‹ Tuberculose et MariageChapitre 27 sur 48 · LENS · texte numérisé non relu

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allaite est bien obligée, plus que celle qui s’en remet des soins de le nourrir à une remplaçante, de s'inquiéter de tous les petits incidents si fréquents dans la première année de la vie.

Est-il utile d'ajouter que tant de causes de déperdition des forces devraient au moins être compensées par une nourriture abondante, saine et reconstituante et par un repos réparateur ? Or, il faut malheureusement le constater, ce ne sont pas généralement les femmes qui pourraient ainsi pratiquer l'allaitement d'une façon normale qui le font le plus volontiers. Nombreuses sont celles, que leur situation de fortune autoriserait à ne rien craindre de l'allaitement, qui confient à des étrangères le soin d'élever leur enfant, dans la crainte de ne pouvoir, pendant un temps pourtant bien court, mener leur vie mondaine habituelle.

Aussi, c'est surtout dans la classe ouvrière que l'allaitement apparait comme dangereux, et il suffit de lire ce qui a été écrit à ce sujet pour constater que les exemples cités sont plus nombreux chez des malades de la classe pauvre que chez des malades riches. Mais, à la vérité, la richesse ne met point complètement à l'abri de tout accident et les exemples se voient assez souvent de femmes à qui il ne manque rien qu'une santé robuste qui furent frappées d'accidents bacillaires, uniquement pour avoir allaité leur enfant.

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