‹ Tuberculose et MariageChapitre 26 sur 48 · AGE · texte numérisé non relu

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ses, le service des débiles fut envahi : un grand nombre d'enfants succombèrent et nous n’en recûmes plus.

» On vit alors la quantité de lait fournie par nos femmes diminuer. Le 10 décembre, elle n’était plus que de 11.840 grammes pour les sept nourrices soit 1.690 grammes par nourrice. » Le 14 janvier, les sept nourrices ne donnent plus que 10.020 grammes de lait, c’est-à-dire en moyenne 1.430 grammes par femme. Entre le 29 novembre (chiffre maximum) et le 14 janvier (chiffre minimum), la production avait baissé de plus d’un tiers.

» Le service fut rouvert le 1° février 1896; de nouveaux enfants furent reçus et une quantité de lait plus considérable fut nécessaire; les femmes le fournirent. Le 24 février, elles donnaient 11.285 grammes, soit 1.162 grammes par personne.

» Ainsi donc, au fur et à mesure que ces nourrices donnaient à teter aux enfants, la quantité de lait s'accroissait, la production finissait par devenir considérable.

» Il reste en général dans les mamelles beaucoup de lobules inactifs (Keïffer). Si plusieurs enfants sont ‘mis au sein, les mouvements de succion se renouvellent, les lobules entrent en fonction, de là sécrétion si abondante.

» Et les femmes qui sont capables de fournir de telles quantités de lait sont susceptibles de le faire pendant longtemps. L'une d'elles, par exemple, donnait encore, cinquante-huit semaines après son accouchement, 1.690 grammes par jour. Une autre, alors que son enfant avait 14 mois, donnait 1.880 grammes par jour.

» Le lait de ces nourrices, malgré son abondance, avait une constitution normale. Les analyses faites par M. Michel ont montré qu'il renfermait en moyenne par litre 35 grammes de beurre ».

Ces énormes sécrétions lactées doivent fatalement créer, s’il

ne s’agit d’un terrain extrêmement résistant, un /ocus minoris

resistentiæ très marqué.

C'est ainsi que dans le chiffre maximum donné par Budin (2.230 grammes par jour), la nourrice donnait par jour :

Caséine ne ET 66 gr. 90 BULLE M TNA RER PER EE 89 gr. 20 DU CREME ER detre en ie LU 41 gr. 15 ROIOATS Pa ir Ge ar SAR 11 gr. 035

Réduit en carbone et azote, nous voyons que la dépense est de :

Carbone se MERS TEE 178 gr. 40 AZOLÉ TER TS RENE 13 gr. 38

Comment un pareil effort ne serait-il pas une cause adjuvante de premier ordre dans la tuberculisation d'une femme?

Chez la femme déjà tuberculeuse au moment de l’allaitement, la sécrétion lactée elle-même supporte les conséquences de la maladie. Assez bon si la maladie est encore à son début, le lait diminue rapidement de qualité à mesure que la maladie évolue, et dans ses dernières périodes il est bien rare de rencontrer chez les femmes une sécrétion lactée à peu près intacte.

Ainsi donc, si l'allaitement est grave chez certaines femmes qui allaitent leur enfant malgré une santé débile, il le devient beaucoup plus lorsque la femme pratique l'allaitement irrégulier, l'allaitement sans surveillance. Dans ces cas-là, l'enfant prend continuellement trop de lait, grâce à l’exagération du nombre des tetées qui activent la sécrétion de la glande. Si nous ajoutons à cela que souvent l'enfant rendu malade par l’excès de nourriture crie incessamment, tenant perpétuellement sa nourrice en éveil, nous voyons que ce n’est pas par l'incessante assimilation que la nourrice est seulement épuisée, mais aussi dans ces cas par l'effort physique qu'elle déploie souvent outre mesure, portant incessamment sur les bras un enfant rendu inquiet par les troubles qu'il présente.

I faut dire aussi qu'à cet effort physique s'ajoute souvent la fatigue morale qu'engendrent les inquiétudes sur l’état de santé du nourrisson. Toujours en contact avec son enfant, la mère qui

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