‹ Tuberculose du sac lacrymal: et son traitementChapitre 15 sur 25 · RU RE · texte numérisé non relu

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sans tomber dans des redites. Rappelons seulement que l'hygiène du sac consistera dans l'entretien de la perméabilité des voies lacrymales, notamment du canal nasal, et dans le traitement complet des lésions de voisinage. Le libre écoulement des larmes, les travaux de Duvigneaud analysés plus haut nous montrent son-importance. Quant aux lésions de voisinage, de nombreuses observations relatant, soitunétatdesninus resistentiæ Au sac à l'infection par suite de la perte de sonépithélium due à une rhinite envahissante, soit l’inoculation directe ou mieux l'infection sur cette muqueuse de lupus nasaux ou conjonctivaux, il découle qu'un sujet réputé scrofuleux par ses antécédents héréditaires ou personnels devra enlourer de soins intelligents el minutieux sa muqueuse nasale et conjonctivale S'il veut mettre à l'abri son sac lacryinal, car, au risque de nous répéter, nous affirmons à nouveau la susceplibilité spéciale du sac lacrymal toutes les fois que la conjonctive ou les fosses nasales sont atteintes. La tuberculose primitive d’un sac lacrymal sain est tres rare, tandis que, une fois les larmes contaminées, le sac se trouve continuellement dans un bain de liquide infectant qui, forcément, tôt ou tard, fera sentir son influence néfaste. Ce n’est qu'avec une conjonctive et une pituitaire saines que l’on peut considérer les larmes comme un liquide de nature propice au lavage, voire même à l’asepsie du sac.

h) Traitement radical. — Une fois tuberculisé, le sac lacrymal demande un traitement radical rapide et complet; «est à l’extirpation hâtive et complète du

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sac, Suivant la méthode de M. le professeur agrégé Rollet, que nous nous adressons pour cela.

Depuis longtemps déjà cette opération avait été ébauchée, quoique dans un but autre que le nôtre. Aélius, Galien, Celse et Paul d'Egine combinaient l'excision complète du sac à la cautérisation au fer rouge, arrivant jusqu'à l'unguis dans les cas de tumeur avec fisltule persistante. Aétuis décrivait même son procédé, el faisait « l’excision du sac en triangle, le sommet retourné vers la commissure, puis l'œil protégé par un tampon humide, il appliquait le cautère à œgilops spécial, conique ou olivaire jusqu'à l'os ». Cette méthode reprise par les Arabes est transmise par eux aux chirurgiens du moyen âge, nous retrouvons ce traitement aux mains d'Ambroise Paré et de ses élèves. Avec Stahl, Maitre Jean, Anel, les données anatomiques sur l'appareil lacrymal font des progrès et J.-L. Petit érige l'ouverture du sac par une incision au-dessous du tendon direct de l'orbiculaire. Berlin, il y a vingt ans, remet en honneur la méthode d'extirpation de Plalner (Leipsig, 1724), tandis que Schruber et Sbordom (Naples, 1882) publiaient des travaux sur le mére sujet. Enfin, Albert Terson, dans une étude sur Fextirpalion du sac, émet, en 1891, les idées de Panas et préconise l’extirpation au bistouri suivie de fortes cautérisations au galvano-cautère. M. le professeur agrégé Rollet, depuis plusieurs années à repris l’extirpation au bistouri, il en à précisé la méthode et les succès répétés obtenus font honneur à lFadresse de Fanatomiste danscettedissection difficile aussi bien qu’à lintuition du chirurgien. Décrivons d'abord eetle

technique opératoire, nous ferons remarquer ensuite l'importance de ses avantages et la bénignité de ses conséquences. M. le professeur agrégé Rollet nous dit : « Un aide attire au dehors avec la pulpe de l'index la commissure externe et détermine ainsi la saillie visible du tendon direct de l’orbiculairé. Incision de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané sur une ligne de 12 à 20 millimètres environ, partir du milieu du bord inférieur du ligament palpébral interne, descendre d'abord perpendiculairement et se diriger vers le côté externe en décrivant une courbe sensiblement parallèle à celle que forme la crête de l'apophyse montante du maxillaire supérieur et que lon sent facilement avec le doigt. Incision de la lame aponévrotique qui recouvre la portion antéro-externe du sac. Dissection minutieuse et parfois délicate de cette lame fibreuse qui rend libre la paroi antérieure. Un aide écarte les deux lèvres de la plaie avec des crochets mousses ou deux épingles à cheveux recourbées en crochets. Dégagement de la portion postéro-interne en rapport avec le périoste de la gouttière lacrymale et dégagement de la paroi externe, parfois difficile au niveau de l’unguis, à l'aide d’une rugine concave : dégagement de là coupole accompagnée ou non de la section de l’orbiculaire, en tirant et faisant basculer le sac en bas. Incision brusque et rapide du sac au niveau du canal nasal, afin d’inoculer le moins possible le champ opératoire. Assèchement de la plaie par tamponnement à la gaze salolée. Pansement à plat. M. Rollet a abandonné les sutures et le drain. L'antisepsie est faite avec le sublimé à 1/6000 ou l'oxycyanure Hg à 0,30/1000. Tout

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