GAULARD
Pleurésie avant la grossesse. Tuberculose pulmonaire au cours de celle-ci.
Sage-femme. Robuste.
Pas d'antécédents personnels ou héréditaires.
Pleurésie avant le mariage, d’ailleurs complètement guérie. Au moment de la grossesse, il ne subsistait aucun signe de pleurésie chronique ou de tuberculose pulmonaire.
Dès le début de la grossesse, elle commence à tousser et la maladie fait des progrès rapides.
Au moment de l'accouchement, qui fut normal et facile, on constatait dans les deux poumons la présence de cavernes. La malade mourut peu de temps après la délivrance. Son enfant ne put être élevé.
A plus forte raison les manifestations, même bénignes, de la tuberculose pulmonaire au premier degré, ces lésions torpides qui sommeillent si longtemps chez certains sujets sont susceptibles de se réveiller et de déterminer des accidents graves à l’occasion de la grossesse. En voici un exemple frappant dans une observation publiée par le D' Martel, de Saint-Malo.
OBSERVATION XIII (résumée).
MarreL, Gazelle des hôpitaux, 16 janvier 1886.
Jeune fille. Bonne constitution.
Très bien portante jusque là.
A la fin de l'hiver, bronchite subaiguë, considérée par tous comme
un rhume,
Mais à l'examen des sommets signes nets de bacillose pulmonaire au premier degré.
Les petites poussées se répètent de temps en temps avec cependant un état général très bon.
A ce moment la famille veut marier la jeune fille qui, malgré l’interdiction portée par le médecin, passe outre.
Au relour d'un voyage de noces fatigant, nouvelle poussée subaiguë. Pendant son évolution apparaissent les vomissements de la grossesse que la malade ne mena pas au delà du soixante-quinzième jour après l’imprégnation.
Elle mourut avec des phénomènes de tuberculose pulmonaire à marche rapide terminés par l'apparition d'un pneumo-thorax.
Cette jeune fille, appartenant à une famille aisée, fut soignée pendant tout le temps de sa maladie par un médecia dont les soins furent d’ailleurs complètement impuissants à enrayer la marche de
l'affection.
À côté de cette observation mérite d'être placée celle de Stoltz où un cas de tuberculese à marche torpide et d'ailleurs peu avancée, fut aggravé subitement par la grossesse et se termina par une broncho-pneumonie bacillaire à marche aiguë.
À rapprocher encore Les observations suivantes :
OBSERVATION XIV (résumée).
In Prousr.
F..., 34 ans, secondipare.
Antécédents héréditaires bacillaires peu nets.
Successivement frappée par presque toutes maladies infectieuses, elle a subi la variole, la rougeole, la grippe, le choléra.
De plus, elle vit dans de très mauvaises conditions d'hygiène.
Cinq ans avant sa grossesse, elle à été soignée pour une bronchite, que le médecin prétendit tuberculeuse. Les crathats étaient purulents et contenaiant même des filets de sang. Depuis cette époque, l'état général ne s'est pas alléré mais la malade continue à tousser d'une
facon fréquente. Chaque hiver elle prend de l'huile de foie de morue.