‹ Tuberculose et MariageChapitre 41 sur 48 · COTE · texte numérisé non relu

COTE

se terminer par une tuberculose à marche foudroyante. C'est ce qu'a fort bien exprimé Gaucher quand il écrit : « Le pronostic de la phtisie pulmonaire commune dépend, en effet, du malade autant et plus que de la maladie ». La guérison relative peut donc être affirmée chez les malades, lorsque après une période de trois années où tout signe pulmonaire aura disparu, l'intégrité de l’état général se sera maintenue parfaite et lorsque le milieu social du malade, les occupations que nécessite sa situation de fortune, le degré d'intelligence et de bonne volonté qu'il apporte dans sa lutte contre la maladie permettront de penser qu’à aucun moment il ne s'exposera aux causes favorisantes qui peuvent entraîner le réveil des vieux foyers en état de latence, que l’on ne peut habituellement pas déceler.

Cette définition de la guérison de la tuberculose bien posée, quelle est l'opinion des auteurs au sujet de la possibilité du mariage chez les tuberculeux? Comme toujours Les opinions extrêmes ont été soutenues.

C’est ainsi que pour Petit, jamais à aucun moment le médecin ne doit admettre pour un tuberculeux la possibilité du mariage. « Dans l'intérêt de la famille et par conséquent de l'espèce, il serait désirable que l'on ne se mariât jamais qu’entre gens de santé irréprochable ». Il semble bien que l'auteur oublie que les cas ne sont pas rares de tuberculeux engendrant des enfants beaux, bien portants et susceptibles de ne pas présenter d'accidents spécifiques. Et je ne parle pas de tuberculeux guéris pour lesquels Petit ne fait pas d'exception dans sa loi de condamnation absolue au célibat, mais de tuberculeux chez qui la maladie est en pleine évolution.

En voici une observation de Jeannel.

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