LOUE
l'accouchement. Nous pouvons voir, d’après certaines observa- Uüons, que la manifestalion la plus bénigne de la tuberculose sur l'appareil respiratoire, à savoir la pleurésie séro-fibrineuse, est une raison suffisante de faire redouter la grossesse ou l’accouchement chez la malade qui en a été atteinte. En voici deux exemples :
OBSERVATION XI (résumée).
Banuanp, 1863.
Pleurésie existant avant la grossesse. Tuberculose pulmonaire se déclarant au cours de celle-ci.
Aucun antécédent héréditaire ni personnel.
Sept frères et sœurs très bien porlants.
Quatre accouchements successifs.
Après le troisième, la malade est atteinte de pleurésie droite qui laisse une légère gêne respiratoire, mais qui guérit très bien.
Deux mois après la guérison, quatrième grossesse
La gêne respiratoire augmente.
Apparition des phénomènes généraux : sueurs nocturnes, amaigrissement progressif.
Six semaines avant l'accouchement, hémoptysie qui se répète dans le dernier mois de la grossesse.
Accouchement à terme naturel.
Trois mois après, les forces de la malade étaient remontées.
IL semble bien, dans cette observation, qu'une manifestation bénigne de la tuberculose pulmonaire s’est trouvée subitement aggravée du fait de l'entrée en scène de la grossesse; que, d'autre part, les accidents graves observés ont rétrocédé lorsque les fatigues imposées par elle à la malade ont cessé. Et iei la chose n'a rien d'étonnant : la malade n'ayant pas d’antécédents héréditaires et ayant par le passé joui d'une santé excellente.
Cependant dans certains cas la bénignité de la lésion préexistante à la grossesse, l'absence d'antécédents héréditaires ou
fa 7 Es
personnels, un bon état général antérieur ne sont pas une raison suffisante pour affirmer la possibilité de la grossesse sans dangers pour la malade.
OBsERvATION XII (résumée).