‹ Tubercules et Cavernes BiliairesChapitre 9 sur 32 · PRET ES · texte numérisé non relu

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possible d'isoler aucun autre caractère clinique, sans faire appel en même temps aux constatations anatomo-pathologiques.

C'est ainsi que cette localisation tuberculeuse coïncide pour ainsi dire constamment avec une tuberculose généralisée, aiguë ou chronique.

Il est un fait qui me parait prédominant et qui mérite d'être mis en relief, c'est l'existence pour ainsi dire constante de la tuberculose intestinale dans ces cas.

En outre, dans les cas de tuberculose confluente des voies biliaires, avec grosses cavernes, j'ai toujours été frappé de l’analogie qu'offre l'ensemble des signes cliniques et nécroscopiques avec celui des tuberculoses généralisées chroniques de l'enfance, dans lesquelles l’envahissement du système

lymphatique n’est pas une des moindres particularités.

B. Anatomie pathologique.

Si dans un cas donné on trouvait des tubercules aux divers étages des voies biliaires, il est bien évident que l'existence de l’angiocholite tuberculeuse ne saurait être contestée, sans toutefois que cette constatation permit en aucune façon d’en éclairer la pathogénie : l'infection tuberculeuse des voies biliaires serait certaine mais rien ne prouverait la voie suivie par le bacille.

D'ailleurs il n’en est pas ainsi et jamais jusqu’à ce jour on n’a constaté de lésions tuberculeuses dans les grosses voies extra-hépatiques des sujets dont le foie présentait des cavernes multiples ou des tubercules verts, Ce qui ne saurait néan-

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moins constituer un argument suffisant en faveur de la nonexistence de l’angiocholite tuberculeuse. En effet, l'intégrité des grosses voies d’excrétion est une loi générale dans l'histoire de la tuberculose, dont le bacille, immobile, se trouve chassé constamment par les courants qui traversent ces voies. Les lésions tuberculeuses des grosses bronches et de la trachée constituent des exceptions; les lésions tuberculeuses de l’uretère n'accompagnent pas forcément les cavernes du rein tuberculeux chirurgical; la tuberculose de l’urèthre est une exception dans le cours de la eystite le plus franchement tuberculeuse ; les lésions tuberculeuses de l'utérus et du vagin sont exceptionnelles, si tant est qu'elles aient été observées, . dans la salpingite tuberculeuse.

Quoi qu’il en soit, si la coexistence de la tuberculose des voies biliaires intra-hépatiques et des voies biliaires extra-hépatiques n’a pas encore été observée, rien ne prouve qu'elle ne puisse se rencontrer ni même qu'elle n'ait pas échappé à nos moyens de recherches. En tous cas, la tuberculose a été observée isolément sur chacun de ces deux territoires. Force est donc, jusqu’à plus ample informé, de distinguer deux variétés de tuberculose des voies biliaires : l’une extra-hépa-

tique, l’autre intra-hépatique.

l. — Tuberculose des voies biliaires extra-hépatiques.

Cette variété est exceptionnelle. Elle peut reconnaître les localisations les plus variées. Lancereaux a signalé un exemple remarquable de tuberculose de la vésicule biliaire ; les bulletins de la Société Anatomique en renferment plu-

sieurs Cas.

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