les bourgades Lointaines, i ai em ié Le sorl de I humble fille, dansant au bras du beau gars qui l'avait choisie entre toutes
RICHARD
Tiens
i:iï \ Oui mais ce soin là de vaines songeries. Nous avons des plaisirs moins frivoles.
Lesquels
RITA
Ceux que l'on trouve dans la paix du logis. Nous aussi, nous y faisons un peu d'art ; du noins, on y tâche.
RICHARD. (Un peu ironique).
Lee arts de ta jeune tildes :
Tapisserie Et broderie, Puis l'éternelle Aquarelle.
RITA
Oui, monsieur, et bien d'autres choses encore, et si vous voulez être indulgent, je vous montrerai un petit travail de ma façon,
RICHARD
RITA
Là, sur le guéridon. Ouvrez
RICHARD
Permettez-moi, une dernière touche
l'œil. (Un temps.) Merci. (Se levant.) Vous
devez être lasse, mais le ^p*;< supplice est
terminé.
RITA.fSe lève et veut regarder le portrait. j Laissez voir.
Tout à l'heure. Allons à 1, nouveauté. (// va vers le guéridon.) Ou'est-ce que c'est ?
RITA (qui Va accompagné, souriant. Ils sont tous deux au guéridon de droi'e.
t. ni h droit-, elle à gauche.) \ oyez vous même.
RICHARD (découvrant, la huile. C'est une boite rectangulaire, en cuivre repoussé.) Ah ' Charmant, charmant. Gracieux comme cette petite main-là. (Il la lui prend.)
RITA (Avec reproche.) Oh ! encore un compliment. (Changeant de ton.) Alors, vous aimez cela '-'
RICHARD Examinant la boite.) i i papillon voltige autour des roses avec une légèreté...
RITA
C'est dans son caractère, On le lui reproche assez.
RICHARD
Mais que peut-il fane d,. mieux, sinon voltiger '? Il naît un jour de soleil, il se grise de lumière et d'azur en cherchant sous le ciel ce qu'il < a de plus beau, les fleurs. Sa vie est courte.
RITA
Tous les destins sont éphémères....
RICHARD
Le sien dure trois jours.
RITA. (TJn peu railleuse.) i>h ! je ne veux pas amoindrir la sympathie que vous inspire votre ami le papillon.
Vous tm désobligeriez.
RITA
Alors, mon petit travail vous plaît ?
RICHARD
Il m'enchante et ce m'est une gra.ndf joie de vous découvrir un tel talent.
RITA
Eh bien, j'ai fait cela pour vous.
RICHARD
Pour moi ?
RITA
Vous y mettrez des pastels.
RICHARD. (Confus.) Vraiment, je n'ose accepter.
RITA
Mais si, mais si. Ce sera un souvenir de moi.
RICHARD. (Posant tout à coup la boite sur le guéridon.) Au fait, ,'y pense. Sans doute vous croyez-vous obligée à cause de ce portrait.
RITA. (Gênée.) Voyons, c'est de bonne grâce.
Oui, c'est cela, je devine ! Vous n'avez pas voulu que j sois aimable pour vous, sans me rendre ma politesse. Vous avez pensé '> monsieur croit m'attacher
à lui par la gratitude, mais • ferai pour lui ce qu'il a fait pour moi ». Vous avez voulu libérer votre conscience et vous avez trouvé ceci pour vous acquitter.
RITA
i l] Richard !
RICHARD Passe deva.nl elle et gagne devant le chevalet.) Eh bien, sachez le petiti di moiselie, ni.s bien que voti
di .'"I- du n
mon cœur. // montrt le portrait.;
RITA, qui est revenue devant le fauteuil de po Mm vous dil que je n'en avais ; autant .'
RIl il \l:l> Que dites ■■.
RITA
Vou m avez fait mal '
RICHARD
Petite fille.
Je m'étais tant réjouie la p< n vous offrir ce petit souveniT J'y avais travaillé des heures et avec quelle patience et quelle âme, poui qui soyez content bien content. J'av; tendu dire tant de mal des Parisiens, si légers si vains, si fats. Mais vous, avec votre douceur votre délicat aviez su me faii
voulais en échang ioigner ta
gratitude et vous me g vous détruisez mon sourire et voilà, après huit jouis de secrète espéi a nce, mon joli rêve qui s'éteint... 'Elle tombe assise sur le fauteuil de pose.)
RIl II \i:h Je suis un maladroit, je suis une brute, je me suis sottement votre âme Non contint de i sj mpathie si spon [ue vous m'appor
m voulu arracher le voile sons lequel se réifu candeur. .1 plus, i -n essaj é de vous troublei Quelle rolie Commenl croire que cet en!
■n en/ revoia cœu i '
Qui sait ?
Itli n MM)
, qui s est cru capabl d'inspirei de conquérir une ami
RITA Baissant 1rs yftu- et avec un
accent île douleur
Ingrat, Ingrat et aveugle.
RIl HARD. (Se précipite sur elle, lui prend
les ni, nus. Itiin laisse insensiblement
tomber sa télé snr l'épaule ,le Richard. Le baiser suit I Rita, Rita
RITA Si dégageant. t
puis riei
main La vie va i ur tou-
ifj .'
RICHARD
RITA ' Pan
a Vni